1 juin 2012

Des gens ordinaires

Louis et Zélie Martin étaient des gens très ordinaires. Issus de la bourgeoisie de province, ils vivaient à Alençon, à la fin du XIXe siècle, lui était horloger, elle, dentellière. Ils menaient une vie laborieuse mais plutôt aisée, entre les ouvrières de Zélie, le commerce de Louis, leur famille et leurs enfants. Quand on voit des photos de l'époque, où toute la famille Guérin-Martin pose pour le photographe, on a l'impression de feuilleter l'album de ses propres grands parents : même costume, même sérieux devant l'objectif, même décor.

Ils ont eu neuf enfants, dont quatre sont morts en bas âge, ce qui n'avait rien de surprenant à l'époque. C'étaient des gens discrets, très pieux, ne manquant jamais la messe quotidienne du petit matin, visitant les pauvres et prenant soin des jeunes ouvrières inexpérimentée que Zélie accueillait dans son atelier de dentelle.

Zélie meurt d'un cancer du sein, alors que sa plus jeune fille, Thérèse, avait juste quatre ans. Son mari quitte Alençon pour Lisieux, et, vivant de ses rentes après avoir vendu commerce et atelier de dentelle, il s'occupe de ses enfants. Il voyage en leur compagnie, et visite une partie de l'Europe. Il continue à prendre soin des malheureux, à assister quotidiennement à l'office religieux, jusqu'à ce que la maladie le surprenne à son tour, maladie mentale insidieuse qui l'obligera à être souvent hospitalisé dans une maison de santé. C'est là qu'il mourra.

Leurs enfants ? Il leur restait cinq filles, toutes les cinq sont devenues religieuses. L'une d'elle, la plus jeune, mourra au carmel de Lisieux à l'âge de 24 ans, elle est universellement connue actuellement sous le nom de sainte Thérèse de l'Enfant jésus et, du far-west américain jusqu'au sud de l'Afrique, chaque église catholique possède sa statue ou sa photo.

Louis et Zélie Martin, un couple ordinaire donc, qui a eu une vie banale, semblable à celle de milliers d'autres couples de cette époque, dans leur milieu provincial sans relief particulier. Rien de spectaculaire dans leur vie, ni l'un ni l'autre n'est mort martyr, n'a été emprisonné ou torturé. Ils n'étaient pas de grands mystiques, n'ont pas eu de vision de la Vierge, n'ont pas reçu les stigmates, ils n'ont pas fondé de congrégation religieuse et n'ont pas, de leur vivant, accompli de miracle. Ils n'ont même pas su qu'ils étaient les parents d'une sainte, et pourtant...

Ils ont été tous les deux béatifiés le 19 octobre 2008 à la basilique de Lisieux. En tant que parents de cinq religieuses dont une grande sainte ? Pas du tout ! Ce n'est qu'en 1946 que leur cause a été acceptée par Monseigneur Roncalli, futur pape Jean XXIII, donc bien après la canonisation de sainte Thérèse, leur procès en béatification s'est déroulé jusqu'en 1994, et la guérison reconnue miraculeuse d'un enfant, attribuée à l'intercession de Louis et Zélie Martin a ouvert la voie à leur béatification.

C'était donc un couple de chrétiens normands tout à fait quelconque, pour lequel la ferveur religieuse et l'attention portée aux plus faibles, étaient primordiales, c'est tout....

Je suis très fière d'avoir initié sur Wikipédia l'article concernant Louis et Zélie Martin en juillet 2008, et toute contente de voir les progrès qu'il a fait depuis....

30 mai 2012

Bejeweld

Parmi les petits jeux distrayants, il y a un grand classique, bien connu de tous les amateurs, c'est la série des Bejeweled. Imaginez un damier, dans lequel sont disposées des cases colorées, qui peuvent représenter diverses choses, comme des pierres précieuses (d'où le nom). Le but est de déplacer ces cases pour faire des séries d'au moins trois exemplaires, afin de les faire disparaître. D'autres arriveront par le haut, et permettront diverses combinaisons.

Un Bejeweld classique

Ça, c'est le principe général. Mais parmi la multitude de jeux sous ce principe, certains sont plus ou moins faciles, d'autres plus ou moins répétitifs et lassants, d'autres enfin sont particulièrement prenants. Parmi les caractéristiques communes à beaucoup, il y a au milieu des cases, des objets qu'il faut petit-à-petit amener vers le bas du damier, afin de former, dans un temps limité, un objet spécifique. Celui-ci formé, on passe au niveau suivant. Il y a aussi des "armes" qui permettent de faire disparaître un certain nombre de cases pour libérer de la place, des cases qui contiennent des "vies" supplémentaires ou des points en plus. Mais il y a aussi des obstacles qu'il faut surmonter, cases verrouillées, ou autres murs innamovibles qu'il faut contourner ou faire sauter avec l'arme adequat. 

J'en ai essayé plusieurs, les deux que je préfère ont un joli graphisme et des bruitages sympathiques (j'ai systématiquement désactivé la musique de fond qui m'agace). En plus, ils "racontent" une histoire, ce qui n'est pas indispensable, certes... Le premier prend pour thème Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne. Il faut donc, le plus rapidement possible, associer au moins trois cases de même couleur pour en faire sortir les morceaux d'objets qui s'y trouvent, objets en rapport avec le voyage de Passepartout évidemment. Juste assez difficile pour s'accrocher, mais pas trop pour ne pas se lasser, son seul défaut est de ne proposer en flash online que 19 tableaux, pour continuer, il faut installer la version complète...

Le tour du monde en 80 jours

Et le second, de loin mon préféré, parle des Mille et Une nuits . Même principe, mais avec des "bonus" et "malus" plus variés, des cases gelées, des cailloux à déplacer, il faut gérer le temps et les points marqués, parce que si on réfléchit trop longtemps, on risque de perdre une "vie", mais si on veut aller plus rapidement à la fin du tableau, on marque moins de points ! Il faut aussi bien gérer les "outils" afin de conserver les plus utiles pour quand on ne pourra plus faire autrement. Il y a 30 niveaux, mais pour "débloquer" les derniers, il faut s'inscrire sur le site, ce qui ne pose pas de problème, un nom bidon, et une adresse mail poubelle suffisent. Mais attention, si, avec un peu d'attention, le jeu n'est pas trop difficile, certains niveaux demandent ... "un certain temps" pour les terminer, et comme on a forcément envie d'aller voir ce que cache le suivant, il faut avoir des loisirs..... Mais on peut aussi le laisser en plan et le reprendre ensuite, voire continuer le lendemain ou les jours suivants, il est assez bien fait pour mémoriser l'endroit où on s'est arrêté et ne pas obliger à repartir du début. Une fois les 30 tableaux terminés, on peut recommencer pour essayer d'engranger le plus de points possible et battre son record !
 
Les Mille et Une nuits

Une fois qu'on a compris (et ce n'est pas vraiment difficile) comment on peut déplacer les cases de la façon la plus optimale pour arriver à ses fins, on peut s'amuser ainsi des heures ! Mais faites gaffe tout de même, c'est au détriment de... tout le reste, qui attend qu'on en ait fini avec ce grrr*$£% de niveau où l'ultime objet n'en finit pas d'atteindre le bas du tableau !

24 mai 2012

Les chans meurent aussi

Sur IRC, certains canaux (channels, chans, salons) sont animés et fréquentés par beaucoup de monde, d'autres sont plus calmes, certains se crééent, d'autres végètent, d'autres meurent aussi. Pourquoi ?

Il suffit de peu de choses en fait : le départ pour diverses raisons des principaux bavards/animateurs, qui ne fréquentent plus IRC ou très rarement ; le désintérêt progressif de ceux qui restent et se retrouvent en compagnie d'une poignée de muets, ce qui ôte tout plaisir à fréquenter ce genre d'endroit ; l'arrivée d'un nouveau/nouvelle qui raconte sa vie laquelle ne passionne personne et provoque le mutisme voire le départ des autres participants.. Bien d'autres raisons encore sans doute.

Et c'est ainsi qu'un salon où se retrouvait plein de monde se transforme assez rapidement en une pièce vide et silencieuse. Là où, auparavant, les conversations s'entrecroisaient vivement, à toute allure, il n'y a plus qu'un "salut" de loin en loin. Et ça a quelque chose de triste, comme un café qui ferme dans un village où les habitants avaient l'habitude de se rencontrer pour taper la bavette, pour lesquels il manque alors une dimension conviviale.

