28 avr. 2020

Bas les masques !

Il est joli celui-là, non ?
Ah les masques, l'arlésienne actuelle, tout le monde en parle, et personne n'en a ! Enfin, je ne parle pas des soignants, mais du vulgum pecus qui va faire ses courses au supermarché nanti de son attestation dérogatoire de déplacement(*). Comme le début du déconfinnement doit arriver dans quinze jours et qu'il est recommandé de porter un masque pour toute sortie hors du domicile, on aurait pu s'attendre à ce que ceux-ci soient disponibles en pharmacie, à défaut d'être distribué dans les boîtes aux lettres. D'autres pays le font, le Maroc, le Portugal, l'Italie et nous ? Eh bien, nos gouvernants en sont incapables, incapables d'assurer production et distribution d'un objet qu'ils préconisent grandement ! Un comble pour un pays qui se dit développé !

Alors les français se débrouillent. Les personnes qui savent coudre en fabriquent, pour elles et pour leurs famille/amis, voire en donnent aux associations. Et là, ce sont les marchands de tissus et d'élastique qui se frottent les mains. Et il y a aussi ceux qui en vendent, ça foisonne sur internet, et là, on se marre, parce que si l'offre est pléthorique, la qualité donc l'efficacité n'est pas garantie, et les prix flambent. Il y en a de ravissants, avec des petites fleurs, des couleurs attrayantes, et même des têtes de chiens et de chats, histoire de se déguiser pour aller faire ses courses.

En gros, ces masques en tissus, dits masques alternatifs, coûtent une quinzaine d'euros pièce, avec ou sans le filtre, il y en a même prévus pour enfants, avec des personnages de Disney, on peut en avoir plusieurs pour assortir aux robes, mais là, ça devient tout de suite plus onéreux. On trouve aussi le masque chirurgical classique, celui qu'on porte dans les hôpitaux pour aller au lit du malade sans lui apporter de germes supplémentaires, ceux-là coûtent une quarantaine d'euros le lot de 50 et ne sont évidemment pas réutilisables. Tous les marchands affirment livrer à domicile en trois jours ! M'étonnerait ça, surtout dans la France profonde où les livreurs ne se hasardent pas...

Ce serait quand même plus simple si on pouvait trouver ça comme on trouve des mouchoirs en papiers et autres objets sanitaires dans les pharmacies ou les grandes surfaces mais c'est peut-être une méthode machiavélique pour relancer l'économie : on préconise fermement l'usage des masques, voire on menace de les rendre obligatoire (avec amende pour ceux qui n'en portent pas), on se garde bien d'en fournir gratuitement ou à bas prix dans les grandes surfaces, donc, comme on n'a pas le choix, si on ne sait pas coudre, on achète, et les marchands de tissus, les merceries, les entreprises de textile voient leur chiffre d'affaire exploser ! Faut pas oublier non plus les fabricants de lingettes désinfectantes, de gel hydro alcoolique, de gants caoutchouc, et j'ai même vu des appareils à ultra-violets que l'on passe sur les poignées de portes, sur les smartphones, sur tous les endroits que l'on touche pour désinfecter avant, et des systèmes pour ouvrir les portes sans toucher aux poignées, et autres gadgets pour taper son code de carte bancaire ou appuyer sur les boutons d'ascenseur sans mettre les doigts... Le virus ne fait pas que des malheureux !

Maintenant, il me tarde de savoir comment sera le pays le 12 mai au matin.... Comme trois jours avant ? Tout le monde dans la rue pour s'embrasser et chanter ? Personne dehors, on a trop peur qu'avec tous ces énervés l'épidémie reparte de plus belle ? Tous chez le coiffeur ???

(*) Il a fallu combien de fonctionnaires pour pondre un intitulé pareil ?

22 avr. 2020

Réhabilitation de la nicotine

Alors ça, c'est la meilleure ! Des chercheurs chinois, mais aussi des américains, ont remarqué, dans leur statistiques de l'épidémie, que les fumeurs étaient minoritaires dans ceux qui avaient la maladie du virus. Ils étaient surpris, et se demandaient si la nicotine n'avait pas un effet repoussoir sur l'ennemi... Bien sûr, pour l'instant, rien n'est prouvé, pas plus que n'importe quel médicament, et au milieu du tsunami de nouvelles plus ou moins contradictoires, de fake news et de communications officielles, faut se méfier. Mais...

Serait-ce la vengeance des pauvres fumeurs si maltraités depuis longtemps, stigmatisés, repoussés, insultés, ruinés au fur et à mesure que le prix du paquet augmente, interdits d'accès partout, y compris dans la rue dans certains endroits des USA ? Bien trop tôt pour le dire, mais ce serait cocasse quand même !

D'autant plus que le tabac, et tout ce qu'il contient, nuit grandement à la santé, même les fumeurs invétérés en sont conscients, et que ces derniers ont déjà les poumons en moins bon état que s'ils ne fumaient pas, ce qui pourrait les prédisposer à développer des formes graves du coronavirus, si.... Justement, la nicotine diminuait leurs risques.

Il paraît qu'on distribue des patchs de nicotine aux soignants ; je ne sais pas si c'est vrai, mais ce serait le comble ça ! Du coup, la vente de l'Iqos (cette cigarette électronique qui ne fait pas de cendre et dont la fumée est quasiment inodore, mais qui est à base de tabac tout de même) va bondir(*), puisqu'elle élimine les goudrons et autres produits toxiques qu'apportent la cigarette traditionnelle.

En attendant d'en savoir plus, je vais m'en griller une, déjà que mon groupe sanguin est le meilleur pour donner des anticorps naturels, avec la nicotine en plus, je devrais passer au travers, enfin, peut-être !

(*) Publicité gratuite, hélas, mais c'est un produit que je connais bien. Très pratique quand on veut fumer discrètement !

18 avr. 2020

Soyons cyniques


Les vieux, ça ne rapporte rien et ça coûte cher ! Ça coûte cher en médicaments, en frais d'hospitalisation, en pension de retraite. Donc, moins on en garde, mieux les finances se portent.

Alors, faut profiter de l'épidémie actuelle pour s'en débarrasser, enfin, pas de tous, ce serait un génocide, ce n'est pas politiquement correct, mais de beaucoup. Pas compliqué. S'ils attrapent la maladie, faut pas les réanimer, juste une sédation pour les empêcher de souffrir, on a du cœur quand même, d'ailleurs, ils sont demandeurs, en tous cas faut s'en persuader afin de mieux en persuader leur famille. Ceux qui n'ont pas été touchés par le virus, il faut les enfermer dans leur maison, ou dans leur chambre de l'EHPAD, en proclamant haut et fort que c'est pour ne pas les exposer à la contagion, mais en sachant parfaitement que si on isole un vieux, si on ne lui permet plus d'avoir un projet de vie, on va le tuer à petit feu. Bon, d'accord, ça va moins vite, mais tant pis.

Le résultat est fort intéressant : beaucoup moins de pensions à payer, quelle économie ! Des places dans les maisons de retraite en espérant qu'à défaut d'une nouvelle pandémie on ait une petite canicule bienvenue. Quant à ceux qui vont à leur tour devenir vieux, déjà, on repousse l'âge de la retraite à 65 ans si possible, sinon, le plus tard possible, on leur laisse quelques années histoire d'en profiter un peu, on a du cœur quand même, et dès 70 ans, on cherche activement s'il n'y aurait pas un microbe inconnu que les Chinois pourraient nous refiler, histoire de consolider les économies.

Mais, mais, mais... Il y a des vieux en pleine forme, ils gardent leurs petits enfants gratuitement, ils font du bénévolat dans les associations, ils sont parfaitement autonomes et conduisent leur voiture ! Ouais, parlons en, sur la route, ils gênent les jeunes conducteurs en observant rigoureusement les limitations de vitesse, voire, oui, j'en ai vu, en roulant à 75 là où c'est autorisé à 80 ! Et en plus, font leurs courses le samedi ! Bon, ben ceux-là, on les garde, ils payent des impôts, consomment, et votent, peuvent encore servir...

"Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font". Saint Luc chap.23 ; verset 34. Ah j'oubliais, c'est vrai que l'Europe et surtout la France, n'ont aucune racine chrétienne.....

15 avr. 2020

C'est une maison bleue

Y aurait-il un retour des hippies d'antan, ceux qui quittaient la ville et son stress pour aller élever des chèvres dans le Larzac ? Peut-être pas encore, mais on note une recrudescence d'un certain retour à la nature, par la création de potagers, l'élevage des poules et des lapins, avec le but de s'affranchir de la grande distribution, des pénuries, des nourritures frelatées. Un effet du confinement ?

Certainement, puisque de nombreuses personnes, pour peu qu'elles aient un petit bout de terrain, voire un simple balcon(*), se mettent à cultiver des légumes, et à installer un poulailler. Déjà, pour se distraire, et instruire les enfants, et puis, pour déguster leur propre production. Il est vrai que les tomates récoltées dans le jardin ont un autre goût que celles poussées sous serre de Carrefour ou d'Auchan.

D'autre poussent encore plus loin ce retour à la nature, envisageant de troquer leur appartement de ville pour une maison à la campagne. Sans vouloir doucher leur enthousiasme, je crains qu'ils ne mesurent pas les difficultés qui les attendent. Par exemple, il faut impérativement une voiture, voire deux s'il y a deux personnes au foyer, parce que la boulangerie n'est pas sur le même trottoir, et le médecin est souvent à plus de dix kilomètres, sans bien évidemment le moindre métro ou autobus, alors, aller se ravitailler au supermarché du coin, amener les enfants au sport ou à d'autres activités, en bicyclette, c'est pas évident ! Certes, on peut passer à la carriole à âne (mon rêve), mais rien n'est prévu pour le stationnement de ce genre de moyen de transport ! Et puis, une maison, faut l'entretenir, toiture, isolation, jardin, lequel nécessite des outils souvent onéreux et du temps.

