20 juin 2022

Le climat est devenu fou ?

Oui, ça fait un moment qu'on nous le répète en ajoutant évidemment que si nous ne faisons rien, ça deviendra pire jusqu'au point de non retour.

Une vague de chaleur s'est abattue sur la France la semaine dernière, ça montait un peu plus tous les jours, les gens ne savaient plus où se mettre, surtout ceux des villes dont le béton et le macadam emmagasinaient la chaleur diurne pour la restituer la nuit. Le sud-ouest voyait le thermomètre monter au-delà de 40°, si on représente l'enfer comme une fournaise, on s'en approchait !

La Normandie a fait partie des privilégiés, ne sortant pas de la vigilance jaune pendant toute la durée de l'épisode. Dans ma campagne avec plus d'herbe et d'arbres que de béton, la température extérieure n'a pas dépassé les 34°, ce qui est d'autant moins atroce que ça s'est déjà produit, mais ce qui a été le plus étrange ça a été dans la soirée de samedi :

Tout à coup, le vent s'est levé, non, pas une violente tempête de celles qu'hélas on connaît bien, mais un fort coup de vent qui, en moins de deux heures, a fait chuter la température de 20° ! De 34, on est passé à 14, comme si, d'en-haut, quelqu'un avait pris un grand balais et avait évacué à toute allure toute une masse d'air chaud qui stagnait et grossissait. Les météorologues, surpris, ont donné des explications savantes, on sait que c'est parti de la Manche, brutalement, entraînant d'ailleurs quelques dégâts sur la côte, et s'est poursuivi sur tout le territoire normand.

Des orages ? Oui, très locaux, on a entendu quelques grondements de tonnerre, lointains, accompagnés d'averses bienvenues, et dans la nuit, il a suffi d'ouvrir grand portes et fenêtres pour que la température de la maison redevienne tout à fait normale.

Pendant ces quelques jours, les informations n'ont pas cessé d'en parler, les interviews se succédaient de gens qui tentaient de fuir ces désagréables conditions, les conseils donnés aux vieux, toujours les mêmes, des cartes des températures extrêmes, histoire d'entretenir l'angoisse et le stress....

Mais ouf ! Les résultats des élections sont arrivés, vite vite qu'on en cause... Il fait encore trop chaud dans certaines régions ? Si vous saviez comme on s'en fout...

Rien de nouveau sous le soleil

 

17 juin 2022

Un candidat malheureux

C'est l'histoire d'un monsieur qui avait posé sa candidature pour les élections législatives. Mais il se sentait bien seul. Que faire pour se faire connaître et avoir des électeurs ? Faire imprimer des tracts ? Arpenter rues et marchés de la circonscription ? Tout ça revient bien cher et prend bien du temps ! Un site web ? Une page Facebook ? Mais avant que l'un ou l'autre apparaisse dans les dix premiers résultats de Google, les élections seront terminées depuis longtemps.

Mais il y a Wikipédia voyons, ça ne coûte rien de s'inscrire et de rédiger un article à son nom. Comme c'est très bien référencé, si un électeur potentiel tape son nom dans le moteur de recherche, il tombera immédiatement sur sa biographie et ses propositions. Allons-y qu'il se dit...

Bon, l'article est vite supprimé pour non réponse aux critères d'admissibilité des personnalité politiques... Les habitués de l'encyclopédie sont vigilants, et savent très bien qu'en période électorale, ce genre de forcing est très fréquent. Un candidat n'est pas admissible, mais un député l'est. On lui conseille donc d'attendre la fin des élections pour proposer à nouveau l'article quand il sera élu..

Le lendemain du premier tour, le monsieur fait une nouvelle demande de restauration de son article en indiquant qu'il a pourtant eu 221 voix (soit 0,44%...) même s'il n'est pas élu. La réponse a été évidente ! 

Mais faut-il quand même être naïf pour imaginer, d'abord qu'un parfait inconnu peut figurer sur une encyclopédie seulement parce qu'il existe et qu'il se présente à une élection (il n'est hélas pas le seul, du chanteur en devenir, au commerçant qui veut une pub gratuite), mais surtout pour revenir le lendemain nous annoncer ses piteux résultats en espérant... Quoi ? On se le demande !

Orange suite... Et fin ?