Ainsi vont les rencontres virtuelles, on y trouve des copains/copines, on y partage les mêmes sources d'intérêt, on fait connaissance, des amitiés se nouent, on se rencontre IRL quand c'est possible, et puis, la vie de chacun évolue, untel trouve un travail ailleurs, l'autre rencontre la femme/homme de sa vie et son existence change, un autre enfin découvre d'autres horizons et n'a plus très envie de fréquenter les anciens endroits, et le chan s'étiole avant de s'éteindre. Heureusement que certaines amitiés qui s'y sont créées perdurent dans la "vraie vie"...

Mais Freenode est vaste ! Et l'on y peut toujours trouver chan à son gré. La "vieille" technique d'IRC, qui va sur ses 25 ans, est toujours bien vivante. Ce protocole existait bien avant Facebook, Twitter et compagnie, et on a le choix des clients pour y participer, y compris une sommaire mais efficace interface web via navigateur. Au passage, un grand merci à Rob Levin, créateur de Freenode, qui doit être satisfait de voir, de là où il se trouve, qu'il n'a pas bossé pour rien !

Qui se prend par la main (ou plutôt par le clavier) pour traduire l'article en anglais sur Rob Levin , allez, c'est pas long du tout.. Un petit effort ..

21 mai 2012

Un peu de pub !

Le plus gros problème (le seul d'ailleurs..) des smartphones actuels, est l'autonomie de la batterie. En effet, même avec un usage normal, il faut le recharger quasiment tous les jours, ou, au mieux, tous les jours et demi, si l'usage est modéré, au pire plus souvent ! C'est un réel inconvénient, qui oblige à transporter le chargeur pour se jeter sur la première prise de courant qui se pointe.

Un ami m'a conseillé l'usage d'une application intitulée JuiceDefender. Je l'ai immédiatement installée, et là, Ô miracle, l'icône de charge de batterie descend très très lentement, à tel point, qu'en utilisant l'appareil exactement comme avant, j'en suis à la troisième journée sans recharge et il me reste encore 30% d'autonomie. Pour l'instant, j'ai laissé les paramètres par défaut, et rien qu'avec ça, le résultat est stupéfiant. Toutefois, il y a d'autres options qu'il est possible de choisir, le mode "Agressif", encore plus "économisant", et un mode personnalisé où on peut opter pour des réglages plus fins en fonction de ses habitudes d'utilisation. Mais déjà le mode "Equilibré" donne des résultats inespérés, qui font ressembler mon smartphone Androïd, au Palm Treo que j'avais avant.

La version de JuiceDefender que j'ai installée est une version gratuite. Il en existe deux autres, JuiceDefender Plus, à 1,99 euros et JuiceDefender Ultimate à 4,99 euros. Sans doute ont-elles des possibilités de réglages plus précises puisqu'il est dit qu'elles "utilisent un nombre de fonctionnalités avancés, complètement personnalisables", mais du coup, ça risque d'être un peu plus compliqué à configurer, et comme l'amélioration apportée par la version gratuite est suffisante pour l'usage que j'ai de l'outil, je n'ai pas regardé plus avant.

Sans doute qu'il existe bon nombre d'autres applications similaires, mais je ne les connais pas. Je peux juste attester que JuiceDefender est efficace et que son fonctionnement est parfaitement transparent (rien à voir avec une économie d'énergie sur un ordi portable où il faut une plombe pour que tout se remette en marche quand on le réveille). Sans doute aussi qu'elle existe ailleurs que chez Androïd, en tous cas, voilà une appli qu'elle est indispensable !

17 mai 2012

12 000 !


Il y a environ 12000 cours d'eau en Alaska, sans compter les torrents et autres ruisseaux ! Comment voulez-vous qu'on en vienne à bout et qu'on arrive à pondre quelques lignes d'article sur chacun ? D'accord, il y a les très grands, le Yukon évidemment, mais aussi le Koyukuk, le Kuskokwim, la rivière Tanana, la Porcupine, la Tanana, etc.... lesquels ont évidemment de nombreux affluents qui ont eux-mêmes de nombreux affluents, qui ont eux-mêmes... Mais en plus du nombre, il y a un autre problème, c'est le nom qu'ils portent. Les Américains manquent d'imagination pour baptiser leurs villes. Les Jackson sont nombreux dans les 48 d'en bas, ainsi que les Springfield, et c'est pareil pour les rivières. Les White River, Black ou Red sont multiples, sans parler des nombreux bras tous appelés North Fork, Middle Fork ou South Fork. Donc, pour les différencier il faut parler de l'East Fork Andreafsky, de South Fork Koyukuk (qui a d'ailleurs aussi un North Fork et un Middle Fork...) ou de North Fork Chandalar (laquelle a bien entendu elle aussi un Middle et un East Fork, mais aussi un North Fork East Fork qui fait tout de même 87 kilomètres de long, pas un petit rû tout de même !).

Un des plus beaux exemple d'homonymie concerne Birch Creek. Rien qu'en Alaska, il y a 13 rivières qui s'appellent Birch Creek, il y en a même une qui est un affluent d'un Birch Creek Slough..... Allez vous y retrouver là-dedans. Et si on regarde du côté des autres états, il y a 1 Birch Creek en Arizona, 6 en Californie, 2 au Colorado, et bien d'autres encore. Birch signifiant bouleau, le bouleau doit vraiment être une espèce nationale endémique dans ce pays !

Voilà ce que c'est quand on habite un pays immense avec une histoire très courte, on manque de noms à attribuer aux montagnes, localités, cours d'eau... Dans notre vieille France, entre les résistants locaux récents, les personnages historiques plus anciens, les saints, les personnalités politiques, religieuses ou scientifiques, les écrivains, les militaires, les batailles, les gloires locales, il y a de quoi faire, sans oublier les fleurs, les arbres, autres caractéristiques géographiques ou botaniques.

Même en laissant de côtés les ruisseaux de moins de 50 kms de long, et en abandonnant la floppée des xx-Forks et autres Birch pour plus tard, sachant que pour l'instant, je n'en ai "fait" qu'un peu moins de 130, y a encore du boulot !

En image d'illustration, un Birch Creek d'Alaska, celui-ci n'est pas un petit ruisseau, c'est un affluent du Yukon, qui coule dans la région de recensement de Yukon-Koyukuk, et arrose la petite bourgade appelée .... Birch Creek !! Vous la trouverez sur l'article Birch Creek de la wikipédia anglophone, parce que je n'ai pas encore fait l'article en français....

14 mai 2012

VOOZ


Qu'est-ce que c'est que ce mot ? Un bruitage, une onomatopée ? Point du tout, c'est un jeu ! Dans la grande famille des jeux de Zuma, vous savez, ceux qui consistent à empêcher un train de boules colorées d'atteindre un trou, en tirant à la souris sur les boules qui se détruiront si elles sont trois ensemble de la même couleur (*).

Celui-là a des trucs sympas en plus. Déjà, certaines boules ont des pouvoirs spécifiques :
  • Ralentisseuses : le train va moins vite, on peut mieux ajuster son tir
  • Explosives : quand on tire dans le tas, on en détruit beaucoup à la fois
  • Tirs dans tous les sens : quand on tire (on clique), des balles partent dans tous les sens et le train de boules se réduit d'autant
  • Destruction d'une couleur : quand on touche cette boule, toutes celles qui ont la même couleur disparaîssent
  • Recul : le train repart en sens inverse, s'éloignant ainsi du trou. 
Mais il y a aussi des surprises dans le décor. A partir du second tableau, il y a des arbres, ou des cailloux, ou des sortes de sculptures. En tirant dessus, plusieurs fois pour certains, on les détruit et ils libèrent des pièces ou des pierres précieuses qui augmentent les points. Certes, si on s'acharne à casser un caillou pendant que le train de boules continue d'avancer, on risque de se laisser déborder, et de perdre la partie, faut donc bien gérer son action.

Enfin, entre chaque tableaux, on peut "acheter" des pouvoirs supplémentaires en fonction de ce que l'on a ramassé comme pièces ou autres bonus. Ce qui, évidemment, rend plus performante la lutte contre l'avancée inexorable du train de boules. Vous suivez toujours ?

La version online en Flash n'a hélas que 16 tableaux, et même si on n'a qu'une seule vie, on arrive quand même assez vite au bout, même si ensuite on peut s'entraîner à se perfectionner, et ainsi augmenter ses points. Il y a une version complète qui peut être téléchargée, où il y a 100 niveaux, et plein de trucs à découvrir, mais uniquement pour PC (je n'ai trouvé que des .exe..... donc, je ne sais pas si ça marche ou pas, ni combien ça coûte, si d'ailleurs ça existe encore, le jeu n'est pas récent). Ah aussi, la musique de fond peut-être désactivée, les bruitages sont suffisants !