Autre détail, pour ceux qui se disent que tant qu'à faire que de télétravailler, tant vaut le faire au milieu de la nature. C'est vrai, mais à la campagne, il n'y a pas la fibre optique, et certaines maisons sont trop éloignées du DSLAM pour bénéficier de connexions internet suffisantes pour un travail intensif, sans parler des liaisons téléphoniques mobiles, souvent aléatoires. Il faut bien réfléchir à tout ça avant de s'expatrier dans la France profonde, toutefois, habitant en pleine campagne depuis un demi-siècle, je les comprends et ne me vois pas vivre en ville le restant de mes jours (ou à la rigueur un gros bourg, mais surtout pas une grande ville).

Alors feu de paille qui s'allume dans la tête de gens confinés ? Ou vague plus profonde qui va durer ? Va-t-on bientôt se mettre des fleurs dans les cheveux et chanter "C'est une maison bleue..." ?

(*) Elever des poules sur un balcon risque de poser certains problèmes avec les voisins...

Photo d'illustration prise en 2016 de la fameuse petite maison bleue à San Francisco, lors de mon dernier périple américain, avec la plaque commémorant la chanson de Maxime Le Forestier



Donc, dans un mois ?

Le Président a parlé, le 11 mai, on sera déconfiné, enfin, pas vraiment, pas tout à fait, pas complètement. A part les écoles qui vont être rouvertes progressivement et avec certaines mesures assorties, et les restaurants, cafés, musées, etc. qui eux resteront fermés, quid du citoyen lambda ? Les gens enfermés à plusieurs dans un petit appartement de ville auront-ils le droit d'aller un peu plus dehors ? Avec ou sans attestation de dérogation ? Pourra-t-on se rendre chez son coiffeur, son pédicure, son esthéticienne ? Tout ça avant la mi-juillet qui semble être la seconde date importante de sortie de crise... On en saura plus dans quinze jours, un "plan" de déconfinement sera présenté. On sait seulement qu'à partir du 11 mai, chaque français pourra se procurer un masque !! On se marre, on demande à voir, parce que jusqu'ici, ça a été un beau fiasco cette histoire de masque !

En fait, faut vivre au jour le jour, se laver les mains avant de sortir, mettre son masque, de fortune tant qu'on n'en a pas d'autres, s'habituer à faire la queue devant les magasins à deux mètres les uns des autres, remplir son attestation dérogatoire et la télécharger sur le smartphone, se saluer de loin, suivre les offices religieux sur internet, ne surtout pas faire de projets de vacances, de voyages, de séjours ailleurs, sous peine de lourdes déconvenues, et se dire que, peut-être, à la fin de cette sinistre année 2020, on reprendra une vie normale, Inch Allah !

Hélas c'est là aussi qu'on va compter tous les petits commerçants qui auront mis la clé sous la porte, les hôtels et restaurants qui ne rouvriront pas, les entreprises qui auront fermé... Quant aux "vieux" (*) dans les maisons de retraite, soit on les laisse attrapper la maladie, soit on les enferme dans leur chambre sans visites ni activités, dans les deux cas, on les tue...

On peut aussi relire "Voyage autour de ma chambre" de Xavier de Maistre, qui existe en e-book gratuit, c'est de circonstance.

(*) J'en fais partie, et ce n'est pas péjoratif dans mon esprit, c'est la réalité, au diable le politiquement correct.

7 avr. 2020

No future


A l'aube de cette troisième semaine de confinement, la lassitude commence sérieusement à se faire sentir, les gens en ont marre de rester enfermés, certains, trop sans doute, sortent plusieurs fois par jour pour des bricoles, histoire de s'aérer et de voir du monde ; d'autres partent délibérément en week-end, au risque de faire de longues queues qui se terminent par une amende ; d'autres enfin dépriment et battent femme et enfants...

Le plus dur est sans doute de ne pas savoir, jusqu'à quand ? Comment on en sortira ? Fin avril, mi-mai ou beaucoup plus tard ? Avec ou sans masques que de toutes façons on ne trouve pas ?

En plus, on ne peut pas prendre de rendez-vous, ni faire de projets, justement parce qu'on ne sais pas où on va. On croise les doigts pour ne pas tomber malade en ce moment, parce que les hôpitaux ont d'autres chats à fouetter et de moins en moins de place disponibles. Quant aux choses moins graves, comme le coiffeur ou le garagiste, eh bien, on attend, on attend... Ne parlons même pas des vacances ! En fait, on ne sait plus très bien ce qu'on attend.

Chacun y va de sa recette (de couture, pas de cuisine) pour fabriquer des masques qui ont, aux dires des spécialistes, un effet placebo uniquement, et chacun regarde à quelques centimètres de son nombril pour se résigner ou se plaindre, parce que si on lève un peu les yeux, et que l'on regarde ailleurs... Vers ces pauvres gens en EHPAD, condamnés à rester dans leur chambre, sans voir personne ni avoir la moindre activité, ce qui risque de les tuer plus rapidement que ne l'aurait fait le virus... Vers ces populations africaines qui n'ont même pas l'eau courante pour se laver les mains, et seulement quelques hôpitaux sommaires pour des milliers de malades... Vers ces citoyens dont les dirigeants oscillent entre incrédulité coupable, et lenteurs dans les prises de décisions mettant en péril leur population, on relativise.

Et la nouvelle vie quotidienne égraine ses jours identiques, avec comme seul événement notoire, le ravitaillement hebdomadaire, pour lequel le protocole commence à être rôdé : lavage des mains, masque (de fortune, on n'a que lui) et gants dans un sachet propre, ils seront mis en sortant de la voiture. Dans la rue, on fait plus attention aux gens qu'aux rares voitures, on s'écarte les uns des autres ; avant d'entrer dans un magasin, on regarde combien de personnes y sont déjà afin qu'il n'y en ait qu'une ou deux à la fois ; on paye ses achats par carte bancaire uniquement. De retour à la maison, masque et gants sont lavés, et les courses attendent avant d'être rangées.

Moins pire tout de même que nos aïeux, en temps de guerre, qui, eux, rentraient avec des paniers vides...

31 mars 2020

confinement acte 3


La seconde semaine de confinement s'achève, et la troisième commence. On comprend qu'on en a au moins pour tout le mois d'avril, et peut-être au-delà. Ceux qui essayent de vivre dans un petit espace, avec parents et enfants, ont tendance à craquer, les couples se heurtent, les enfants s'énervent. Les autres, ceux qui ont plus de place, voire un jardin et une maison plus vaste supportent mieux, et que dire de l'épée de Damoclès suspendue au-dessus de tous ? Fait-on les bons gestes ? Prend-on assez de précautions ? Quant à ceux qui sont malades, ceux qui perdent un proche et ne peuvent même pas l'ensevelir dignement, ceux qui sont sur le pont dans les hôpitaux, les camions de livraison, les supermarchés, certes ils ont le soutien et l'admiration de tout le pays, mais ensuite, seront-ils mieux considérés ? J'ai de gros doutes...

On vit au jour le jour, on ne peut pas faire de projets, ni prendre de rendez-vous, même chez le coiffeur, on ne voyage plus, même pour une courte escapade, les seules sorties sont pour l'indispensable ravitaillement, et encore le moins souvent possible, c'est comme s'il n'y avait pas de futur, pas d'avenir, c'est l'incertitude totale quant à ce qui peut arriver dans les semaines qui viennent, on n'a aucune expérience de ce genre de catastrophe, donc aucune prévision ne peut être garantie.

Et pourtant...

Le fortsythia fait une floraison de feu d'artifice d'un jaune vif, les chemins sont bordés d'aubépine en fleurs, les marronniers grossissent leurs bourgeons, la nature reprend ses droits en se fichant pas mal de ces humains qui tombent comme des mouches malgré toute leur industrie et leur technologie. Et la wildlife comme disent les Américains, prend aussi ses aises, les cygnes se promènent tranquillement sur la Seine à Paris, et ce matin, un canard sauvage était mollement installé au milieu du chemin, sans la moindre envie de bouger. Il m'a fallu sortir deux fois de ma voiture, et le tancer vertement (enfin, c'est vrai que je ne parle pas le canard couramment), pour qu'il daigne s'envoler et me laisser passer.

25 mars 2020

Confinement seconde semaine

Après l'annonce du confinement, ce fut la sidération, chacun se demandant comment il allait s'organiser, se débrouiller avec les enfants, ne pas tomber malade, se ravitailler, survivre quoi...

Et puis, petit à petit, chacun a trouvé une solution, un pis aller tout au plus, qui rendait un peu plus facile cette nouvelle vie. Après la ruée vers les supermarchés et leur inestimable papier hygiénique, les choses se sont un peu calmées, tout le monde a compris qu'il fallait attendre qu'un client sorte du magasin pour qu'un autre entre, qu'il fallait rester seul, et croiser quiconque avec deux mètres de distance. Tout le monde ? La majorité des gens en tous cas, les irréductibles, les "qui se croient les plus forts" le resteront toujours, jusqu'à ce qu'ils soient malades ou qu'ils perdent un proche.