Youpi, Internet fonctionne parfaitement, mais... Rien n'étant jamais parfait dans ce bas monde, la seconde ligne, celle qui ne sert qu'à téléphoner, est en dérangement ! Plus moyen ni d'appeler ni de recevoir un appel. Heureusement qu'il reste le téléphone mobile, qui, du coup me suit partout, contrairement à l'habitude (suis pas une accro).

J'ai donc déclaré hier le dérangement sur le site d'Orange (plus facile que de les appeler avec le portable) et je viens de recevoir un appel du technicien qui doit passer demain matin. Hélas, il appelait de sa voiture, et la liaison était très mauvaise, j'espère qu'on a réussi à se comprendre et qu'il va bien venir comme prévu... Et surtout qu'il va pouvoir vérifier toute cette installation et réparer ce qui ne va pas.

Que c'est pénible ces batailles permanentes avec la technologie, c'est stressant et épuisant. Quand je me souviens des fils électriques et téléphoniques enchevêtrés entre des poteaux de bois dangereusement penchés qui bordent les routes de l'Ouest Américain, je me dis que chez eux, ce doit être bien pire que chez nous !!

En attendant ce monsieur, il m'a fallu retrouver l'endroit où se planque la boîte de branchement, enfouie sous les branches, le lierre, la mousse et les troncs de la haie, bien fournie en cette saison, tout ça pour que le monsieur puisse voir si la panne vient bien de là, comme ça a été le cas il y a fort longtemps (avant Internet par ADSL, soit avant 2004...). Mon dos et mes pattes arrière n'en peuvent plus !!

Mardi 14 : monsieur Orange arrive, vérifie un truc, en change un autre, je le suis en clopinant, c'est là qu'on voit les inconvénients d'un trop grand jardin, fait des tests, des re-test. On finit à l'intérieur, à pister le trajet des fils téléphoniques jusqu'à la prise de l'appareil, pas de bruits incongrus, de grésillements et autres craquements, internet fonctionne toujours (mais ce n'était pas sa ligne qui était en cause là). Tout marche bien. Le monsieur m'avertit toutefois qu'il reste un défaut sur la ligne, un petit, qui serait situé entre les branchements de France-Télécom et la maison, donc hors de leur périmètre d'intervention, et me dit que si le problème se reproduit, que je fasse appel à un électricien qui passera un nouveau fil dans les gaines existantes (enterrées, mais heureusement avec les regards qui évitent d'avoir à tout défoncer).

14h : madame Orange vient aux nouvelles, je lui raconte ce que son collègue m'a dit, elle m'annonce l'arrivée d'un questionnaire qualité et me souhaite une bonne journée. Reste encore le contact avec l'autres madame Orange par tchat ce soir à 18h.

Croisons les doigts pour que l'incident ne se reproduise pas... Le précédent remonte à plus de 15 ans, et dans 15 ans, Dieu sait où on sera !

Mercredi 15 : Raté ! Si Internet fonctionne malgré quelques rares coupures courtes, c'est la ligne téléphonique qui ne fonctionne plus. Un appel ? Ça sonne mais... Le numéro ne s'inscrit pas sur l'écran du téléphone et si on cherche à répondre, on n'a que des grésillements et pas de correspondant à l'autre bout. Et si on cherche à appeler, ça sonne chez le correspondant, mais il n'a droit qu'à des craquements, des crachouillis, et autres joyeusetés. Je rappelle le 3900, et j'ai rapidement un conseiller qui m'annonce le passage du technicien demain matin... Sauf qu'un sms et d'ailleurs le service dépannage d'Orange m'indiquent vendredi 17 entre 8h et 13h. Et voilà, on va repartir dans les cavalcades dans le jardin et dans la maison, au grand dam de mes vieilles jambes ! On en finira quand avec tout ça ? Enfin, il reste les deux portables, s'il faut appeler les pompiers !! Et tout ça sur fond de canicule en cours d'aggravation.

Fin (ou pas) de l'aventure. Monsieur Orange est venu ce matin vendredi 17 juin, comme prévu. Il a passé du temps, a tout exploré, et nous a dit la même chose que son prédécesseur, qu'il fallait changer le câble souterrain, trop vieux et abimé, donc faire appel à un électricien. Il a quand même bricolé je ne sais quoi, en me disant que ça allait améliorer (sinon guérir) les dysfonctionnements, au moins temporairement. Et il m'a laissé son numéro de téléphone pour que je le tienne au courant, rare ça...