C'est un jeu amusant, plus facile que certains autres du même genre (**), à essayer quand on veut se détendre ! On le trouve par exemple ici mais sur plein d'autres sites aussi. Il s'appelle aussi Svetlograd , le principe est le même, seules les couleurs des boules changent.


(*) Bien plus amusant à faire qu'à décrire par écrit.....
(**) Les derniers niveaux des "Boules mystiques de l'Inde" sont redoutables

13 mai 2012

Superbe phishing

Il est loin le temps où on recevait des mails dans un français approximatif, à l'en-tête d'une banque ou d'un organisme officiel, avec un lien qui pointait vers un site douteux, sur lequel il était demandé d'indiquer ses coordonnées personnelles dans le but de, soit récupérer de l'argent trop perçu, soit de mettre à jour les dites coordonnées. Maintenant on fait mieux, le texte est rédigé en bon français (enfin, presque), l'envoyeur change à chaque envoi, il n'y a plus de lien vers un site, seule une réponse rapide au mail en remplissant les champs indiqués est demandée.

J'ai reçu ce type de message sur une de mes adresses Gmail, bizarrement, sur une seule alors que j'en ai plusieurs, trois fois en quinze jours, provenant soit de "Infos courrier", soit "Service Google", soit "l'équipe Gmail messagerie". Le texte est similaire, disant :
"Nous vous invitons à copier le formulaire ci-dessous puis le remplir en mentionnant toutes les informations obligatoires (nom, prénom, adresse mail, mot de passe, etc..) et nous le retourner dans un délai de 72H. Notez que ces informations seront utilisées dans la plus stricte des Règles de confidentialité de l'arrêté n°47 sur la loi du respect de la vie privée du 15 avril 1995 de New York, notez qu'aucune violation de ces droits ne sera effectuée sous peine de poursuite judiciaire. En cas de non-respect de ce règlement, Google se réserve le droit, à sa seule discrétion et à tout moment de suspendre ou de résilier votre compte".

Le premier, je l'ai conservé comme exemple, le second, je l'ai déclaré comme spam, évidemment, avant de découvrir qu'on pouvait aussi le déclarer comme phishing. Du coup, le troisième est non seulement parti directement dans les spams, d'où je suis allée le repêcher pour écrire ce billet (*), mais agrémenté d'un bandeau de couleur indiquant qu'il s'agissait d'un message malveillant, et qu'il convenait de ne pas y répondre. Pas mal Gmail ! Réactif au moins, même si je ne sais pas trop ce que Google fait des adresses, bidon sans doute, des envoyeurs..

Mais tout de même, je me demande toujours qui peut répondre à ce genre de questionnaire, qui peut être aussi naïf pour envoyer nom, téléphone, adresse, mot de passe à un inconnu ? On a assez dit et répété pourtant que jamais un fournisseur d'accès, ou autre organisme, ne demandait les mots de passe de ses clients... Sans doute doit-il rester encore quelques retardataires ou nouvel arrivé sur Internet qui le sait pas encore, pour que ce genre de manoeuvre puisse porter ses fruits.

En tous cas bravo à Gmail, dont la gestion des spams est très bien faite, et rend la réception des courriers agréable, puisque débarrassée de tous les messages importuns qui deviennent ainsi invisibles à l'utilisateur et qui sont effacés régulièrement sans qu'on ait besoin de le faire à la main. (**)


(*) Il faut effectivement faire un effort pour aller piocher ces exemples de phishing, mais la fonction "rechercher" aide à aller directement à ce qu'on veut sans avoir besoin de lire tous les spams encore présents.
(**) Oui, je sais, tout bon client mail bien configuré fait la même chose, mais je n'avais encore jamais vu d'avertissement sur le mail en cas de récidive de l'envoyeur !


Image d'illustration provenant de ce site que je remercie, parce que je la trouve très jolie.

11 mai 2012

Un beau château


Hélas, inhabité ! Pourtant, il a connu des heures de gloire, pendant la Révolution, quand les Fédéralistes ont été mis en déroute par l'humble armée des Vernonnais. Ce fut une bataille où il n'a été entendu qu'un seul coup de canon, sans blessés ni morts, on raconte que si les Fédéralistes n'avaient pas pillé les bonnes bouteilles de la cave du château où ils s'étaient arrêtés, l'issue du combat aurait été différente !!


Ensuite, beaucoup plus tard, il est devenu un hôtel de luxe, hébergeant des personnalités du sport et du spectacle ainsi que de riches mariages. Enfin, il a été fermé, et n'a pas été ouvert à nouveau. Il est à vendre, mais personne ne semble en vouloir. Un peu grand comme maison de campagne pour un particulier, trop cher à aménager et à mettre aux sacro-saintes normes pour en faire un établissement pouvant recevoir du public, il attend... son heure.... à l'abri derrière sa grille, au milieu de ses grands arbres et du silence qui l'entoure.

Pour quelques millions d'euros, faut pas hésiter si le coeur vous en dit ! De la surface, des dépendances, 20 hectares de parc, une affaire je vous dis !!

7 mai 2012

La lourde procédure électorale

Pourquoi en 2012 procède-t-on aux consultations électorales en France exactement comme on le faisait avant guerre ? Quand on va voter, on va au bureau de vote, et on se présente devant une première personne qui vérifie si on est bien inscrit sur la liste électorale (*). Si, dans les villages, la carte d'identité prouvant que c'est bien la même personne que celle figurant sur la carte est plus ou moins facultative, dans les grandes villes anonymes, c'est obligatoire. Là, on vous donne une enveloppe et on prend les bulletins dans les piles, puis, c'est l'isoloir, puis, on se dirige vers l'urne dans laquelle on dépose l'enveloppe, où on récupère sa carte tamponnée, et enfin, on passe devant une troisième personne qui vous tend la liste d'émargements qu'il faut signer au bon endroit.

Mais c'est ensuite que ça se corse, quand il faut dépouiller. Le bureau de vote une fois fermé, on ouvre l'urne, laquelle comporte deux cadenas avec deux clés différentes conservées par deux personnes tout aussi différentes. Et on la vide sur une table. Là, il faut compter les enveloppes, tandis qu'au moins deux personnes comptent les émargements. Il faut impérativement que les chiffres soient identiques, lesquels doivent être identiques à ceux figurant sur le compteur de l'urne. Parfois tout va bien du premier coup, mais pas toujours, et alors, il faut recompter, repointer, tout revérifier...

Une fois ceci fait, les enveloppes sont rangées par 100 dans de grandes enveloppes et apportées aux tables de dépouillement. Là, on commence par les recompter. Y en-a-t-il bien 100, sinon.... on recommence. A la table de dépouillement, il y a cinq personnes : deux ouvrent les enveloppes, et tendent le bulletin de vote à celui qui annonce à voix haute le nom du candidat (**). Si le vote est blanc, nul parce qu'il y a deux bulletins différents dans l'enveloppe, ou que le bulletin présente une marque qui le différencierait d'un autre, l'enveloppe et son contenu est mise de côté et sera signée ensuite par tous les assesseurs. Deux autres inscrivent sur de grandes feuilles les votes en face du nom des candidats, ensemble, à haute voix 1 2 3... tandis que ceux qui sont autour vérifient qu'il n'y a pas d'erreur. A chaque centaine dépouillée, les votes inscrits sur les feuilles sont à nouveau vérifiés pour s'assurer que le total est identique au nombre d'enveloppes, puis, bulletins et enveloppes sont remis dans la grande enveloppe pour être conservés.

Une fois le dépouillement effectué, et les résultats proclamés par le Maire qui les affiche immédiatement sur la porte de la Mairie, on n'en a pas fini pour autant. Il faut remplir le procès-verbal en deux exemplaires, sur quatre pages, avec tous les détails (combien de bulletins nuls, pourquoi ont-ils été considérés comme nul, y a-t-il des remarques à faire sur le déroulement du scrutin, etc..) et tous les assesseurs doivent le signer, ainsi que les feuilles de comptage. Donc, il faut veiller à ce que les gens qui ont participé au dépouillement ne se sauvent pas une fois le résultat proclamé, sinon, faut les rappeler !

Et enfin, toute cette paperasserie doit être apportée à la gendarmerie dont dépend le village, par deux personnes au minimum. Il y a bien longtemps que les gendarmes, en sous-effectif constant, ne peuvent plus faire la tournée des mairies rurales après un scrutin.