La solidarité a commencé, par des apéros aux fenêtres des immeubles, où tous trinquaient à la même heure en se saluant d'un balcon à l'autre, mais aussi par des coups de téléphone aux personnes âgées ou isolées, par les voisins, les amis, et même par la Mairie qui a appelé tous les plus de 70 ans, et a mis en place un numéro d'appel pour demander de l'aide. L'un se propose de faire les courses, l'autre de descendre les poubelles, le troisième appelle juste pour voir si tout va bien. Et ça, c'est réconfortant, surtout que l'on sait maintenant que ce ne sera pas 15 jours mais au moins un mois, dans le meilleur des cas.

C'est là qu'est le plus gros problème, la durée.. La bonne volonté, l'adaptation, la solidarité, sont elles des vertus pérennes ? Ou au bout d'un certain temps, tout va se relâcher et on repartira dans le mauvais sens... Abreuvés par des informations alarmantes ou contradictoires, avec des consignes fluctuantes qui dépendent de l'évolution du mal, on vit une période inconnue jusqu'ici, durant laquelle il est bien difficile d'avoir une vision claire et nette de l'avenir.

En attendant, la vue de ces grandes artères urbaines désertes a quelque chose d'hallucinant.


23 mars 2020

À tous ceux ...

  • Qui vivent dans un appartement exigu en ville, et n'ont même pas un balcon ;
  • Qui ont des enfants et des ados à convaincre de faire leurs devoirs plutôt que d'aller cavaler avec les copains ;
  • Qui sont seuls dans un studio de quelques mètres carrés avec des immeubles pour tout horizon ;
  • Qui sont à la rue, et ne peuvent donc pas sortir d'un chez eux qu'ils n'ont plus ;

  • Qui sont dans les maisons de retraite et ne voient plus personne ;
  • Qui sont dans les hôpitaux et subissent promiscuité et angoisse ;

  • Qui travaillent dans les supermarchés, et autres endroits autorisés, sans protection particulière, aux prises avec des clients submergés par l'anxiété ;

  • Qui doivent prendre les rares transports pour se rendre à leur travail, et/ou qui doivent continuer à travailler, médecins, artisans, chauffeurs-livreurs, dans des conditions de plus en plus précaires ;

  • Qui ne peuvent ni pleurer ni enterrer décemment leurs morts ;

  • Qui devaient partir en voyage pour des vacances attendues, ou qui sont partis et ne peuvent plus revenir ;
  • Qui allaient se marier et dont les projets mûris de longue date sont remis sine die ;
  • Qui devaient être baptisés dans la nuit de Pâques après une longue préparation et ne savent pas quand la cérémonie aura lieu ;

  • Qui voient leur petit commerce déserté au bénéfice des grandes surface où on trouve tout au même endroit, et s'inquiètent de voir leurs marges fondre, et leur avenir se noircir ;
  • Qui, justement, travaillent dans ces commerces et se demandent s'ils n'ont pas déjà perdu leur emploi ;
  • Qui voient leur hôtel et leur restaurant vide, qui multiplient les soucis dans leurs agences de voyage pour satisfaire et/ou rapatrier leurs clients ;

A tous, sans oublier évidemment les personnels de santé, épuisés, qui craignent chaque minute pour leur vie, une pensée, un soutien, notre compréhension, nos espoirs, et nos remerciements.

Alors les retraités, dont je fais partie, qui vivent à la campagne, qui ont un grand jardin pour s'y promener, qui ne travaillent plus, qui peuvent aller une fois par semaine seulement remplir leur réfrigérateur, qui n'ont plus d'enfants auxquels il faille faire l'école, ni d'ados qu'il faut attacher à leur chaise, qui ont Internet et le téléphone pour se distraire et contacter leurs proches, nous ne sommes pas les plus malheureux !

18 mars 2020

Confinés


Martelées par la télévision, les réseaux sociaux et les journaux, les règles sont maintenant bien connues des gens, même si quelques rigolos trouvent drôle de les enfreindre, tant pis pour eux s'ils sont photographiés et se retrouvent sur Facebook devant des milliers de mécontents, mais aussi devant leur famille ou leur employeur.

Après la panique dans les supermarchés, les stocks de farine ou de PQ, les gens tentent de s'habituer à ces nouvelles conditions. Bien difficile pour la famille de plusieurs enfants dans un appartement sans balcon ni terrasse, qui doit survivre, les uns sur les autres, en essayant de faire faire des devoirs aux enfants, et de manager les ados. Pendant combien de temps tiendront-ils ?

Plus simple pour ceux qui vivent à la campagne, qui ont une maison plus grande et un jardin, là, le confinement est moins pénible.

Tout est tributaire d'Internet, les relations familiales, les nouvelles, le télétravail pour ceux qui peuvent le pratiquer, l'école pour les plus jeunes, et c'est là qu'on s'aperçoit que ne pas avoir d'ordinateur ni de connexion devient impossible à vivre.

Et par dessus tout ça, il fait un temps printanier, les aubépines sont en fleur, les marronniers ouvrent leurs bourgeons, les oiseaux chantent de plus en plus fort, l'air est léger, et le soleil agréable, ce qui rend encore plus dur le fait de devoir rester enfermé chez soi.

Des vidéos et des photos circulent, on y voit des rues désertes, des places sans le moindre piéton ni la moindre voiture, il paraît que les eaux des canaux de Venise sont devenus assez clair pour qu'on y distingue des poissons, la place de la Concorde accueille une seule et unique voiture, tandis que l'esplanade de saint Pierre à Rome ne voit même pas l'ombre d'un ecclésiastique. Une vision de fin du monde digne d'un film d'anticipation.

Que vont devenir les petits commerçants obligés de fermer boutique ? Les usines se taisent les unes après les autres, que vont devenir les ouvriers, et les employés des établissements qui ne peuvent plus fonctionner ? Les étudiants qui ont des examens à passer ? Comme on n'a encore jamais été confronté avec pareil péril, on n'a aucune idée des retombées, ce qui ajoute à l'angoisse. Vers quel sombre avenir s'en va l'économie ?

Voilà un résumé des mesures prises par le Gouvernement :

Pour tout déplacement, il faudra au préalable remplir une attestation sur l’honneur qui indiquera, en cas de contrôle, le motif de votre sortie. Les déplacements devront être brefs, à proximité du domicile. Pour les sorties, l’attestation devra être renouvelée quotidiennement. Sortir son chien quotidiennement est permis, mais pas en groupe, tout comme l’amener chez le vétérinaire pour un rendez-vous.

Sont autorisés les trajets entre le domicile et le ou les lieux d’exercice de l’activité professionnelle. Les déplacements pour motif de santé sont également autorisés, ainsi que ceux pour motif familial impérieux, pour l’assistance des personnes vulnérables ou la garde d’enfants.

Interdiction de se retrouver à plusieurs dans la rue ou dans un appartement, à l’occasion d’une fête, d’un repas. Interdiction de se rendre dans les maisons de retraite, les prisons ou les orphelinats, excepté dans certaines situations particulières. Les sports de groupe sont interdits, mais l’activité physique individuelle est autorisée, à pratiquer «avec parcimonie», à proximité du domicile. Les messes sont supprimées, les lieux de culte musulmans et juifs sont fermés.

À condition de rester à un mètre de distance ou de porter un masque, les achats de première nécessité sont permis dans les établissements autorisés: pharmacies, magasins de produits surgelés et d’alimentation générale, supermarchés et hypermarchés, fruits et légumes, poissonneries, boucheries, boulangeries. Également accessibles: les magasins d’entretien et de réparation de voitures, les commerces de fournitures nécessaires aux exploitations agricoles, les distributions alimentaires assurées par des associations caritatives, les bureaux de presse et de tabac, les animaleries, les blanchisseries, les services funéraires et les magasins de réparation d’ordinateurs et d’équipements de communication. Plombiers et électriciens pourront intervenir en urgence.


Il reste tout de même pas mal de choses permises, pour la vie quotidienne de quelqu'un qui ne travaille plus et qui n'a pas d'enfants à s'occuper : courses alimentaires ou de première nécessité, visite au garagiste, etc.. Mais pour les autres, quel casse-tête ! Espérons que tout le monde comprendra que plus on se contraindra, moins de temps on sera contraint.

14 mars 2020

Drive et panique

Dès que monsieur le Président de la République a eu fini de parler, il paraît que tous les français se sont rués sur leur ordinateur pour faire une commande de précaution sur le drive de leur grande surface préférée. Et bien entendu, ça a planté pas mal de serveurs, qui buggaient à tout va. Le lendemain, pour récupérer sa commande, il y avait de longues files de voiture et on attendait parfois une heure ou deux.... Le comble pour un service sensé faire gagner du temps aux actifs (les retraités ont plus de disponibilités, ils peuvent faire leurs courses en dehors des heures de pointe).

Il n'y a pas qu'en France d'ailleurs, en Suisse ça ne valait pas mieux, déconnections intempestives des sites de drive, lenteur des serveurs, etc..

On entend parler de files d'attente d'entrée dans les mêmes grandes surfaces, de rayons vides, et de caddies débordants. Je n'ai pas du tout constaté ça dans ma campagne. Les deux super marchés fréquentés cette semaine avaient une affluence tout à fait normale, même le samedi après-midi, et les caddies n'étaient pas remplis, voire les gens portaient leurs bricoles dans leur petit cabas. Les Normands ne seraient-ils pas normaux ? Pourtant ils ont connu la Guerre, aux premières loges pour certains (*) !