On en reste là, à chaque jour suffit sa peine, c'est Jésus qui l'a dit, alors.....
 

11 juin 2022

Pénurie de moutarde ?

On avait connu la pénurie de PQ au début de la pandémie du Covid, et là, ne voilà-t-il pas qu'on est en pénurie de moutarde ! C'est vrai que j'ai pu constater que mon Aldi préféré en était démuni, ainsi que la supérette locale, pourquoi ? Le Figaro a analysé ce grave problème...

En résumé, on importe de la graine de moutarde d'abord du Canada, lequel ayant connu d'importantes sécheresses en 2021, n'a pas pu produire la quantité escomptée, mais aussi du Népal et... De la Russie et de l'Ukraine, d'autant plus que le Canada a réduit ses surfaces de production.

Donc, si on conjugue les effets du dérèglement climatique avec la guerre entre la Russie et l'Ukraine, on arrive à une pénurie de ce condiment indispensable dans la vinaigrette des salades et avec la choucroute !

C'est grave ? Oui, pour les Canadiens qui n'ont plus rien à exporter, donc un manque à gagner, et pour les Russes et Ukrainiens qui n'avaient pas besoin de ça en plus pour être dans le pétrin. Et moi qui croyais innocemment que la moutarde de Dijon était produite avec des graines locales.... Quelle naïveté ! Décidément l'économie mondiale est chose bien trop compliquée pour ma petite tête.

"Le Royaume des Cieux est semblable à un grain de moutarde qui, lorsqu'on le sème en terre, est la plus petite de toutes les semences de la terre ; mais une fois semé, il monte, devient plus grand que toutes les plantes potagères et pousse de grandes branches, en sorte que les oiseaux du ciel peuvent habiter sous son ombre." C'est Jésus qui l'a dit ! Donc : il y avait des cultures de moutarde en Palestine il y a 2000 ans, et le Royaume des Cieux n'est pas pour demain, hélas...
 

Internet Orange Saga

Quoi ? Plus d'internet ?? C'est quoi ce cirque, ce b****l ? J'fais quoi moi sans internet ? En fait, mercredi 8 juin, il y avait des coupures de connexion, plus ou moins longues, ça revenait une minute ou deux, ça repartait. J'ai du rebooter la box une bonne dizaine de fois.... De guerre lasse, j'appelle le service client d'Orange. Il y avait des craquements importants sur la ligne téléphonique, mais ce n'était pas celle d'internet sur laquelle il n'y a pas de téléphone branché, j'arrive tout de même, après un passage par un serveur vocal, à avoir un conseiller, qui était d'ailleurs une conseillère, fort aimable. Elle m'annonce que la réparation sera effectuée sous 72h, et qu'elle me rappellera samedi 11 entre 17 et 18h.

Hier jeudi 9, ça a bien marché pendant un moment, puis coupure, puis ça remarche, autant dire que ce n'était que très moyennement fiable. Ce matin, vendredi, aucun souci de 8h à 10h, puis, coupure à nouveau, reboot de la box, et je pars faire les courses. En sortant de chez moi, je vois une camionnette Orange qui partait de l'endroit où se trouve le poteau téléphonique qui me dessert (la suite est enterrée pour des raisons d'esthétique), j'ai bien tenté de lui faire des signes pour qu'il s'arrête, j'étais juste derrière lui, mais il ne m'a pas vue...

Au retour, tout fonctionnait parfaitement ; il est 18h, et tout fonctionne toujours, mais... Je reçois un sms me disant que ma ligne a un défaut, et qu'il me faut aller sur la page de dépannage d'Orange. J'y vais (tant que je suis connectée...), fais le test, et je reçois la réponse suivante : "Votre ligne a un défaut. Le déplacement d'un technicien est nécessaire. Un conseiller va vous expliquer les conditions de l'intervention et vous proposer un rendez-vous.", et là, je me mets à discuter avec quelqu'un (ou une IA..) dans un chat qui ressemble à Messenger... J'en suis là et J'attends... Le bon vouloir d'Ela... Qui est censée accéder à mon dossier, 5 minutes, 10 minutes... 20 minutes (et deux parties de Solitaire..) et la madame me demande de confirmer le rétablissement des services internet... Ben oui, sinon, comment j'aurais fait pour arriver sur votre site et discuter avec vous ? Après étude de mon dossier elle me dit que puisque la connexion est rétablie, tout va bien, qu'il n'est pas nécessaire de faire déplacer un technicien et qu'elle me recontactera lundi entre 10 et 12h par messagerie. Bon, je vais laisser cet onglet ouvert, parce que je n'ai pas trop compris par quels méandres il fallait passer pour rejoindre Ela dans le site d'Orange.