Tout ça pour dire que... C'est pas un peu archaïque comme façon de faire ? Tous ces papiers, tous ces formulaires à remplir, toute cette manutention ? A l'heure où l'on fait bon nombre de démarches administratives via Internet comme déclarer ses impots, ou similaire, prendre sa voiture pour aller au bureau de vote, récupérer un papier (il y en a des millions d'imprimés), passer devant plusieurs personnes, compter manuellement les dits bouts de papier..... ce n'est ni moderne ni très écologique ! La seule chose qui ait changé c'est que l'urne est actuellement obligatoirement transparente (***), mais pour le reste, c'était exactement comme ça qu'on faisait quand j'ai voté pour la première fois, il y a... bien longtemps ! Alors, des "machines à voter" ? On en a parlé, en expliquant par exemple que le programmeur responsable pourrait être à la solde de tel ou tel parti et influer sur le résultat... Pourtant, ça fonctionne dans pas mal d'endroits déjà. Un vote dématérialisé par Internet (****) ? Quid de la surveillance de la régularité du scrutin, du piratage ? Et comment fait-on dans les autres pays ?

En attendant, avec quatre scrutins en deux mois, à la fin, on aura l'entraînement !

(*) sans oublier les vérification des procurations, de plus en plus nombreuses tant la procédure a été assouplie, où il faut fouiller dans la liste électorale, s'assurer que le mandant et le mandataire y sont bien inscrit, si l'électeur n'a pas déjà voté, etc... ce qui provoque des "bouchons" au bureau de vote !! 


(**) Et on ne cause pas des municipales pour les localités où le panachage est possible, là faut lire tous les noms qui n'ont pas été rayés.... soit entre 9 et 15 pour chaque bulletin. 


(***) Pour info, une urne transparente avec compteur, ça coûte de l'ordre de 200 euros. 


(****) L'Estonie le fait déjà

5 mai 2012

Du panier à l'e-commerce en passant par le caddie


Autrefois, quand on partait faire les courses, on prenait son panier d'une main, son porte-monnaie de l'autre, et on descendait dans la rue (ou à la ville si on était à la campagne) pour aller chez l'épicier, le marchand de chaussures ou le libraire.

La "réclame" qui ne s'appellait pas encore la pub, n'était pas encore envahissante. Il y avait les affiches dans le métro, les slogans à la radio, et quelques panneaux clairsemés
Plus tard, il y a eu les super-marchés et autres centres commerciaux où tout était rassemblé, et d'où on déversait le contenu de son caddie dans le coffre de son auto. Et là, on a vu fleurir des pages de publicité dans les journaux, des catalogues dans les boîtes aux lettres, des panneaux à l'entrée des villes, etc..

Et maintenant il y a l'e-commerce. On farfouille dans le web pour trouver ce que l'on veut acheter, et on paye d'un clic avec sa carte bancaire. Bon, après, faut attendre la livraison.... Comme dirait Monsieur Negroponte, on ne peut pas encore dématérialiser les carottes pour les faire arriver par wi-fi (enfin, il ne l'a pas dit exactement comme ça, mais c'est l'idée !). Question pub, par contre, on en est abreuvé, certaines pages en sont envahies, et les pop-up se disputent avec les animations flash (oui, je sais, on peut en bloquer une grande partie avec Firefox).

Mais c'est pas fini ! Maintenant, on peut faire la même chose avec son smartphone. Plus besoin de rentrer chez soi pour se mettre devant son écran d'ordinateur. On est dehors, quelque part, ou on lit un journal dans le train, et on voit un truc dont on a envie ou besoin... Déjà le téléphone peut lire le flashcode qui se trouve sur la page, et hop, on arrive sur le site du fabricant où l'on peut commander, ou bien on récupère des infos supplémentaires sur le produit. Mais c'est pas tout... Il sera bientôt aussi tout aussi facile, grâce à la géolocalisation, pour un commerçant, d'alerter le passant directement sur son téléphone pour lui signaler ses promotions ou lui conseiller un achat. J'imagine une promenade durant laquelle, quand on passera devant la boulangerie Machin, le téléphone sonnera pour dire : "Grande promotion sur le croissant, deux pour le prix d'un, entrez vite !" ou, devant le chausseur Truc : "Pour tout achat d'une paire de chaussure, les pantoufles sont à 1 Euro !" tournez la tête à droite .....

On vit une époque formidable, non ? Bon, j'ai du chemin à faire : j'en suis encore à regarder les horaires de train sur le site de la SNCF et à prendre ma voiture pour aller au guichet de la gare acheter mes billets.. Ou à comparer tous les hôtels de l'endroit où je veux aller pour... téléphoner ensuite à la réception pour réserver ! Et si j'achète plus souvent mes livres à la FNAC ou chez France-Loisirs sur leurs sites respectifs qu'à la librairie du coin, je préfère encore aller au marché local pour choisir mes artichauts.

Un excellent opuscule édité par le Sénat, écrit par Joël Bourdin, intitulé "Commerce électronique, l'irrésistible expansion" est très exhaustif (et très facile à lire) sur le sujet. Par contre, j'ignore comment on peut se le procurer, sur le site du Sénat peut-être ? Non, mais pas loin . (*)

(*) Comme c'est "notre" sénateur qui l'a écrit, il est arrivé en mairie, et je l'ai immédiatement subtilisé..... Oui, je fais de l'ABS caractérisé !

3 mai 2012

Stephen King

Je crois n'avoir jamais rien lu de cet auteur... Toutefois, par curiosité, j'ai pris un livre à la bibliothèque, écrit par lui, séparé en deux parties, sa biographie, et l'étude de son travail d'écriture. J'y ai relevé pas mal de choses intéressantes, qui ont éveillé certains échos : "Les livres sont des instruments de magie portables qui n'ont pas leur pareil... j'en ai toujours un sur moi où que j'aille". Là il énumère quelques endroits où, sans livre sous la main, l'attente est pénible, chez un médecin, dans un aéroport, dans une administration. Il ajoute : "En de tels moments, avoir un lire est vital. Si je dois passer un certain temps au purgatoire avant d'aller ailleurs, je crois que je m'en sortirai bien pourvu qu'il y ait une bibliothèque de prêt."

Comme je comprends ça ! J'ai déjà dit dans un autre billet, que je faisais partie des lecteurs compulsifs, drogués, qui ne savent pas rester immobiles quelque part sans lire quelque chose...

Parlant plus loin de la longueur de certains livres, de ceux qui dépassent les 1000 pages, des "châteaux de mots" comme il dit : "... nous tombons amoureux de tout le roman, qui nous apporte plus que n'importe quel film ou programme de télé ne pourra jamais espérer nous donner. Même au bout de mille pages, nous n'avons pas envie de quitter l'univers créé pour nous par l'auteur, ni les personnages pourtant inventés qui le peuplent... la trilogie de Tolkien, Le seigneur des anneaux, en est la parfaite illustration."

Je me souviens d'avoir lu ce livre d'une traite, sans sauter la moindre lettre, et d'avoir attendu un mois volontairement pour le relire, afin de ne pas gâcher le plaisir par précipitation et gloutonnerie. Je l'ai relu, bien des années plus tard, avec toujours la même délectation.

La suite de l'ouvrage traite de la façon d'écrire, des sujets à traiter, de la meilleure manière de le faire, et j'ai retrouvé là aussi quelques idées que j'avais découvertes quand j'écrivais aussi (bien plus modestement que lui, évidemment, mes oeuvres ne sont jamais sorties de mon disque dur), en particulier quand j'avais l'impression que je déposais des personnages dans un décor et que je les laissais y vivre, me contentant de décrire ce que je leur voyais faire et dire, dans mon imagination. L'ennui c'est que souvent, eh bien, ils ne faisaient rien... donc, l'histoire et l'écrivain attendaient !

Et avec tout ça, quand je pense que je n'ai toujours rien lu de Stephen King, un comble quand même, faudra y songer, mais, je ne suis pas sûre d'apprécier autant l'oeuvre que j'ai apprécié l'étude de son travail d'écrivain telle qu'il l'a décrite.

30 avr. 2012

Un peintre à découvrir ou à redécouvrir

Si vous passez par Paris, d'ici le mois de juillet, ne manquez pas l'exposition du Musée du Luxembourg, consacrée au peintre vénitien Cima. Un régal des yeux ! On se plante devant une oeuvre et .... on ne bouge plus ! Les personnages, si expressifs, avec leurs habits dont on a l'impression de pouvoir toucher la texture, aux couleurs lumineuses, aux reflets chatoyants ; les paysages qui entourent les compositions, leurs reliefs, leurs tons doux, leur profondeur ; les détails, tous les détails, du petit caillou du premier plan, aux brins d'herbe, en passant pas la feuille verte qui se détache sur le ciel. On voudrait rester là longtemps, pire, pouvoir emporter un de ces tableaux sous le bras en partant (non, je ne l'ai pas fait..), et on ressort de là, des images, des couleurs, de la lumière plein les yeux.