Et quid de cette ruée vers le papier toilette ??? Alors là, ça m'en bouche un coin (sans jeu de mot scatologique). Les pâtes, le riz, le sucre, le café, la farine, nos grands parents et parents, ceux qui ont fait la guerre,  nous en ont souvent parlé, mais le PQ ??? Les mouchoirs en papier, je comprendrais... C'est vrai que la presse quotidienne est en baisse de forme et donc, qu'il n'y a plus la réserve de papier journal accrochée à un clou comme autrefois dans les cabinets au fond des jardins, et qu'il est bien difficile d'utiliser la version numérique de l'Equipe pour ce genre de chose, mais quand même, je ne vois toujours pas le rapport entre les précautions à prendre avec l'épidémie et le papier toilette à stocker...

En attendant, dès lundi, les cafés, bars, restaurants seront fermés à minuit ; les rassemblements de tous ordre (sauf ceux des gilets jaunes évidemment, eux, ont tous les droits), culturels, religieux, laïques, interdits ; ne resteront ouverts que les commerces alimentaires, les pharmacies, les bureaux de tabac (on se demande pourquoi ceux-là) et les banques ; Écoles, expositions, festivités, manifestations sportives, fermées ou annulées ; la vie quotidienne est d'ores et déjà bouleversée, et risque de l'être encore bien longtemps. Sans oublier les répercussions souvent dramatiques qui risquent elles aussi de durer... Encore plus longtemps et seront bien plus grave que le manque de PQ.

(*) C'est vrai qu'ils ne sont plus de ce monde ceux-là

12 mars 2020

Que dire ?

Que dire en ces périodes troublées, où l'on sort en vitesse pour faire des courses indispensables, où on se tient à deux mètres des amis qu'il ne faut surtout plus toucher et encore moins embrasser, où l'on ne va plus au musée, ni au cinéma, ni au marché, où l'on pleure des morts, où l'on tente de soigner le moins mal possible des vivants, où l'on ne sait plus où on va......

Compétitions sportives annulées, expositions locales et autres spectacles annulés, voyage vers les USA annulés, voyages en Europe compromis aussi, consultations médicales non urgentes annulées, écoles fermées et examens reportés, visites aux malades ou aux personnes en maison de retraite supprimées, restaurants vides, usines au ralenti, personnel médical angoissé et surmené, solutions désinfectantes en pénurie, masques protecteurs aussi....

Les chaînes d'information s'époumonent à ressasser les mêmes choses, augmentant la panique, les réseaux sociaux sont remplis de bons conseils mais aussi de fake news auxquels on croit trop vite, chacun y va de son idée, surtout ceux qui n'ont pas la moindre connaissance médicale, et tout le monde regarde tout le monde pour voir si par hasard, il n'y en a pas un qui tousse ou qui se mouche trop souvent.....

D'accord, il y a moins de morts que par la grippe voire la canicule pour les plus âgés, d'accord, on n'est pas en guerre et il n'y a pas de bombardements, d'accord, on a plus de chances de passer au travers que de risque d’attraper cette maladie, mais tout de même, les intempéries, inondations, tempêtes, se calmaient ; les mouvements sociaux s'apaisaient, on attendait l'arrivée du printemps, et le Corona se pointe et fonce à grandes enjambées.....

Par contre, beaucoup ont réappris qu'il fallait se laver les mains en sortant des toilettes et en revenant d'un lieu public ! Et heureusement qu'il y a Internet où on peut se faire des bisous sans risquer de choper un virus ! Enfin si, peut-être, mais pas le même !!

2 mars 2020

Les réseaux sociaux, une drogue dure ?

Vilipendés par les uns, encensés par les autres, indispensables pour beaucoup, on dit tout et son contraire à leur sujet.

Accusés de provoquer une dangereuse addiction pour ceux qui ne peuvent faire trois pas sans consulter leur smartphone, dangereux aussi par les harcèlements subis sous couvert d'un lâche anonymat, perturbant la scolarité des écoliers, prenant la place des rapports familiaux normaux, faisant le lit des fake news et grossissant le moindre fait divers copieusement déformé, etc, etc....

Instagram, WattsApp, Snapchat, et autres Twitter et Facebook, sont-ils aussi pernicieux que ça ? Aussi dangereux et intrusifs ? Sont-ils réellement utilisés par une majorité de gens ? Dans quels âges ? Une étude chiffrée parue dans les pages économie du Figaro est éloquente.

24 millions de français se connectent chaque jour sur Facebook, mais 35% des utilisateurs quotidiens ont plus de 50 ans.. Parfait, mes copines de jeu et moi sommes tout à fait dans la norme ! Nous avons plus de 50 ans, et le premier boulot du jour, avant ou en même temps que le café, c'est d'aller voir où en sont nos îles (*) et qu'est-ce qu'on pourrait bien échanger. Sans doute que les autres ne viennent pas uniquement sur Facebook pour jouer, et là, parfois, on peut s'inquiéter, entre les photos des enfants qui pullulent alors qu'on sait que ça excite les pédophiles, et les fake news(**) partagées allègrement...

Encore quelques chiffres :

- 14 millions consultent tous les jours Snapchat (+ 8,8 millions d'utilisateurs en un an) ;
- 11,5 millions sur Instagram ;
- En un an, Messenger et WattsApp ont gagné 3,5 millions d'utilisateurs ;

On a vu que les seniors sont loin de bouder ces réseaux, et affluent sur Facebook, par contre, les jeunes de 11 à 14 ans préférent Snapchat. Ils y consacrent, avec Instagram, 1h14 par jour !!! Soit 45% de leur temps sur Internet, et utilisent pour ça essentiellement leur smartphone. Alors, ce temps quotidien pris pour ça, il est pris sur quoi ? Le sommeil, les relations familiales, le sport, la musique, les devoirs ?? C'est sans doute là que le bât blesse, parce que les journées n'ayant que 24h, il faut bien que quelques chose passe à l'as pour laisser la place aux réseaux sociaux..

Et les parents s'inquiètent... Sauf qu'eux-mêmes en font autant, et d'ailleurs, qui leur a payé leur smartphone ?? Et si l'on veut que tout le monde participe à une réunion familiale ou à une activité commune, il faut (enfin, il faudrait..) que parents et enfants jouent le jeu.

Mais quand ils voient leur grand mère, dès le matin, en robe de chambre, le café d'une main, la souris de l'autre, scotchée devant l'écran de l'ordinateur... On peut difficilement leur reprocher de... L'imiter !

Il faut lire l'excellent (mais très pessimiste) ouvrage de Michel Desmurget intitulé "La fabrique du crétin digital", sous-titré : "les dangers des écrans pour nos enfants", pour comprendre en quoi cette addiction est beaucoup plus dangereuse pour les plus jeunes que pour les plus vieux.

Alors, eh bien, puisque c'est comme ça, j'y retourne !


(*) Oui, il s'agit là du jeu "l'île de corail", mais il y en a d'autres..
(**) L'épidémie de coronavirus entraîne bon nombre de publications fausses, ou mal comprises, qui sont largement partagées, mais aussi quelques traits d'humour réconfortants.

29 févr. 2020

Optimiste ?

Va-t-on réussir à vivre tranquillement ? Il y a eu les Gilets Jaunes, avec les ronds points plus ou moins bloqués, les exactions en tous genre, des deux bords, suivis d'une interminable période de grèves des transports, de menaces de pénuries d'essence, agrémentées de violences, de drames, d'incendies, de manifestations...

Quand ça commençait à se calmer, voilà un virus qui arrive de Chine et sème la panique partout : événements supprimés, matchs de foot reportés, pharmacies prises d'assaut, gens qui ne se serrent plus la main ni se font la bise, peur, affolement, angoisse... Avec raison ou pas ? Et comme corollaire l'économie mondiale qui se met à boiter et à pencher dangereusement vers la catastrophe.

Et avec tout ça, des tempêtes de vent permanentes, des 100km/h dans les terres, qui font envoler les toitures, cassent les arbres, ébranlent les maisons, tandis que les jours ensoleillés se comptent sur les doigts d'une main depuis trois mois et que l'on vit sous la pluie et dans la gadoue.

Alors, on ne peut pas voyager, bien trop risqué et bien trop compliqué ; le train est tributaire des arbres tombés sur les caténaires et des sautes d'humeur de la CGT ; il est déconseillé de prendre sa voiture par temps de tempête ; il faut éviter de fréquenter les lieux publics où il y a du monde, mais aussi d'embrasser ses amis...

Et avec tout ça il faudrait qu'on soit optimiste ??

26 févr. 2020

Ouh là là !

Une enquête édifiante :

"Un quart des Français n'effectue pas "une toilette complète" chaque jour. Mais hommes et femmes ne sont pas logés à la même enseigne.

En effet, seulement 71% des Français effectuent cette toilette complète quotidienne, contre 81% des Françaises.

Une différence encore plus marquée quand il s'agit de la fréquence de changement de sous-vêtement : 73% des hommes le font tous les jours, contre 94% des femmes. Et 4% des Français ne changent de sous-vêtement qu'une fois par semaine (1% chez les femmes)."


Eh bien bravo messieurs ! De grands dégueulasses vous êtes, porter le même slip pendant une semaine..... On n'ose même pas vous demander combien de fois par mois vous vous lavez les dents !!

"Par ailleurs, seul un quart (25%) des personnes interrogées "se lave les mains après s'être mouché", preuve selon le sondeur et son commanditaire de "l'ignorance des règles sanitaires de base, en dépit des messages de santé publique martelés et du contexte viral qui règne actuellement".