Maintenant, on attend demain soir, où je dois recevoir l'appel de la première conseillère, on verra ce qu'elle pense de faire venir un réparateur, elle au moins, je suis sûre qu'elle est humaine !

Samedi 11. Coup de fil attendu et reçu. L'aimable dame me confirme que si tout fonctionne bien, il est inutile d'avoir la visite d'un technicien qui ne verra, et pour cause, rien d'anormal. Elle me dit que toutefois, elle va mettre la ligne téléphonique sous surveillance, et me rappellera mardi prochain.

Donc, fin de l'épisode pour cette fois, avec quand même un grand merci aux services d'Orange qui sont empathiques et efficaces.

Comment se passer d'internet de nos jours ? Un numéro de téléphone à chercher ? Une information générale ? La chaîne de télé qui diffuse un match de foot ? La déclaration d'impôts ? Les différents mails que l'on peut recevoir ? Les comptes bancaires à consulter ? Certains achats ? Les remboursements sécu ? Sans oublier les jeux sur Facebook évidemment.... On est vraiment devenu tributaire de ce moyen de communication et l'on ne sait plus comment le remplacer. Tout est suspendu à un fil de cuivre qui transporte les O1OO11O.... C'est grave, non ? Mais on est aussi tributaire de l'électricité, de l'eau sur l'évier, de sa voiture quand on habite la campagne, et sans doute de bien d'autres détails dont on apprécie l'usage seulement quand ils viennent à manquer !
 

6 juin 2022

Sécurité routière ou paranoïa ?

Non loin de chez moi, dans la vallée, il y a un petit village de moins de 300 âmes, dont quelques unes habitent un hameau près de la rivière. Une route étroite le traverse, entre jardins et maisons, sans trottoirs évidemment, avec des bas-côtés boueux par temps de pluie. On ne peut pas y rouler vite en voiture, d'autant plus qu'on croise difficilement.

Eh bien, sur 300 mètres, on rencontre :
* Une chicane avec rétrécissement de la chaussée, même que je me demande comment font les livreurs de fuel et autres camions moyens pour passer ;
* Suivie d'un "gendarme couché", bien haut ;
* Suivi d'une seconde chicane, en sens inverse de la première, avec là aussi un rétrécissement important de la chaussée ;
* Ensuite on passe sur deux coussins berlinois ;
* Et pour finir en beauté, son tressaute sur quatre bandes rugueuses !!


 

Déjà qu'avant, il était quasi impossible de dépasser le 30km/h, là, on hésite à passer la seconde !

Je me souviens d'un ouvrage satirique de Jean-Yanne, intitulé "l'apocalypse est pour demain" (1977) qui racontait que devant le nombre trop important de voitures dans les rues, il avait été instauré une mitrailleuse automatique qui crachait ses balles sur un conducteur sur dix... On se demande pourquoi le maire n'a pas pensé à ça.... Surtout que sur cette petite route, il ne passe pas grand monde. Mais c'est vrai qu'une partie des riverains sont des "parisiens"..

Un peu plus loin, après être passé entre les champs, on arrive à l'entrée du village suivant, encore moins d'habitants, et là, une magnifique pancarte indiquant 50km/h, sauf que, étant donné l'étroitesse de la rue agrémentée d'un virage sans visibilité, et la difficulté à croiser, il est tout à fait impossible de rouler à 50, 30 à la rigueur...

Qu'on se préoccupe de la sécurité de ses administrés, c'est une bonne chose, mais virer à la paranoïa, là, ça devient grave, parce que cette multiplication d'obstacles sur la route rend la circulation bien désagréable, et souvent dangereuse par temps de pluie, ou de nuit, avec en plus, la rage de payer pour les inconscients.

1 juin 2022

Et une arnaque téléphonique de plus !