Alors, si vous aimez Bellini, et ses compatriotes du XVe et XVIe siècle italien, foncez ! Ça vaut le déplacement, et c'est moins loin que de voir ces oeuvres à Lisbonne, à Florence ou à Venise.



Bien sûr qu'il était interdit de prendre des photos, mais des reproductions, on en trouve partout, hélas, elles sont loin d'avoir la qualité des originaux.....

29 avr. 2012

Je recharge, tu recharges, il recharge

Nous vivons en compagnie de petites merveilles qui nous permettent d'emporter notre bibliothèque et notre discothèque avec nous, de téléphoner, de lire les actualités, de twitter, de recevoir et d'envoyer mails et sms, de prendre des photos, d'écrire un roman, de faire des recherches sur Internet, de se diriger dans un lieu inconnu, etc... Et tout ce petit monde est autonome question énergie, puisque fonctionnant avec des batteries. Oui mais... Une batterie, ça se recharge régulièrement, plus ou moins souvent en fonction de l'outil qu'elle alimente : une liseuse peut attendre de nombreuses semaines d'utilisation, alors qu'un smartphone est souvent réduit à deux ou trois jours d'autonomie. Quant aux ordinateurs portables, ça dépend, de ce qu'on fait avec, et de l'âge du capitaine (non, celui de la batterie dont les performances se réduisent avec le temps).

Recharger les batteries, mais, quoi de plus simple, il suffit de brancher le chargeur sur une prise de courant ! Certes, mais ce n'est pas l'objet le plus évident à trouver, en dehors de chez soi. Dans les salles de réunion, elles sont (quand elles existent) au mieux contre les cloisons, loin de la table de conférence, et il faut lancer des fils qui peuvent devenir des pièges pour les distraits. Dans les trains, ça s'améliore, il y en a de plus en plus, c'est vrai, mais si on n'est pas placé contre la paroi de la voiture, c'est le pauvre voisin qui se récupère le cordon en travers de ses genoux. En avion, n'en parlons pas, c'est inexistant pour les voyageurs lambda, sauf à certaines places qui ne sont pas à la portée financièrement de tout le monde. Dans les hôtels, les prises sont souvent inaccessibles, ou déjà encombrées de tas de trucs difficiles à débrancher, hormis celle de la salle de bains, destinée aux rasoirs électriques, et il faut faire tenir en équilibre son téléphone ou tout autre outil sur le rebord du lavabo.

Avoir une seconde batterie toujours chargée sous la main ? C'est tout à fait possible.... à condition que celle-ci sont extractible, et que l'on veuille bien l'acquérir en sus sans oublier un chargeur spécifique, le tout doublant voire triplant l'encombrement de l'outil à alimenter.

Alors à quand des prises de courant partout, dans les lieux publics, les transports (oui, je sais, qui paiera le courant ?), et autres ? Ou alors, il faudrait sérieusement augmenter la capacité et la longévité de ces conteneurs d'énergie.. Qu'en sera-t-il avec la voiture électrique qui commence sérieusement à pointer son nez ? Rester en rade au milieu de nulle part a quelque chose d'inquiétant.. Enfin, on pourra toujours se dire qu'avec la grande habitude acquise depuis quelques années dans la gestion des batteries de nos petits appareils, on sera tout à fait au point pour gérer celle des plus gros !

26 avr. 2012

Les vacances scolaires ? Un casse-tête !


Non, je ne parle pas des enfants à caser quand les parents travaillent, ni de l'affluence dans les centres aérés, mais du casse-tête que représentent les petites vacances (qui ne sont pas si petites que ça) pour tous ceux qui ont quitté depuis longtemps l'âge scolaire mais qui doivent quand même se plier aux usages induits justement par ces congés.

Autrefois, dans les temps préhistoriques que j'ai connus, nous avions 12 jours de congé à Noël et 12 jours à Pâques. Rien de particulier à la Toussaint, ni en février, mais par contre, deux mois 1/2 de vacances d'été. Actuellement, les enfants sont en vacances 12 jours à la Toussaint (toutes zones confondues), et 12 jours à Noël pareillement. Jusque là ça va. Mais c'est en février et à Pâques que ça se corse, parce que là, les vacances sont décalées sur trois zones, et courent donc sur un mois (donc deux mois par an). Où est le problème ? Les hôteliers des stations de sport d'hiver sont contents ? Les enfants sans doute aussi ?

Mais pour les autres, ceux qui ne vont plus à l'école ou dont les enfants ont depuis longtemps passé l'âge d'y aller, ça se complique. Parce que les installations publiques sont calquées sur les dites vacances, et changent leurs horaires d'ouverture selon que l'école fonctionne ou pas : la médiathèque, la piscine et autres. Donc, avant de s'y rendre, il faut réfléchir, si on est ou non en période de congé scolaire, de quelle zone dépend le lieu où on habite, et quels sont les horaires appliqués à la date et au jour où on souhaite s'y rendre. Sinon, on se casse le nez devant une porte fermée.

Avez-vous aussi déjà essayé d'organiser une réunion durant les mois de février-mars-avril-mai ? On vous répond : "mais... c'est pas possible, ce sont les vacances..." même si on a un âge supérieur à 16 ans. Alors, entre les petits-enfants à garder pour certains, quelque fois sur plusieurs zones différentes, les départs à la neige ou ailleurs pour les autres ("normal, ce sont les vacances"), une certaine vie sociale ou associative est perturbée. Jusqu'aux dernières élections où on a vu fleurir les procurations parce que le scrutin avait lieu... pendant les vacances !

On se demande d'ailleurs pourquoi il faudrait que la majorité des gens se calque obligatoirement sur les congés de l'Education Nationale, et pourquoi il faudrait impérativement que cet organisme régisse la vie quotidienne des autres en leur imposant leurs propres normes de fonctionnement... Il me semble d'ailleurs qu'il faudrait transférer le Jour de l'An du premier janvier au premier septembre, ce serait plus en accord avec la vie quotidienne !

25 avr. 2012

Quand on s'acharne....

Je voulais une certaine musique, une hymne en grégorien, pour mettre dans le téléphone et pouvoir l'écouter avec cet outil. Donc, déjà trouver cette musique sur Internet... J'essaye plusieurs sites pour voir quelle interprétation je préférais, et évidemment, celle qui me convient était sur Youtube, en .flv, or, ce n'est pas la vidéo que je voulais, mais uniquement le son. Premier obstacle à franchir, trouver un convertisseur .flv vers .mp3 online qui fonctionne, le premier ne marchait pas, le second était le bon : il suffit de donner l'url de la vidéo de Youtube et il récupère uniquement la piste son. Me voilà donc avec un fichier .mp3 sur l'ordinateur. Bien, maintenant, faut le transférer sur le téléphone.

Mon seul tranfert depuis que j'ai mon nouveau téléphone était pour mettre une sonnerie, et j'avais totalement oublié comment j'avais fait (je me souvenais seulement qu'il fallait que le mp3 de la sonnerie aille dans un sous-répertoire précis qu'il fallait créer avant). En fait, c'est tout bête : le téléphone est relié à l'ordinateur avec un câble usb, il se "monte" comme n'importe quelle mémoire externe, et il suffit d'y drag et dropper le fichier.... Où ? N'importe où ! En fait, il serait sans doute mieux de créer un sous-répertoire pour différencier les divers media qu'on veut stocker sur la SdCard de l'appareil, ce serait plus "propre" que de laisser les fichiers en vrac sous le répertoire racine, j'y songerais si j'ai d'autres medias à mettre. Mais c'était surtout pour le fun, parce que sinon, je peux aussi les déposer dans la dropbox à laquelle à la fois l'ordinateur et le téléphone sont reliés, ou tout bêtement conserver le lien vers la vidéo sur l'application Youtube.... Toutefois pour pouvoir écouter cette musique quand Internet n'est pas accessible sur le téléphone, c'est mieux de l'avoir "sur place".

Mais... récupérer ainsi une musique sans l'avoir achetée, c'est du piratage éhonté, et je suis susceptible d'encourir les foudres de l'HADOPI !! Cette hymne date du XIIe siècle, alors, les auteurs doivent être réduits en poussière depuis longtemps. Restent les interprêtes, mais sur son site, Monsieur Giovanni Vianini , directeur de la SCHOLA GREGORIANA MEDIOLANENSIS, indique très clairement que tous les textes et images qui y figurent peuvent librement y être partagées, donc, je suppose qu'il me pardonnera d'avoir récupéré illicitement trois minutes de musique sacrée, et de priver ainsi Mr Itunes, ou Mr Amazon.com, des 0,99 centimes qui auraient du leur revenir si j'avais acheté le mp3 chez eux (par contre, la discographie de cet ensemble grégorien m'a rudement donné envie de me procurer un de leurs CDs)..