Le souci de propreté manuelle est plus fréquent, mais encore loin d'être systématique, en sortant des transports en commun (37%) ou des toilettes (71%)."


J'avoue qu'il ne me vient pas forcément à l'idée de me laver les mains quand je me mouche, par contre, à l'époque où je prenais souvent le métro, j'évitais autant que faire se peut de tenir les barres des voitures et les rampes des escaliers roulants, et je portais même des gants pour ne pas être en contact avec quelque chose de peu ragoûtant. Quant à se laver les mains en sortant des toilettes, les parents apprennent ça à leurs enfants dès qu'ils vont seuls aux WC. Euh, j'aurais du dire ''apprenaient" ?

Et c'est pas nouveau, ce manque d'hygiène chez beaucoup d'hommes. Je me souviens d'un monsieur qui est arrivé en retard au rendez-vous que je lui avais donné pour son traitement. Quand je lui en ai demandé la raison, il m'a dit : "c'est pas de ma faute, c'est ma femme, elle a voulu que je change de T-shirt au moment de partir chez vous, pourtant, il allait bien, c'est celui que je porte tous les jours pour faire le jardin !".

Et ce petit garçon qui remplissait le lavabo de la salle de bains, et agitait vigoureusement l'eau pour faire croire à sa mère, de l'autre côté de la porte, qu'il se lavait la figure...

C'est vrai que les femmes sont aussi maniaques qu'enquiquinantes, n'est-ce pas ? Mais au moins, elles sont plus propres !!

25 févr. 2020

Mon rêve...

Il paraît que les Suédois se font de plus en plus implanter des puces pour remplacer cartes bancaires et argent liquide. Voilà ce à quoi j'aspire depuis longtemps. On paye de plus en plus avec sa carte bancaire, surtout depuis l'avènement du sans contact, on paye tout, y compris sa baguette de pain, donc, on ne vérifie pas le contenu de son porte-monnaie avant d'aller faire ses courses. Mais du coup, tout est tributaire de ce rectangle de plastique qui devient la chose la plus importante de son sac à mains. J'ai toujours peur de la paumer cette carte, je regarde trois fois si je l'ai bien remise à sa place, dans la bonne poche du sac, je tâte pour voir si je ne me trompe pas... Enfin, ça devient une obsession.

Alors je me disais que si je pouvais la porter sur moi, sous la peau, je ne risquerais plus de m'angoisser à l'idée de la perdre. J'en ai rêvé et les suédois l'ont fait !

En plus, une puce peut être dédiée à plusieurs usages, l'argent, bien sûr, mais aussi un suivi médical, en liaison avec une montre connectée ou un smartphone : état cardiaque, tension, mesure de glycémie, etc..

J'entends déjà les détracteurs hurler que nous allions devenir des cyber créatures et qu'on se dirige vers un transhumanisme inhumain (c'est un pléonasme non ?). Ils ajoutent que c'est une atteinte à la vie privée puisque ces données pourront être récupérées et partagées ce qui est un gros risque. Mais, n'est-ce pas déjà le cas avec les cartes bancaires ? Quand je vais retirer de l'argent liquide au distributeur de ma banque, il me demande fort aimablement, si je veux le montant habituel, ce qui signifie que ma banque est parfaitement au courant de mes habitudes. Et la carte vitale ? N'indique-t-elle pas au médecin et au pharmacien mes coordonnées administratives et mon éventuelle prise en charge à 100% pour maladie de longue durée ? Alors, où est la différence ? Sinon qu'au lieu de ranger au fond du sac un (ou plusieurs) rectangle de plastique, on n'aura même plus besoin de sac du tout ! Et si on vole le sac, ce sera nettement moins grave.

Je crains hélas d'être morte bien avant que la France, toujours un peu pusillanime, ne se décide à généraliser ces puces implantées, et mes descendants auront à bien réfléchir où l'implanter, parce que sur la main, c'est pas idéal, on peu se brûler, se couper... Faudra trouver un endroit compatible avec les récepteurs et... Avec la souplesse naturelle de l'utilisateur (*) !

(*) J'imagine... Puce implantée dans la jambe ou dans l'épaule... "j'peux pas vous payer, j'ai une sciatique (ou une périarthrite)"....

14 févr. 2020

Nouvelle forme de harcèlement téléphonique

Jusqu'ici j'avais eu des propositions d'isolation à un euro, de mutuelles pas chères, d'énergies diverses, et là, une voix de femme sans accent particulier, même si elle a déformé mon nom, qui m'appelle pour me dire qu'elle est en train d'ouvrir mon dossier sur la demande d'aide que j'ai faite à propos des travaux dans ma maison. Bien évidemment, je n'ai pas de travaux en cours, et n'ai pas fait la moindre demande d'aide.

Je lui réponds poliment que je commence à en avoir assez d'être sans cesse dérangée pour toutes sortes d'appels non sollicités. Elle devient moins aimable et me rétorque qu'elle n'a rien à me vendre. Je coupe là la conversation en lui disant que son numéro étant enregistré, je vais le transmettre à la gendarmerie, et je raccroche.

Deux secondes après, elle rappelle, cette fois pas aimable du tout, et me dit que je n'aurai qu'à régler ça avec les impôts. Là, je n'ai même pas pris le temps de dire allo et j'ai raccroché.

Pas mal non ? Je me doute bien que ma menace des gendarmes, elle s'en fout, mais sans doute voulait-elle se venger en me faisant peur... Raté madame, par contre, après une courte recherche sur les sites d'annuaires inversés, j'apprends que ce numéro est basé dans la Manche (enfin, s'il n'y a pas eu de portabilité), qu'il ne figure pas dans l'annuaire, et qu'il a été particulièrement recherché ces trente derniers jours.... Edifiant, non ?

02 33 75 67 54

Alors, si c'est le numéro d'un véritable organisme administratif qui ne souhaite pas figurer sur l'annuaire, ce qui est bizarre, il faudrait qu'ils mettent à jour leurs fichiers !

Tout de même, recevoir certains jours jusqu'à 10 appels non sollicités, ça devient carrément pénible. Quand je pense qu'il y a eu un gouvernement qui voulait "réglementer internet"... Alors qu'ils ne sont pas foutus de venir à bout de cette nuisance, Bloctel étant une vaste fumisterie qui n'a jamais fonctionné.

10 févr. 2020

Vive le vent, vive le vent d'hiver ???

Est-ce une des formes du dérèglement climatique qui nous fait, depuis pas mal d'années déjà, supporter des tempêtes, des rafales de vent à plus de 100km/h dans les terres, et de toutes façons, un vent permanent ?

Que c'est pénible.. Ces bourrasques qui cassent les branches, bousculent les voitures et les gens, soulèvent en envolent les toitures, on se croirait aux îles Kerguelen (où je ne suis jamais allée, mais réputées pour leur vent qui empêche l'herbe de pousser droit). En plus des routes coupées par les troncs abattus, le pire ce sont les coupures de courant. Les branches tombent sur les fils, les fils sortent de leurs logement sur les poteaux, et on n'a plus ni lumière ni chauffage, sans parler de l'ordinateur qui s'éteint brutalement et qui n'aime pas trop ça.

On se souvient de la tempête de décembre 1999, durant laquelle nous étions restés sans courant pendant 5 jours.. Bonjour le congélateur, la maison à 10° maximum, sans eau chaude. C'était un coup à émigrer à l'hôtel dans une ville où il y avait encore de l'électricité.

Plus récemment, on a essuyé une coupure de 23h, vous vous rendez compte, 23 heures sans ordinateur, donc, sans jeux !! Et comme les campagnes sont les premières touchées dans ce domaine, dès que ça souffle un peu fort, on tend le dos. D'autant plus que ce vent permanent, ça énerve, ça fatigue et ça angoisse.

Est-ce ma mémoire défaillante de vieille dame, ou est-ce la vérité, mais je n'ai pas le souvenir que dans notre paisible Normandie (*), nous ayons eu autant de tempêtes que depuis une vingtaine d'années.

Et si, admirer la mer déchaînée depuis le sommet du phare de Barfleur doit être un spectacle aussi impressionnant que magnifique, être à la maison, en hiver, dans le froid et dans le noir, pendant des heures n'a rien de bien amusant.

* Je ne parle évidemment pas des côtes de la Manche, mais là, disons qu'ils ont plus l'habitude que dans les terres.

9 févr. 2020

Lettre à madame Hidalgo


Il paraît que vous souhaitez, dans le futur mandat que vous briguez, supprimer un grand nombre de place de stationnement dans Paris, et d'encourager vigoureusement les déplacements à bicyclette. Et l'amélioration des conditions de circulation des autobus, avec de nouveaux couloirs, et une fréquence accrue ? Et le métro, souvent bondé, insalubre, voire dangereux ? Vous n'en parlez pas ? Pourquoi ?

Sans doute pensez-vous que la population de la capitale a entre 20 et 60 ans, que le métro va très bien comme il est (à votre décharge, vous ne pouvez pas savoir puisque vous ne l'utilisez jamais), et que les autobus, c'est comme les voitures, ça encombre et ça pollue.

Mais alors, que faites-vous des personnes âgées, (pourtant nombreuses, puisque les jeunes couples ne risquent pas de s'offrir un appartement à 10.000 euros le m2) qui ne peuvent plus pédaler, surtout si elles habitent du côté de Montmartre ou des Buttes Chaumont ; des mamans avec plusieurs enfants ? Des personnes à mobilité réduite (temporairement ou définitivement) ? Et vous-même, est-ce que vous circulez à vélo ? Je pense plutôt que vous disposez d'un véhicule (peut-être électrique...) avec chauffeur.