''Bonjour madame, c'est le magasin Carrefour, nous venons de faire une loterie, et vous êtes une de nos gagnantes pour un chèque de 500 euros. Je vais vous donner un code, prenez de quoi écrire, et puis, vous téléphonerez à madame Martinez, notre responsable, en lui donnant ce code, vous lui donnerez votre adresse pour qu'elle puisse vos adresser votre prix''

Bien sûr monsieur, j'ai bien noté MN06 et le numéro 08 90 14 09 53... Lequel n'appartient évidemment à personne ! Pas de chance monsieur, j'attendais justement le livreur à domicile de Carrefour, qui est forcément au courant de ce genre d'arnaque et a haussé les épaules en me disant que ça devait venir de Marrakech (plausible, vu l'accent du monsieur).

On se marre, enfin, pas vraiment, parce que déjà le harcèlement téléphonique c'est pénible, mais si en plus les arnaques se multiplient.. Mais au fait, c'est à Carrefour de faire sa propre police et d'éviter que des malfrats se fassent passer pour eux, ça ne leur fait pas une bonne publicité !

Gestes écologiques


 Un magazine féminin a une rubrique où une personnalité est questionnée, et, parmi les questions, figure celle-ci : quels sont vos gestes écologistes, pour la planète ?

Voyons voir, qu'est-ce que je fais moi ? Voyons déjà les gestes non-écolo...

* J'ai porté des vestes en fourrure, oui, la peau d'un animal ! Quelle horreur !! Bon, d'accord, c'étaient des visons d'élevage et de l'astrakan, qui est un mouton, mais quand même... Je ne risque plus de les mettre, d'abord, je n'y entre plus (non, on ne rigole pas) et en plus je me ferais lyncher dans la rue.
* J'achète en mai des raisins d'Afrique du Sud, oui, des fruits hors saison, qu'un avion gourmand en kérosène m'a apporté ! Mais ils ne sont pas chers (chez Aldi), et ça me faisait plaisir d'aider ce pays que j'aime beaucoup et qui en a tant besoin, malgré les progrès observés en plusieurs voyages effectués là-bas.

Par contre :

* J'éteins systématiquement la lumière d'une pièce dont je sors ;
* Je ne laisse pas couler un robinet quand j'ai fini d'utiliser de l'eau ;
* J'utilise des sacs à provisions, ou un chariot pour faire mes courses ;
* J'essaye de grouper mes déplacements pour ne pas sortir ma voiture plusieurs fois par jour (*);
* Je maintiens 19° maximum en hiver dans la maison, et moins dans les chambres ;

Et ça, je le fais depuis toujours, parce que c'est ainsi que j'ai été élevée ! C'était bien avant que l'on parle d'écologie et de sauvegarde de la planète ! Alors je me demande à quel moment il y a eu divergence dans l'éducation pour que les jeunes actuels reprochent aux aînés ce que eux ne pratiquent plus depuis longtemps. Quand j'entends Greta (**) s'en prendre aux "boomers", ça me fait bondir ! Qu'elle commence à vivre comme eux, comme j'ai été élevée, sans gaspiller (il fallait finir son assiette et ne pas faire couler l'eau pour rien), sans changer de vêtement plusieurs fois par jour en le mettant au sale (il n'y avait pas de machine à laver..), sans avoir 25° partout pour pouvoir vivre en vêtements légers, sans changer de téléphone mobile ni d'ordinateur (OK, ça n'existait pas !)...

En fait, ma génération a eu beaucoup de chance, elle n'a pas connu la guerre, ni les privations, il y avait beaucoup de travail pour tout le monde, et était au chômage celui qui le voulait bien. Elle a connu la facilité et l'optimisme des "Trente Glorieuses", elle a bénéficié d'une scolarité où on apprenait de nombreuses choses, et où la curiosité et la culture étaient favorisées, donc, je comprends le désarroi des jeunes actuels qui n'apprennent même pas à lire et écrire correctement à l'école, et ce n'est pas de leur faute, et qui s'inquiètent pour leur avenir si incertain..

Mais ce n'est pas une raison pour accuser les "vieux" de toutes les turpitudes dont ils ne sont pas responsables !

 

(*) D'accord, je ne sors plus en vélo, mes vieilles jambes me l'interdisent...
(**) Et maintenant, c'est Jean-François Kahn qui soutient cette croisade, alors qu'il a 83 ans, et qu'il a donc encore plus connu que moi la même période..