Au fait, il s'agit de cette musique . D'accord, ce n'est pas le dernier hit de Justin Bieber !! L'en faut pour tous les goûts n'est-ce pas ? 

23 avr. 2012

Un arc-en-ciel

Hier soir, de retour du bureau de vote, entre deux coups de vent, un bel arc-en-ciel sur la campagne normande, agrémenté de fils électriques... Mais comme il pleuvait, je n'ai pas pris le temps de peaufiner le cadrage. Et comme je suis flemme, je n'ai pas utilisé Gimp pour les virer...


Comme quoi, faut toujours avoir son APN dans la poche (ou dans son sac) et trouver rapidement un endroit pour stationner, parce que ce genre de phénomène n'est jamais très long. Et ainsi, on voit que si on est ravitaillé par les corbeaux, on a au moins l'électricité !!

18 avr. 2012

Du travail collaboratif

La rivière Koyokuk

Wikipédia est une encyclopédie collaborative, ce qui veut dire que chacun y apporte sa pierre (euh... son savoir, ou le résultat de ses recherches documentaires, même si un peu trop souvent, les pierres volent entre les contributeurs...). Donc, chacun apporte sa contribution à l'édifice, mais aussi collabore avec les autres afin de rédiger les meilleurs articles possibles. 

Encore faut-il ne pas faire ça tout seul, sinon, ce n'est plus un travail collaboratif mais un boulot solitaire, forcément limité par l'étendue des connaissances personnelles. Si certains domaines sont très prisés de la majorité des rédacteurs de l'encyclopédie, d'autres sont en quelque sorte des niches, où le passionné se retrouve totalement isolé.

C'est ainsi que je commençais à me noyer sérieusement dans les affluents, sous-sous-sous affluents du fleuve Yukon, encore qu'en cette saison, c'est plus la congélation que la noyade qui me guettait ! Je ne m'y retrouvais plus, confondant les affluents de la Tanana avec ceux du Koyukuk, le North Fork avec le South Fork sans oublier le Middle Fork, ne sachant plus trop bien comment synthétiser tout ça. J'ai donc lancé un appel à un collègue dont j'apprécie autant les compétences géographiques que les connaissances syntaxiques, lequel a eu non seulement l'amabilité de me répondre, mais en plus, de mettre en musique le plus difficile du travail, à savoir créer une palette du bassin du Yukon, avec, classés par longueur, tous les cours d'eau qui se jettent dans ce fleuve monumental. 

En plus, comme il a pris la peine de l'insérer sur tout les articles concernant ces rivières, non seulement je n'ai pas eu à le faire, mais je dispose maintenant d'un canevas parfaitement clair, sur lequel je peux me "brancher" pour la rédation des articles manquants. Et, cerise sur le gâteau, il m'a même appris une syntaxe de lien vers la source principale de données sur les cours d'eau d'Alaska, syntaxe beaucoup plus élégante que celle que j'utilisais auparavant. 

Donc, me voilà toute contente, et prête à continuer à me ballader virtuellement dans le bassin du Yukon et à naviguer sur ces rivers, creeks, streams et compagnie, avec un clavier en guise de pagaie ! Un grand grand merci à ce collègue wikipédien qui ne lira pas forcément ce billet, mais que d'autres reconnaitront peut-être... Voilà une excellente illustration de ce que devrait toujours être le travail encyclopédique !


La photo d'illustration est issue de la collection de l'US Fish & Wildlife Service via Wikimedia Commons. 

15 avr. 2012

1862 - 1962 : années fantastiques

Le bain turc (Ingres)

En me penchant sur le cent-cinquantenaire de la naissace d'Aristide Briand, né le 28 mars 1862) , j'ai découvert qu'il était contemporain de trois autres personnages français célèbres :

Georges Feydeau (8 décembre), Claude Debussy (22 août) et Auguste Lumière (20 octobre).

Mais en plus des hommes, des oeuvres sont nées aussi cette année là :

La pluralité des mondes habités (Camille Flammarion), Les misérables (Victor Hugo), Le bain turc (Ingres), etc...

Et plein d'autres choses aussi , en France et dans le monde.

On saute un siècle ?

1962 voit la fin de la guerre d'Algérie, l'élection du président de la république au suffrage universel (6 novembre) et l'ouverture du concile Vatican II (octobre).

Et en moins sérieux : c'est aussi l'année de sortie du premier numéro de "Salut les copains", et celle où on écoutait "Et j'entends siffler le train" de Richard Anthony... Ce qui est très important pour l'ex fan des sixties que je suis !!

13 avr. 2012

De l'interdiction de photographier....


Quand on visite un monument historique ou un musée, il est toujours très frustrant de trouver sur son chemin une pancarte indiquant que les photos sont interdites, alors qu'on admire des objets anciens, des boiseries magnifiques, un escalier élégant, un tableau remarquable, et qu'on aimerait bien en empporter un souvenir pour le regarder ultérieurement. Autant je comprends que l'utilisation d'un flash dans un musée est aussi désagréable pour les autres visiteurs que nocif pour les oeuvres, autant j'ai du mal à comprendre pourquoi il est si souvent interdit d'utiliser discrètement (et en évitant de gêner les autres) son APN. 
En plus, cette mesure semble être une caractéristique française, parce que, par exemple, dans deux grands musées étrangers, elle ne s'applique pas. Au Musée des Beaux-Arts de Chicago, où tant de Monet sont exposés, il est tout à fait autorisé, et gratuit, de photographier les toiles présentées. Au Musée de l'Ermitage, à Saint Petersbourg, un des plus grands musées du monde, il n'y a aucune restriction, même (hélas d'ailleurs) l'utilisation des flashs est possible. Mais en France... 

Le Musée des Impressionnismes de Giverny l'interdit formellement, et les gardiens sont très vigilants. J'avais posé la question au conservateur qui m'avait répondu doctement que c'étaient les propriétaires des oeuvres qui l'interdisaient. Ah ? Mais pourquoi une peinture appartenant au musée de Chicago peut-être photographiée quand elle est sur ses cimaises d'appartenance, et que c'est interdit quand elle est prêtée ailleurs ? 

Quant aux châteaux, les guides expliquent que c'est pour se prémunir contre les vols d'objets de valeur. Bon, là, je veux bien l'admettre, mais alors, pourquoi vendent-ils des cartes postales les représentant dans leur boutique attenante ?

Le château de Vascoeuil lui a une toute autre position. On peut photographier, mais en payant.... Certes, les Russes aussi pratiquent ainsi, à Moscou, par exemple, à St Basile, mais nul ne vient vérifier que l'on a payé son écot...

Alors, est-ce une frilosité française ? Je n'ai hélas pas visité tous les musées du monde pour établir une statistique précise ! Est-ce un moyen de rentabiliser les ventes de la gift shop ? Ou les conservateurs de musée/châteaux sont-ils particulièrement... jaloux de leurs trésors ? Chacun fait-il la loi chez lui, certains, comme au Musée des Beaux-Arts de Lyon acceptant les photos, d'autres les refusant ? 

Comme il était interdit de faire des photos à l'intérieur du château d'Anet (qui est, comme je l'ignorais totalement, une propriété privée, habitée par ses propriétaires), voilà tout de même quelques photos prises à l'extérieur de cet intéressant édifice, photos tout à fait autorisées à ces endroits-là !

La chapelle du château

Le château vu du parc

Arrière de la chapelle et statue de Diane

Vitrail en grisaille de la chapelle

Et là, je ne parle que d'oeuvres dont les auteurs sont morts depuis au moins 70 ans, parce que pour tout ce qui est plus récent, la règlementation sur les droits est assez contraignante, même si elle ne concerne que la publication de photos de l'oeuvre en question. 

11 avr. 2012

Ballets russes


Qu'elles étaient belles et gracieuses ces danseuses qui glissent sur le plancher du théâtre en effectuant d'extraordinaires figures d'ensemble ! Et leurs costumes ? Tous différents pour chaque tableau, avec des broderies fines et étincelantes, un régal pour les yeux. Quant aux hommes, ils ne sont pas en reste, ce sont des athlètes qui courent, sautent, virevoltent, effectuent des figures aériennes à toute allure, et ne semblent jamais essouflés !

Les quarante (environ) danseurs du Ballet National de Sibérie (ils viennent de Krasnoyarsk , ce qui n'est pas vraiment la porte à-côté), savent aussi bien danser que jouer la comédie, effectuer des figures lentes poétiques que des mouvements d'ensemble aussi chatoyants qu'endiablés, leur prestation est très variée et étourdissante de professionnalisme et de naturel.