Il y a bien longtemps que je n'habite plus Paris, même si j'y ai passé de nombreuses années et y retourne de temps en temps en touriste, donc, je ne suis pas une de vos électrices, et devrais plutôt militer pour que les pauvres ruraux ne soient pas, eux, condamnés à prendre une voiture pour aller chercher leur pain ou à une visite médicale, faute de transports en commun, alors que les parisiens, eux.....

Enfin, n'oubliez pas que vous aussi vous allez vieillir, que peut-être vos jambes ne vous permettront plus de traverser Paris en bicyclette, que vous n'aurez sans doute pas une voiture de fonction avec chauffeur jusqu'à votre dernier jour, et que, comme quand vous étiez maire vous aviez quasiment éliminé toute voiture, vous devrez alors prendre l'autobus ou le métro, avec tous leurs inconvénients, qu'autrefois, vous n'avez jamais cherché à améliorer. Puissiez-vous ne pas vous en mordre les doigts !

5 févr. 2020

Des traces suspectes


Quelle belle image ! Merci à la Nasa. Mais tout de même, ces vilaines traces sur le sol immaculé de Mars, ça fait désordre. Les Martiens vont être furieux, et de là à ce qu'ils nous envahissent en représailles...

23 janv. 2020

On mange quoi ?

La vente des produits alimentaires ont chuté l'an dernier, essentiellement dans les grandes surfaces. Pourquoi ? Alors que l'alimentation est indispensable..

Un long article du Figaro pages économiques, essaye de l'expliquer :

* Déjà, la population vieillit, et il est évident que des seniors voire des encore plus seniors mangent moins qu'une famille de cinq personnes avec enfants et ados.
* On incite à lutter contre le gaspillage, de ne pas jeter de nourriture (tiens, c'est amusant, c'est ce que l'on m'a toujours appris dans mon enfance, il y a plus d'un demi siècle), donc, les restes sont utilisés et non jetés, entraînant des achats moins fréquents.
* Par contre, surtout pour les gens des villes, on a de plus en plus recours aux livraisons de repas, et les superettes urbaines en font les frais.

Donc les grandes surfaces se plaignent de vendre moins d'alimentaire, observant que la clientèle actuelle a tendance à privilégier soit les produits frais vendus à proximité des producteurs, soit les articles à prix cassés du type Aldi ou Lidl. Je dirai même plus... Les deux !

Avoir près de chez soi un marchand de fruits, légumes, fromages, dont les pommes ont été cueillies à quelques kilomètres est une chance, surtout quand les prix restent tout à fait raisonnables. Déjà ça encourage le commerce de proximité qui fait la vie d'un village, en plus il y a un côté convivial, amical, qui est bien plus agréable que l'anonymat des caissières du supermarché, et puis, on fait aussi vivre les producteurs locaux, ce qui est une bonne chose. Il en va de même pour la viande et la charcuterie. Connaître son boucher, lui demander conseil, c'est quand même mieux que d'acheter de la viande en barquette plastique (qui, de plus, encombrera la poubelle).

Il paraît que pour tout ce qui est produits non alimentaires, les sites internet de vente de parfumerie, ou d'objets divers, empiètent largement sur ce que l'on achetait avant au supermarché. Encore que là, il faille aller récupérer sa commande dans un point relai, ce qui n'est pas forcément très économique ni très écologique.

Alors, les grandes surfaces s'organisent et tentent d'apporter autre chose en plus. Par exemple, de la restauration sur place, ou des paniers repas à emporter. Pourquoi pas ? On fait ses courses, et on dîne avant de rentrer, le tout au même endroit.. C'est le cas de certains Franprix, et autre Carrefour.

Si les habitudes de la clientèle changent, il faudra bien que le commerce s'adapte sous peine de ne plus exister ! En offrant des prix intéressants, comme c'est le cas chez Aldi (*), de la qualité et du local (là, les gens des campagnes sont privilégiés), ou encore des services (livraison à domicile, drive, restauration, etc..).

Donc, rendez-vous dans... Quelques temps !

(*) Publicité non rémunérée... Hélas !

Honte à vous

Honte à vous messieurs de la CGT qui osez couper le courant d'un hôpital, d'un aéroport ou d'une HLM, sans imaginer que vous auriez pu tuer quelqu'un ou provoquer une catastrophe aérienne. Si votre enfant était à l'hôpital, auriez-vous coupé le courant ? Si vos parents étaient dans un avion en passe d'atterrir, l'auriez-vous fait ? Mais des autres, vous vous foutez totalement !

Vous discréditez le syndicalisme, parce que vos actions, c'est illégal, c'est du terrorisme, ce n'est pas la défense des travailleurs ; d'ailleurs, vous qui avez la garantie de l'emploi (**), vous les empêchez d'aller travailler(*), au risque de perdre le leur, mais de ça, vous vous foutez totalement !

Votre seul but est de défendre vos propres intérêts, vos régimes de faveur, de conserver vos privilèges (***), ce n'est plus du syndicalisme, c'est de l'élitisme, les autres n'auront qu'à payer pour vous !

J'ai été syndiquée toute ma vie professionnelle et le suis encore en tant que retraitée, jamais je n'aurais cautionné une action criminelle, nous ne devons pas avoir la même éthique.

En tous cas vous faites des heureux : les ayatollahs de l'Islam qui se disent que quand ce beau pays sera totalement affaibli par l'impéritie de certains, ils pourront plus facilement s'y installer et y faire régner leurs dogmes, et madame Le Pen, qui se frotte les mains en se disant que vous faites sa campagne électorale à sa place.

Honte à vous

Toutefois, au milieu de vos actions, il y en a une qui mérite des remerciements : votre lutte contre le travail du dimanche. C'est bien sûr pour que les gens qui bossent puissent aller à la messe, n'est-ce pas ? Alors, pour tout le reste, en sortant de l'office dominical, vous allez pouvoir méditer :

Jésus a dit: Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font

(*) Blocage des trains, métros et raffineries
(**) RATP, SNCF, etc..
(***) Electricité gratuite pour les agents EDF

18 janv. 2020

Anticléricalisme ?

De tous temps, les français, surtout ceux qui penchent vers la gauche, ont aimé bouffer du curé. Depuis les croa croa à leur passage du temps où ils portaient une soutane, jusqu'aux chansons qui ridiculisent Jésus, il y a toujours eu des gens qui adorent brocarder l'église catholique, au mieux, ou vandaliser les lieux de culte, au pire.

Ce sont des lâches, évidemment, parce qu'ils savent bien qu'ils ne risquent rien, alors que s'ils s'avisaient d'en faire autant aux lieux de culte de l'Islam, voire s'amuser à se moquer de Mahomet, ça ferait tout de suite une dizaine de morts dans les jours qui suivent, au minimum ! On n'a pas oublié Charlie Hebdo et les caricatures du Prophète...

Faut-il s'indigner ? Faut-il faire remarquer, une fois de plus, que la laïcité concerne toutes les religions, et pas seulement les Chrétiens ? Faut-il descendre dans la rue, manifester, casser quelques boutiques (c'est très à la mode en ce moment), se venger ?

Mais pas du tout ! Il faut se réjouir !

Parce que Jésus a dit :

"Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on vous calomnie de toutes manières à cause de moi.
Soyez dans la joie et l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux."

6 janv. 2020

Apocalypse

Cette image est une vue d'artiste, à partir de photos de la NASA

Quand on voit les images, et plus encore les vues satellite de l'Australie, on est atterré. Des incendies de cette ampleur, avec une telle violence, dans un contexte de sécheresse énorme et de canicule à plus de 40°, on se sent aussi effrayé qu'impuissant.

Que faire ? Les braves gens s'indignent que l'on n'envoie pas d'aide à ce pays traumatisé, mais sous quelle forme ? Envoyer des bombardiers d'eau comme ceux que l'on utilise dans nos feux en France ? Mais comment les acheminer ? D'autant plus qu'il en faudrait des centaines... Impossible qu'ils arrivent par leurs propres moyens, ce ne sont pas des longs courrier ; les faire venir par bateau ? Mais il faudrait des semaines, des mois... Alors que faire ?

Apporter des subsides ? Mais l'Australie est un pays riche, et ce n'est pas une question d'argent, mais bien plus d'impuissance devant une catastrophe aussi gigantesque qui dépasse largement les possibilités humaines.

Sur les réseaux sociaux on pleure sur les koalas décimés, les kangourous brûlés vif, mais moins sur les milliers de maisons parties en fumée avec toute la vie de leurs habitants, lesquels se réfugient sur des plages, avec l'océan d'un côté et le brasier de l'autre, ayant tout perdu.

On ne peut que prier le ciel d'envoyer une semaine de grosses pluies ininterrompues afin que la nature arrive à vaincre la nature, mais c'est l'été là-bas, et ce n'est pas une saison pluvieuse.

Des catastrophes, sans remonter jusqu'à l'extinction des dinosaures, la Terre en a connu de très graves, on pense à Pompeï et à d'autres éruptions volcaniques devant lesquelles l'Homme est totalement démuni, mais là, c'est tout un continent qui est touché, en plus un continent isolé, loin de tout.... Auquel il va falloir bien du temps pour pleurer ses morts et panser ses blessures.