20 mai 2022

Merci Enedis

Il faisait bien sombre ce matin, on entendait un faible grondement de tonnerre qui venait de très loin, j'ai fini ce que j'avais à faire à la salle de bain avant de monter débrancher la box et l'ordinateur, et avant que j'ai pu y arriver, un éclair et un énorme coup de tonnerre ont ébranlé l'air ambiant et m'ont plongée dans le noir, plus de courant ! J'étais atterrée, moi qui suis si pointilleuse sur la protection de mon équipement, qui débranche mes outils favoris du plus loin que je vois un orage arriver, au point que j'en suis stupide de précautions, me faire avoir ainsi....

Et là, on attend une heure... Toujours pas de lumière. Je me décide à téléphoner au service dépannage d'Enedis, qui répond, heureusement assez vite. Un premier monsieur bien aimable me dit qu'il n'y a aucune coupure de courant dans mon secteur(*) et me demande de vérifier les disjoncteurs, me précisant que le courant arrive normalement à mon compteur Linky, avec ses trois phases. Or, j'ai deux disjoncteurs, l'un dans la maison, mais l'autre, celui du compteur Linky, est tout au fond du jardin, à une bonne centaine de mètres de la maison... Celui de la maison étant OK, je descends sous la pluie vérifier l'autre, il était OK aussi... Alors ?

Eh bien, je retéléphone à Enedis, et là, une dame me dit qu'il faut dans ce cas, retourner au compteur Linky et appuyer sur un petit bouton bleu marqué test. Je repars, toujours sous la pluie, appuie sur le bouton, ce qui fait disjoncter Linky, je remonte la manette et remonte au téléphone...

Troisième appel à Enedis. Là, j'ai affaire à un monsieur, aussi aimable que ses prédécesseurs, auquel j'explique mes différentes manœuvres. Alors, me dit-il, vous allez à votre tableau de fusibles, et vous vérifiez que la manette du "différentiel" est bien en position haute. C'est quoi ça ??? Il m'explique qu'il s'agit d'un fusible spécial, isolé, situé à gauche du tableau de fusibles. Là, je ne coupe pas la communication, et descends au sous-sol. Effectivement, le différentiel avait disjoncté, je le remets dans la bonne position et.... La lumière fut ! Je remonte remercier le monsieur.

Deux remarques :

1/ j'aurais peut-être gagné du temps et de la fatigue en appelant depuis le lointain compteur Linky avec mon téléphone portable plutôt qu'avec la ligne fixe (**), mais avec ces serveurs vocaux où il faut taper 1 puis le code postal, puis 2 pour avoir un technicien humain, avec le mobile et sous la pluie, ce n'était vraiment pas pratique.

2/ J'aurais au moins appris l'existence de ce fameux différentiel, ce qui me permettra, si la chose se reproduit, de savoir ce qu'il faut faire. Mais ce genre d'éclair/tonnerre violent alors que l'orage était encore très éloigné, c'est la première fois que je vois ça !

Au fait, la box et l'ordinateur vont bien. Merci au différentiel qui a protégé l'installation ! Mais j'ai quand même attendu plusieurs heures avant de les remettre en marche, on ne sait jamais...

Quant à Enedis, leur numéro d'urgence est bien utile, et leurs conseillers patients et courtois, par contre, on se marre quand, dans le speech qu'ils font avant de passer le technicien ils vous disent : vous avez une panne de courant ? Téléchargez l'application machintruc sur votre smartphone, ou allez sur notre site... Eh Monsieur Enedis, un ordinateur, ça marche avec du courant, on fait comment pour aller sur Internet si on est en panne ?

(*) J'avais téléphoné à mon plus proche voisin qui m'a dit que tout était normal chez lui.
(**) Heureusement qu'il me reste un vieux téléphone analogique, qui, contrairement à celui sans fil, n'a pas besoin de courant électrique pour fonctionner. 


19 mai 2022

Kafkaien

Ma mutuelle me demande un relevé de compte de la sécu concernant un acte médical, mais il y a bien longtemps qu'on ne reçoit plus de décompte papier, si on veut savoir si on a été remboursé, faut aller sur Ameli pour en prendre connaissance (ou attendre son relevé bancaire, certes, mais ce n'était pas ça que voulait la mutuelle).