Dommage toutefois que la musique qui les accompagne soit assez banale, et surtout fort mal restituée par la sono locale (peut-être que dans d'autres salles, comme le Zenith où ils se sont produits, la qualité sonore est meilleure), trop forte, saturée, elle donne mal à la tête et oblige à se protéger les oreilles....

9 avr. 2012

Un grand auteur contemporain

J'aime beaucoup Michel de Decker, d'abord parce que c'est un historien de grande valeur, mais surtout parce que c'est un admirable conteur. Avec lui, tout est si vivant, si clair, si intéressant, qu'il s'agisse de l'histoire locale qu'il connaît dans ses moindres détails, ou de l'Histoire de France et de ses multiples personnages. Il sait si bien les animer, les rendre proche, leur donner une seconde vie.. Quand on ouvre un de ses ouvrages, on va directement au bout tant on est captivé. Et en plus, on apprend énormément de choses, sans avoir l'impression d'étudier un volume lourd à digérer tant il écrit dans une langue limpide, simple et souple toujours avec finesse et humour.

Fils spirituel d'Alain Decaux et d'André Castelot, il fait partie de cette génération d'historiens qui savent passionner les lecteurs tout en restant parfaitement rigoureux dans leur documentation.

Et quand on l'écoute alors, c'est encore mieux. Ayant eu le plaisir d'assister à deux de ses conférences, je peux témoigner que non seulement on ne voit pas le temps passer, mais qu'on regrette que ça ne dure pas un peu plus longtemps. On oublie que les chaises sont dures, et qu'on pourrait avoir sommeil.

Une précision, je n'ai pas été payée pour faire le panégyrique de cet auteur, qui ne lira jamais ce billet, c'est évident, mais je voulais faire partager un grand enthousiasme et une profonde admiration pour quelqu'un que j'ai toujours énormément de plaisir à lire et à écouter.


Quelques ouvrages parmi tant d'autres :

- Henri IV - les dames du Vert-Galant
- Les grandes heures de la Normandie
- Napoléon III ou l'empire des sens
- Louis XIV le bon plaisir du roi
Sans oublier les ouvrages sur l'histoire locale



P.S. Voilà, quand le conférencier est passionnant, on ne pense plus à le prendre en photo, donc, l'image illustrant ce billet a été piquée sur le site de RTL et elle date de 2008.

7 avr. 2012

Et de quatre !

Alors que je ronronnais avec mon téléphone Androïd depuis début décembre, après avoir installé les applis que je voulais et configuré les trucs vitaux (comme un fond d'écran par exemple, c'est indispensable n'est-ce pas ? ... ou des raccourcis sur le "bureau"), ne voilà-t-il pas qu'on est passé à la version 4 ! D'abord, ce qui était vert est devenu bleu, les icônes de connexion, l'heure, ce qui n'était pas vraiment gênant, même si ça change le look général. Les paramètres de réglages ne sont plus au même endroit, il y a des raccourcis en bas de l'écran qui font doublon avec ceux que l'on avait déjà déposés à droite, et la barre de recherche Google est là, alors que je l'avais supprimée dans la version précédente (sans toutefois me souvenir comment), il faut scroller de gauche à droite pour voir les applications, et non plus de haut en bas comme avant, et il paraît qu'il y a plein de nouvelles "features" concernant les mp3 et la photo, mais comme je n'utilisais déjà pas celles de la version 3, je ne pourrais pas être dépaysée si un jour j'y jette un oeil.

Un truc bien qui n'existait pas avant, le suivi de consommation des données (forfait data comme ils disent). Voilà qui est bien pratique, et permet, pour les gros consommateurs (que je ne suis pas, voir ci-dessous), de savoir où ils en sont avant de recevoir leur facture.

Donc, une fois que la mise à jour s'est effectuée, faut déjà récupérer ses petits. Les applications sont heureusement inchangées, et fonctionnent comme avant. J'en ai profité pour ajouter un calendrier-organiseur plus ergonomique que celui fourni par défaut, qui n'était ni très joli, ni vraiment très lisible. Les contacts ? Alors là, faut faire du ménage, parce que Google récupère "tous" les contacts, ceux de la carte SIM, ceux de Google Mail (jusque là ça va) mais aussi les abonnements de Twitter (heureusement que je ne suis pas sur Facebook... et que je n'ai qu'une trentaine d'abonnements Twitter), ainsi que d'autres adresses auxquelles on a du répondre une fois il y a longtemps et qu'on ne souhaite pas garder. Ceci fait, on y voit déjà plus clair. Il faut aussi comprendre comment on fait disparaître les notifications qui apparaîssent en haut et à gauche, parce que si on les laisse, ça fait désordre. Il suffit de glisser le doigt de haut en bas sur l'écran pour voir le détail et les supprimer. C'est vrai qu'avec les écrans tactiles, on découvre des tas de trucs rien qu'à laisser traîner ses doigts dessus !! Y a intérêt à avoir les mains propres .....

Icônes placées aux endroits que l'on veut sur l'écran d'accueil, réglages et paramètres vérifiés, tout va bien ? Oui, sauf cette grrr de barre de recherche Google qui est toujours là. Ah mais, il doit y avoir moyen... Une petite recherche rapide (via l'ordinateur, c'est quand même plus pratique) la solution est trouvée et mise en oeuvre. Ça baigne ! Et le jouet est à nouveau opérationnel !

Bon, maintenant, si les évolutions futures pouvaient améliorer l'autonomie, ce serait parfait, mais tant que dans nos campagnes éloignées, la couverture réseau sera aussi mince, une bonne partie de l'énergie de ce type d'appareil sera consommée pour essayer de capter quelques souffles d'Edge ou quelques brises de 3G, mais ça n'a pas grand chose à voir avec l'OS utilisé, hélas, c'est plutôt un problème de rentabilité pour le fournisseur d'accès : à quoi bon faire des frais pour couvrir peu de gens sur un grand territoire ? Mais c'est un tout autre débat.

2 avr. 2012

Un grand fleuve


Le Yukon n'est pas le plus grand fleuve du monde, même si ses 3185 kilomètres de long le classent parmi les plus grands, mais c'est un fleuve fascinant. Bon, d'accord, ce n'est pas un avis très neutre, puisque j'ai eu la chance de le longer, et même de le traverser sur un bac, à Dawson City , et sur différents ponts le long de son parcours (il n'y en a en fait que quatre..).

Un peu de géographie : il prend sa source au nord de la Colombie Britannique, au Canada, traverse le territoire du Yukon, toujours au Canada, et s'en va ensuite en direction de l'ouest en traversant l'Alaska jusqu'à la mer de Béring où il se termine par un impressionnant delta.

Il reçoit de nombreux autres cours d'eau tout au long de son parcours, comme le Koyukuk (684 kilomètres), ou la Tanana (1061 kilomètres) et coule, pour une grande partie, dans des zones inhabitées, totalement sauvages, sans route d'accès, peuplées d'élans, d'ours et autres bald eagles, au milieu de paysages somptueux de nouveau monde et terres inconnues.

Il ne faut pas oublier non plus que pendant toute la ruée vers l'or, le Yukon était en quelque sorte l'autoroute des chercheurs d'or, qui l'utilisaient pour se rendre sur les lieux de prospection, ou pour y faire transporter des marchandises, prenant le relai des trappeurs russes du siècle précédent pour lesquels il était la principale voie navigable pour le commerce des fourrures.

Je cause, je cause, mais c'est pas tout ça, il me reste 69 articles à faire sur les 109 affluents, et sous affluents du Yukon, on n'est pas rendu !!

Pour mémoire, quelques grands fleuves de la Terre par ordre décroissant de longueur :

  • Amazone : 6500 km 
  • Nil : 6500 km 
  • Yang Tsé Kiang : 6300 km 
  • Congo : 4700 km 
  • Mississippi : 3780 km 
  • Yukon : 3185 km 
  • Danube : 3020 km 
  • Gange : 2510 km Rhin : 1233 km 
  • Eure : 228 km (ben quoi... C'est quand même un affluent de la Seine : 777 km) 



L'image en tête de ce billet appartient à l'ESA et a été prise par le satellite Envisat. Et celle ci-dessus a été prise par moi, l'été 2010 dans le Yukon (le territoire).