4 janv. 2020

Des vœux, encore des vœux

En cette période de l'année, il faut formuler des vœux pour les personnes que l'on rencontre, c'est la tradition, mais comment faire original et sortir des "Bonne Année, Bonne Santé, surtout la santé hein", ou "Que 2020 vous soit favorable et comble tous vos désirs"... En zonant sur mon fil d'actualité de Facebook, j'ai trouvé ce texte. J'ignore qui l'a écrit, et où la personne qui l'a transmis l'a trouvé, mais j'ai apprécié son humour décalé en ces temps où le parler "politiquement correct" est de rigueur. Alors merci à l'auteur !

Chers amis,
je vous ai adressé des vœux un peu rapidement, mais après consultation d'un avocat, je me suis rendu compte de l'imprudence de ma formulation. Vous souhaiter une bonne année, une bonne santé et la prospérité me soumet, en effet, au risque de poursuites...
Voici donc la version rectifiée de mes vœux, et qui est en conformité avec le principe de précaution inscrit dans la Constitution.

Nouvelle formulation:
Je vous prie d'accepter, sans aucune obligation implicite ou explicite de votre part, mes vœux à l'occasion du solstice d'hiver et du premier de l'an, en adéquation avec la tradition, la religion ou les valeurs existentielles de votre choix, dans le respect de la tradition, de la religion ou des valeurs existentielles des autres, ou dans le respect de leur refus, en la circonstance, de traditions, religions ou valeurs existentielles,
ou de leur droit de manifester leur indifférence aux fêtes populaires programmées.

Ces vœux concernent plus particulièrement :
- la santé, ceci ne supposant de ma part aucune connaissance particulière de votre dossier médical, ni d'une quelconque volonté de m'immiscer dans le dialogue confidentiel établi avec votre médecin traitant ou votre assureur avec lequel vous auriez passé une convention obsèques ;
- la prospérité, étant entendu que j’ignore tout de la somme figurant sur votre déclaration de revenus, de votre taux d'imposition et du montant des taxes et cotisations auxquelles vous êtes assujetti ;
- le bonheur, sachant que l'appréciation de cette valeur est laissée à votre libre arbitre et qu'il n'est pas dans mon intention de vous recommander tel ou tel type de bonheur.

Nota Bene :
Le concept d'année nouvelle est ici basé, pour des raisons de commodité, sur le calendrier grégorien, qui est celui le plus couramment utilisé dans la vie quotidienne de la région à partir de laquelle ces vœux vous sont adressés. Son emploi n'implique aucun désir de prosélytisme. La légitimité des autres chronologies utilisées par d'autres cultures n'est absolument pas mise en cause.

Notamment :
- le fait de ne pas dater ces vœux du yawm as-sabt 1 Safar de l'an 1434 de l'Hégire (émigration du Prophète à Médine) ne constitue ni une manifestation d'islamophobie, ni une prise de position dans le conflit israëlo-palestinien ;
- le fait de ne pas dater ces vœux du 2 Teveth 5773, ne constitue ni un refus du droit d'Israël à vivre dans des frontières sûres et reconnues, ni le délit de contestation de crime contre l'humanité ;
- le fait de ne pas dater ces vœux du 3ème jour (du Chien de Métal) du 11ème mois (Daxue, Grande Neige) de l'année du Dragon d'Eau, 78ème cycle, n'implique aucune prise de position dans l'affaire dite "des frégates de Taïwan" ;
- le fait de ne pas dater ces vœux du Quintidi de la 3ème décade de Frimaire de l'an 221 de la République Française, une et indivisible, ne saurait être assimilé à une contestation de la forme républicaine des institutions.

Enfin, l'emploi de la langue française ne sous-entend aucun jugement de valeur.
Son choix tient au fait qu'elle est la seule couramment pratiquée par l'expéditeur. Tout autre idiome a droit au respect tout comme ses locuteurs.

Clause de non responsabilité légale :
  • En acceptant ces vœux, vous renoncez à toute contestation postérieure.
  • Ces vœux ne sont pas susceptibles de rectification ou de retrait.
  • Ils sont librement transférables à quiconque, sans indemnités ni royalties.
  • Leur reproduction est autorisée.
  • Ils n'ont fait l'objet d'aucun dépôt légal. Ils sont valables pour une durée d'une année, à la condition d'être employés selon les règles habituelles et à l'usage personnel du destinataire.
  • A l'issue de cette période, leur renouvellement n'a aucun caractère obligatoire et reste soumis à la libre décision de l’expéditeur.
  • Ils sont adressés sans limitation préalable liée aux notions d'âge, de genre, d'aptitude physique ou mentale, de race, d'ethnie, d'origine, de communauté revendiquée, de pratiques sexuelles, de régime alimentaire, de convictions politiques, religieuses ou philosophiques, d'appartenance syndicale, susceptibles de caractériser les destinataires.
  • Leurs résultats ne sont, en aucun cas, garantis et l'absence, totale comme partielle, de réalisation n'ouvre pas droit à compensation.
  • En cas de difficultés liées à l'interprétation des présentes, la juridiction compétente est le Tribunal habituel du domicile de l'expéditeur.
Pas mal non ? Ah que je regrette de ne pas l'avoir écrit !

25 déc. 2019

Envie ou besoin ?


Messieurs et vous autres les enfants, plutôt que d'offrir à votre épouse/mère un ustensile ménager dont elle a peut-être besoin mais pas forcément envie, offrez-lui plutôt des vacances !

Une semaine (ou plus...)
  • A l'hôtel, où elle n'aura pas le lit, les courses, la cuisine, le ménage à faire ;
  • Avec spa, massages, jacuzzi, etc.. pour qu'elle ait, pour une fois, le temps de s'occuper d'elle ;
  • Seule (ou avec une vieille copine) pour qu'elle n'ait, pour une fois, pas à s'occuper de vous.

Et si vos moyens ne vous permettent pas un tel cadeau, pensez à lui offrir ce qu'elle n'ose pas s'offrir elle-même, quelque chose d'aussi inutile que du parfum ou l'objet qu'elle regarde chaque fois qu'elle passe devant la vitrine où il se trouve. Mais là, pour savoir de quel "objet" il s'agit, faut être observateur...

Et si elle vous dit qu'elle n'a besoin de rien, c'est sans doute qu'elle a envie de tout !

Au matin du 25 décembre. Alors, il a apporté quoi le Père Noël ? Un séjour de thalasso aux Maldives ? Un aspirateur ? Ou une boîte de chocolats de grande surface ?

16 déc. 2019

Devoir de mémoire

Il est bien connu qu'en vieillissant, la mémoire proche s'efface très vite alors que la mémoire ancienne ressurgit. Et c'est ainsi qu'on s'aperçoit, en évoquant quelques souvenirs, que la vie a bien changé en un demi siècle !

Dans mon lycée, au début des années soixante, le règlement précisait qu'il était interdit de venir en pantalons au-dessus de 0°, sauf pour celles qui venaient en mobylette... Je précise qu'il s'agissait d'un lycée de filles (la mixité scolaire n'existait pas encore dans le secondaire, sauf rares exceptions), à Paris,  tout à fait laïque. De nos jours, des filles en jupe au lycée, ça existe encore ? Et les mobylettes ont disparu au bénéfice d'engins variés, trottinettes, scooters électriques, ou autres.

Dans le même lycée, au cours d'instruction civique (ça existe encore ça ?), on nous apprenait que les députés étaient très peu rémunérés afin qu'il ne briguent pas le poste pour des raisons financières. Je crois que le monde a changé...

A cette même époque, on n'avait pas encore appris le parler "politiquement correct". Par exemple, on parlait d'un infirme, pas d'une "personne en situation de handicap", ce n'était absolument pas dévalorisant, n'empêchait pas de lui donner un coup de main, et c'était bien plus vite dit ou écrit !

Le petit commerce (que l'on nomme actuellement "de proximité") était florissant. On partait chez l'épicier, le cabas à la main, avec son pot à lait et ses consignes de bouteilles. On revenait avec le pot rempli, les bouteilles échangées contre des pleines, et des petits-suisses dans un carton paraffiné. Pas de plastique dans tout ça, pas de poubelles qui débordent d'emballages non recyclables, alors on se marre quand on voit une certaine passionaria se plaindre que les anciens leur ont bouffé leur environnement et leur avenir...



Bon, d'accord, on fumait n'importe où, y compris dans les lieux publics comme les cafés et les restaurants, et on roulait en voiture à la vitesse que l'on voulait, sans ceinture de sécurité, ce qui n'était pas le meilleur pour l'espérance de vie... Mais on avait de nombreux médecins qui ne demandaient pas trois semaines pour un rendez-vous et qui, oui, comme je vous le dis, se déplaçaient à domicile pour les patients cloués au lit.

Tout n'était pas parfait, loin s'en faut, on travaillait un minimum de 40h par semaine, on partait en retraite à 65 ans, seuls les plus riches avaient la télé, et les plus chanceux le téléphone. Ne parlons pas des smartphones et d'Internet...

On se demande comment on pouvait vivre en ce temps là !

P.S. On remarque sur l'image d'illustration, que l'actrice porte un foulard, c'était très à la mode à l'époque... Maintenant aussi, mais pour de toutes autres raisons !!!