Allons-y, papier, crayon, carte vitale, et tutti quanti. Il faut créer un espace personnel, oui mais comment ? En donnant votre mot de passe et le numéro qui s'affiche en haut à gauche du verso de la carte vitale. Le mot de passe qui m'avait été donné par mail avait expiré, il a fallu que j'en demande un autre, qui est arrivé par mail, mais qui avait une durée de vie d'un quart d'heure ! Par contre, il n'y a plus de numéro sur le verso de ma carte vitale, il est effacé depuis bien longtemps, je fais quoi ? Une fenêtre s'ouvre en me disant que si je ne peux pas créer mon espace, je peux m'adresser à tel numéro de téléphone. J'essaye en me disant que ça ne répondra sûrement pas.... Eh bien si, une première dame, charmante, qui comprend vite le problème, et m'aiguille vers un monsieur, non moins charmant, qui me demande numéro de sécu (normal), confirmation de ma date de naissance et de mon adresse, et les trois derniers chiffres de mon numéro d'IBAN (oui, j'avais pensé à sortir le carnet de chèque, parce que j'avais vu avant une vidéo qui expliquait ce qu'il fallait apporter). Très vite, il me donne un numéro de carte vitale en me disant de ne pas le perdre, et me propose de m'aider pour la suite (il avait du repérer mon âge...), je refuse en me disant que je devrais y arriver. Oui, j'y suis arrivée, mais quand on se connecte il faut choisir un mot de passe, et attendre un mail qui donne une série de chiffres, eux aussi à durée de vie limitée, pour confirmer, et cette fois, ça marche, l'espace est créé !

Maintenant, je retourne sur Ameli pour récupérer le document nécessaire. Là aussi, faut attendre un mail (ou un SMS, comme la banque pour les achats sur Internet), et youpi, j'accède au décompte, que je peux sauvegarder en .pdf (avec la fonction de Chrome, pour ça, la banque est mieux, elle propose une case pour télécharger ce qu'on veut en .pdf) et envoyer par mail à la mutuelle.

Bon, ben, j'ferai pas ça tous les jours... Quelle galère que ces "espaces client" qui accompagnent toute démarche en ligne, identifiant, password, confirmation par mail, et tutti quanti, est-ce un progrès ? J'en doute fort, si c'est plus simple pour l'organisme, c'est bien plus "chiant" (passez moi l'expression) pour l'usager qui n'a pas le choix que de se débattre dans les méandres d'un site pas toujours clair ni bien fait.

En plus, tout le monde s'y met, la banque, la Sécu, la mutuelle, les impôts, et même les organismes caritatifs auxquels on fait un don, qui proposent (quand ils n'imposent pas) d'aller chercher le reçu fiscal sur... L'espace personnel !

Au passage, il a quand même fallu l'intervention d'un humain pour que tout se résolve, avec sourire et gentillesse en plus, comme quoi, l'informatisation des services n'est pas toujours un bien pour l'usager, et c'est moi, qui passe de si longues heures devant mon ordinateur, et ceci depuis bientôt 40 ans, qui le dis !

P.S. La mutuelle m'a envoyé un mail pour m'indiquer qu'elle avait effectué le remboursement des frais suite à mon envoi de décompte sécu, et elle m'enjoint d'aller en voir le détail sur.... Mon espace personnel !!!
 

16 mai 2022

Voyages, voyages

Arthur Rimbaud, qui aimait tant à parcourir le monde et vivre des aventures plus ou moins rocambolesques, a du être amputé d'une jambe à la suite d'un accident qui a mal tourné. Il écrivait ceci :

Quelle tristesse, en pensant à tous mes anciens voyages et comme j'étais actif, il y a seulement cinq mois ! Où sont les courses à travers les monts, les cavalcades, les promenades, les déserts, les rivières et les mers ?

Et cela :
je voudrais faire ceci et cela, aller ici et là, voir, vivre, partir : impossible, impossible au moins pour longtemps sinon pour toujours.

Moi qui aime tant voyager, qui a tant aimé découvrir de nouveaux horizons, ou revoir des lieux appréciés, visiter des musées ou des monuments, explorer un hôtel inconnu... Que je le comprends ! Impossible ? Oui, quand on est aidant d'une personne handicapée, et qu'on a du mal à marcher soi-même, toutes les évasions restent à l'état de rêve, à court et moyen terme. Peut-être qu'un jour, une solution sera trouvée, un voyage possible, qui sait ? Reverrais-je l'Amérique un jour ? Dieu seul le sait !