1 avr. 2012

Œcuménisme, dialogue et apéro

Dans le village cévenol où j'ai passé mon enfance, il y a une église catholique et un temple protestant. Pendant des siècles, ces deux entités se sont ignorées, voire pire, les guerres de religion, surtout dans ce coin du Midi, avaient laissé de sérieuses séquelles... Jusqu'au jour où... La toiture du temple, qui est un des plus vastes de France, menaçait de tomber sur les fidèles, et nécessitait d'importantes et coûteuses réparations. A cause des problèmes financiers, les travaux risquaient de durer environ deux ans pendant lesquels l'édifice ne pourrait plus accueillir le culte dominical et autres cérémonies religieuses. Alors, où aller ?

Le curé de la paroisse catholique, au courant des difficultés des paroissiens du temple, a immédiatement proposé de les héberger à l'église, en disant qu'on pourrait toujours s'arranger et s'organiser, et qu'il n'allait pas laisser des chrétiens à la rue, même s'ils n'étaient pas de sa chapelle. Et ce qui fut dit fut fait. L'église a donc été ouverte au culte protestant, les horaires des différentes cérémonies aménagées en fonction de la nouvelle donne et tout le monde était content.

Mais en plus, à force de se croiser sur le parvis de l'église, les paroissiens des deux instances se sont mis à discuter, puis, à se dire que ce serait bien de faire plus ample connaissance, donc, d'organiser des apéritifs conviviaux et autres barbecues (on est dans le sud, le soleil est très souvent présent), là aussi, ce qui fut dit fut fait, et on a pu voir les catholiques et les protestants, sortir de leurs offices respectifs pour se retrouver chez l'un ou chez l'autre, ou tous ensemble, pour tailler une bavette en buvant le verre de l'amitié.

Alors, est-ce que leurs ancêtres camisards pour les uns, et dragons du roi pour les autres se sont retournés dans leurs tombes en se souvenant qu'au 17ème siècle, ils s'étripaient entre Mialet et Anduze ? Ou au contraire, se sont-ils réjouis de voir qu'enfin, les guerres de religion étaient terminées ? Je ne le sais pas... Mais n'est-ce pas une belle histoire ?


Ce n'est pas un poisson d'avril, l'histoire est véridique, même si elle remonte à pas mal d'années.

28 mars 2012

Jupiter, Vénus, et maintenant la Lune


C'est qu'on l'attendait de pied ferme, cette vision des deux planètes et de la lune ensemble... Chance, il faisait un temps radieux, il y avait un ciel sans nuages, et il faisait très doux. En plus, j'avais enfin appris à utiliser le pied pour stabiliser l'APN, ainsi que le fonctionnement du retardateur pour ne pas trembler au moment de prendre la photo.

Pendant trois soirées, je me suis balladée dans le jardin, pour trouver le meilleur angle, pour éviter arbres et éclairages publics lointains, en me dépêchant d'ailleurs, parce qu'il fallait prendre la photo juste après le coucher du soleil afin que la couleur du ciel soit plus jolie, tandis que les trois voyageurs formaient la meilleure association.

Et c'est le dernier jour qu'un avion a eu la bonne idée de passer entre Jupiter et la Lune (enfin, c'est une façon de parler...) formant ainsi un insolite quatuor.

26 mars 2012

Des appareils électroniques en vol

Photo prise en survolant la côte espagnole lors d'un vol Paris-Ouarzazate
Il est bien connu que l'utilisations d'appareils électroniques dans un avion, lors des périodes de décollage et d'atterrissage, est interdite. Il paraît que depuis peu, les compagnies aériennes se demandent si cette interdiction est encore utile ou pas. Il s'agirait d'autoriser l'usage des tablettes, liseuses, et autres baladeurs, et ne concerne pas les téléphones portables. La Federal Aviation Administration américaine s'interroge. D'après l' article du Figaro qui en parle : "Le personnel aérien invoque les risques d'interférences avec les instruments de navigation, la radio du cockpit et d'autres équipements sensibles. Mais aucune étude sérieuse n'a été menée pour prendre en compte tous les types d'avion et, surtout, tous les types d'appareils embarqués par les passagers". 

 C'est évident que je ne risque pas de donner une opinion technique... Juste un avis d'usager. La phase de décollage est quand même assez courte, on doit pouvoir se passer de regarder ses photos ou de lire son roman en cours sans avoir vraiment le temps de s'ennuyer. Certes la phase d'atterrissage peut-être nettement plus longue, surtout quand il y a quelques embouteillages autour de l'aéroport d'arrivée, mais pas non plus au point de ne pas pouvoir se passer de ses gadgets électroniques, non ? D'autant plus que, si on n'est pas trop loin d'un hublot, on peut regarder le paysage ce qui peut être tout à fait intéressant.

 Alors est-ce vraiment une contrainte insupportable ? Peut-être vaudrait-il mieux que les compagnies aériennes concentrent leurs efforts sur l'amélioration du confort élémentaire des passagers en classe éco ? Parce qu'être coincé entre deux personnes, sans pouvoir ni écarter ses bras ni allonger ses jambes, sur un siège bien dur, ceci pendant de longues heures, est autrement plus pénible qu'attendre un quart d'heure pour pouvoir écouter de la musique.... Mais c'est moins... rentable sans doute ! Tout ça me rappelle un commandant de bord facétieux, lors d'un voyage vers les USA, qui avait pris le micro pour dire aux passagers : "Je vous remercie de bien vouloir éteindre vos appareils électriques, baladeurs, machines à laver et micro-ondes, jusqu'à l'extinction du signal lumineux".

23 mars 2012

Quand c'est demandé gentiment...

Quand on veut obtenir quelque chose, que ce soit dans le monde du travail, dans la vie quotidienne, dans toutes les instances que l'on fréquente, il faut toujours mieux le faire "gentiment" et poliment que d'attaquer et d'agresser. Pourquoi ? Pas parce que c'est plus poli ou plus moral, mais seulement parce que c'est plus efficace !

Un exemple wikipédien que je constate souvent. Quelqu'un écrit un article, et il est immédiatement supprimé pour diverses raisons, non admissibilité, recopie d'un texte existant, ou publicitaire. L'auteur vient se plaindre. Deux attitudes possibles, la première, il demande poliment des explications, avec bonjour et merci dans son message. La seconde, il balance quelques lignes hargneuses en disant qu'on vient d'effectuer une censure inadmissible sur la liberté d'expression, et que si l'article n'est pas rétabli dans les plus brefs délais, il portera plainte. Qui croyez-vous qu'on a le plus envie d'aider, pour lequel on va accepter de passer du temps en laborieuses explications ? C'est évident non ? Dans le premier cas, si l'article est admissible (*) et n'a besoin que d'une autre rédaction, on est même prêt à le faire, voire à chercher des références. Dans le second, on a tendance à répondre à l'agression par l'indifférence ou par des mesures plus coercitives. Lequel des deux aura réussi à voir son article publié (et aura appris plein de trucs au passage qui lui permettront d'en écrire d'autres) ?

Un patron (ou un chef de service) qui valorise le travail de son employé, et ne le méprise pas, aura beaucoup plus de chances non seulement d'être écouté et obéi, mais parviendra même peut-être à obtenir bien plus encore. Alors que s'il se contente d'aboyer un ordre en oubliant de dire merci ensuite, l'ordre sera ou pas exécuté, ou mal, et pour l'ordre suivant, ce sera encore pire. Quel est l'intérêt de l'entreprise ? D'améliorer la productivité ou d'aggraver le stress du personnel ?

On pourrait donner de nombreux exemples semblables, dans la vie associative, mais aussi en famille...

Parce qu'en fin de compte, quelle est la finalité ? Obtenir quelque chose. La méthode la plus efficace n'est-elle pas la souplesse, l'humilité, la persuasion, plutôt que l'attaque frontale ?

Non, c'est de l'hypocrisie, de la duplicité, de la fourberie, faut être franc et direct dans la vie, faut pas tout enrober de fielleuse humilité, et c'est pas parce qu'on demande quelque chose gentiment qu'on va obtenir gain de cause, au contraire, faut s'affirmer dans la vie que diable ! Ah... Et ça marche ? Euh.... Ben... Oui.... Parfois.... Ça dépend avec qui....

Eh bien, je crois que ma longue expérience me permet d'affirmer qu'on obtient plus avec la douceur qu'avec la force, et peu importe si c'est considéré comme de la faiblesse, du moment que le but est atteint. Jésuite moi, quelle idée... 0:-)


(*) C'est effectivement une condition sine qua non. Mais s'il est border line, voire pas admissible du tout, on a beaucoup plus envie d'expliquer pourquoi, et ce qu'il faudrait éventuellement faire comme recherches pour y remedier.
(**) L'illustration de ce billet n'a strictement rien à voir avec le sujet. J'ai juste trouvé cette image jolie et bien faite. Paraît qu'elle fait partie de KDE. Prise ici