5 déc. 2019

Panique à bord

Township Alexandra à Johannesburg (Afrique du Sud)

Ils sont devenus fous ! Mardi matin, je vais tranquillement prendre de l'essence à ma pompe préférée avant d'aller faire quelques courses pour ravitailler le foyer. Plus d'essence ! Ah bon ? Oui, dévalisée la dame qui me dit qu'elle sera livrée l'après-midi.. Bon, je vais aller aux pompes du supermarché, mais là, non seulement il y avait une queue monstrueuse aux pompes, mais plus une seule place sur le parking ! C'est la guerre ?? Ben non pourtant, la panique seulement. Oui, on sait qu'il y a une grève générale dure prévue pour le 5 décembre, et qu'il y a quelques dépôts pétroliers fermés, mais si les gens ne se précipitaient pas tous pour faire le plein et tenter de remplir des bidons, et faisaient leurs courses normalement, il ne se passerait rien de grave, alors que là, c'est la terreur générale...

J'y retourne le lendemain, parce que je n'ai plus qu'un quart de réservoir, et là, c'est pire, une queue à la pompe qui s'étale sur plusieurs centaines de mètres, et plus du tout d'essence au supermarché. J'abandonne. On verra bien, j'ai de quoi manger pour plusieurs jours, et de quoi aller ravitailler ensuite au village le plus propre, et n'ai plus à faire 60 kms aller retour pour aller travailler. Mais quand même, est-ce bien raisonnable cette panique collective ? Surtout de la part de retraités qui n'habitent pas une campagne isolée ? Ils ont connu Mai 68 ? Oui, moi aussi, mais à l'époque, je roulais en Solex, et il n'y a pas plus économique.

De toutes façons, on n'y peut pas grand chose, la panique engendrant la panique, il faudra attendre que la situation sociale se calme pour y voir plus clair, mais tout de même, les Français devraient regarder un peu plus loin que le bout de leur nez, dans des pays d'Afrique ou d'Asie, du côté du township Alexandra à Johannesburg (*), par exemple, pour mesurer la chance qu'ils ont de vivre dans un pays assez riche pour assurer la subsistance de la majorité de ses habitants, au climat confortable, et aux paysage variés.. Peut-être râleraient-ils un peu moins souvent ?

Parce  qu'il y aura toujours des privilégiés qui n'ont aucune conscience de l'être, des malheureux qui ratent tout ce qu'ils entreprennent, des inconscients qui disent "après moi le déluge", des hypocrites qui érigent en dogme la phrase célèbre "faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais" et tout un lot de braves gens qui subissent tout ça.

(*) Cet abominable Township (à côté, Soweto est luxueux) où s'entassent de pauvres gens, et, dans un genre très différent, l'entrée de Buchenwald en Pologne, sont les deux endroits au monde qui m'ont le plus bouleversée.

27 nov. 2019

Les jours courts

Anchorage en hiver - la gare

Alors qu'à la mi-novembre, je commence à rouspéter contre les jours trop courts, et la nuit qui tombe trop vite, ceci jusqu'au 15 janvier où ça s'améliore, je ne rêve que de retourner en Alaska, cette fois en hiver, où c'est bien pire qu'ici... Quelques heures par jour de lumière seulement... Par exemple aujourd'hui, alors qu'on n'est pas encore au solstice, le soleil se lève à 10h et se couche à 15h...

Alors ?

Arriver à Anchorage, y rester quelques jours, histoire de voir où en est Portage Glacier, et, de là, prendre le train panoramique pour rejoindre Fairbanks, en passant par Denali National Park, admirer les aurores boréales, les paysages sous la neige, aller à la messe de minuit à l'église de l'Immaculée-Conception, et rentrer à l'hôtel Mariott ensuite, emmitouflée dans ses polaires.

Ah qu'il est bon de rêver !

Je suis allée deux fois en Alaska (en été), et on dit "jamais deux sans trois", donc...

Raz-le-bol

Isolation à 1 euro, partenaire EDF, encore une autre isolation, et ça, toute la journée, ça devient insupportable. Quand je pense qu'il y a quelques temps, je ne sais plus quel gouvernement voulait règlementer Internet et faire plier les GAFA... Alors qu'aucun n'est capable de juguler cette nuisance téléphonique ! Quand on pense à l'inefficacité de Bloctel..

On essaye tous les trucs, tous les moyens que chacun tente tour à tour, et ça continue, et ça importune à longueur de jour. Pire, même le dimanche, avec les textes enregistrés et un robot, on peut continuer à polluer les gens en permanence.

Comme tout le monde en souffre, chacun y va de son truc infaillible qui ne marche jamais, de ses conseils, de sa façon de procéder, mais rien n'y fait. Si l'un cesse pour n'importe quelle raison, un autre se dépêche de prendre la relève. 

En fait, il faut changer de numéro et s'inscrire sur la liste rouge, c'est la seule solution, mais il faut prévenir toutes les personnes susceptibles de vous appeler, et là, c'est pas joué, il y en aura toujours une ou deux qui passeront au travers et qui ne pourront plus vous joindre, et tout ce travail pour ne plus avoir à supporter ces fauteurs de trouble qui sont les harceleurs téléphoniques.

En plus, cette histoire d'isolation à un euro est une belle arnaque. Vous imaginez si tous les français décidaient qu'ils isolaient leur maison pour ce prix... Où prendrait-on l'argent ?? Déjà faut être éligible aux aides, donc, ne pas avoir les moyens d'avoir une maison à soi... Vaut mieux mettre un pull de plus et chauffer moins ! Et j'aimerais bien savoir à combien se montent les soi-disant aides, et pour quel type d'isolation.

Bel enfumage, et en attendant on est dérangé entre 5 et 10 fois par jour pour leurs.... âneries !

12 nov. 2019

E-sport


Je suis pourtant une joueuse de jeux vidéos addictive, depuis les débuts avec un casse-brique jusqu'aux jeux sophistiqués sur Facebook en passant par Crafton et Xunk sur Amstrad et Indiana Jones sur Atari, et pourtant, je viens de découvrir qu'il existait des tournois de jeux avec des champions ! Certes, ce sont des jeux auxquels je ne joue pas, sur console ou sur PC, du genre Call of Duty ou Fortnite, mais il paraît qu'il y a des compétitions acharnées en public, avec des fans enthousiastes et des joueurs exceptionnels.

Ces très jeunes gens se déplacent dans le monde entier, à l'instar de vedettes du football ou du tennis, gagnent des millions de dollars, et sont adulés comme des stars. Ils s'entraînent d'ailleurs comme des sportifs de haut niveau, avec régime alimentaire et préparateurs mentaux, bien loin du geek boutonneux nourri de pizzas et de coca, que l'on imaginait. Il y a, et ça n'étonnera personne, très peu de filles, et encore moins de compétiteurs de plus de 30 ans. Ils sont donc mâles à 98% et âgés de 12 à 20 ans environ.

D'après un reportage de l’Équipe Magazine, les parents commencent par s'inquiéter de voir le fiston délaisser tout pour rester scotché devant l'ordinateur, manette de jeu en mains, et se demandent ce qu'il va pouvoir bien devenir plus tard, pour être ensuite stupéfiés de voir leur petit gagner en un tournoi ce qu'eux ont mis des années à récolter au bureau ou à l'atelier, découvrir des pays où ils n'ont jamais eu les moyens d'aller, et se demandent quand même comment tout ça va finir...

Alors, je me demande ce qu'on fabrique avec mes copines de jeu sur Facebook, à passer des heures sur Coral Isle, à se filer des astuces, à faire des échanges, à s'entraîner et à s'encourager ? On pourrait aussi organiser des championnats, avec l'ardeur et l'assiduité que l'on a pour ce genre d'activité ! Et au moins, ce serait novateur : des femmes à 98%, moyenne d'âge 60 ans (avec quelques exceptions qui ont entre 30 et 50 mais jamais en-dessous), et au moins, on ne donnerait pas du souci à nos parents ! A nos petits enfants, peut-être... Sur notre état mental....

11 nov. 2019

Où sont passés nos pièces et nos billets ?

Qui a encore un porte-monnaie avec des pièces d'un côté et des billets de l'autre ? Parce que maintenant, on paye sa baguette de pain en déposant sa carte bancaire sur l'appareil, un bip et c'est réglé ; on fait ses provisions au supermarché, en payant évidemment avec sa carte : chez le boucher, c'est pareil, d'autant plus que la carte de fidélité se fie au numéro de carte bancaire utilisé. Ne parlons pas des achats plus conséquents, chaussures, vêtements, et autres, on ne sort plus le moindre billet de sa poche, sans doute parce qu'il en faudrait trop ! Il n'est pas jusqu'à la quête à la Messe le dimanche où l'on peut remettre son obole via une application sur le smartphone...

Avantage, plus d'argent à aller chercher au distributeur, plus de monnaie à compter, paiements plus rapides et sans erreur. Mais un gros inconvénient tout de même, on perd la notion de dépense quand on ne voit plus se vider petit à petit le porte-monnaie, on manipule de l'argent virtuel en quelque sorte, et si l'on n'épluche pas son relevé de compte bancaire, on a plus de mal à savoir où on en est.

Mais c'est le progrès, et le commerçant qui refuse la carte bancaire (oui, il y en a encore, ou qui indique un montant minimum trop élevé), risque de voir fuir ses clients vers la concurrence. On a vu ainsi le chèque agoniser, n'étant plus utilisé que pour les envois postaux, même si de plus en plus, pour les règlements par courrier il est proposé un prélèvement sur carte bancaire.

Verra-t-on un jour disparaître les pièces et les billets, remplacés par des applications sur smartphone et des cartes bancaires ? Encore ne faudra-t-il pas perdre cette dernière (un petit rectangle de plastique c'est vite égaré), ni oublier de recharger son mobile !