 En attendant, on se console en se disant que peu de gens ont eu la chance que j'ai eue de voir d'extraordinaires paysages, et d'aller aussi loin si souvent.

6 avr. 2022

Utopie ou pragmatisme

Les professions de foi des candidats à l'élection présidentielle sont arrivés dans les boîtes aux lettres. En bon citoyen qui souhaite choisir en son âme et conscience, on commence à les lire. Ah les belles promesses que tous nous font, étrangement semblables d'un bout à l'autre du panorama politique. Tiens, par exemple, la lutte contre les déserts médicaux, sujet que du fond de mon territoire rural, je connais bien. Tous disent qu'ils vont tout faire pour qu'il n'y ait plus de différence entre la ville et la campagne, et que tout français doit pouvoir se faire soigner. C'est bien, mais personne ne dit comment il va procéder... Ça fait plus de 30 ans qu'on le dit, et on n'a toujours pas trouvé la solution ! Comment obliger un jeune médecin à s'installer en zone rurale dans la France profonde alors qu'il souhaite exercer dans une grande ville ou en région PACA ? On a tout essayé : loyer gratuit, locaux neufs et fonctionnels, impôts allégés, et rien, toujours rien, toujours aussi difficile d'obtenir un rendez-vous médical... Ce ne sont pas les candidats de cette année qui ont la solution miracle, pour ce qu'on en lit sur leurs tracts !

Il y a aussi ceux qui prônent la voiture électrique et les économies de chauffage en refusant le nucléaire et en arrivant à leurs bureaux chauffés à 24° en voiture de fonction à essence (pas en vélo, voyons, faites ce que je dis, pas ce que je fais), ce qui me fait toujours penser à cette parole de Jésus, il y a 2000 ans : "Ils lient des fardeaux pesants, et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt." (Matthieu 23:4).

Et la retraite à 60 ans ? Quelques uns annoncent que ce ne sera plus possible, et qu'il faudra travailler jusqu'à 62 voire 65 ans, c'est honnête mais peu populaire. D'autres affirment qu'ils sont pour rétablir la retraite à 60 ans, mais ajoutent en douce qu'il sera demandé seulement 42 ans de cotisations (*)... Ce qui sera impossible pour ceux qui ont fait des études, parce qu'on n'a pas fait cinq ans d'études avant 20 ans !

Et l'éducation nationale ? Là, ils sont tous du même avis, et c'est une bonne chose : revenir aux fondamentaux en classe : lire, écrire, compter. On a trop vu d'élucubrations dans l'enseignement qui fabriquent des illettrés incapables d'écrire une phrase simple sans fautes, si encore ils avaient appris autre chose, mais même pas... Quelle chance ma génération a eu de bénéficier d'une "vraie" école, qui, non seulement apprenait les fameux fondamentaux (**), mais en plus donnait le goût d'approfondir et la curiosité d'apprendre davantage.

Eh bien, on va quand même aller voter, parce que ce droit si chèrement acquis est un droit fondamental que trop de citoyens d'états totalitaires nous envient, sans oublier que le droit de vote des femmes en France ne date que du .... 21 avril 1944 !

(*) Oui, je sais, j'ai pris ma retraite à 60 ans, mais j'avais eu mon Bac jeune, et n'ai pas fait de longues études, donc, à 15 jours près, pour mes 60 ans, j'avais mes 40 ans de cotisations... Fallait en profiter !

(**) Oui, je sais, je ne sais toujours pas compter à mon âge, mais même la meilleure école ne peut pas faire de miracles avec un cerveau atteint de dyscalculie profonde !!
 

2 avr. 2022

Triste Premier Avril

Autrefois, le premier avril était source de farces plus ou moins drôles, depuis le poisson en papier accroché dans le dos, jusqu'aux fausses nouvelles entendues à la télévision ou à la radio, mais cette année... Rien... On n'a pas le cœur à rire !

Il est vrai que les nouvelles de la guerre en Ukraine avec son lot d'images insoutenables de destruction et de population fuyant l'horreur n'incite pas à sourire et à s'amuser. On parle de pénurie de blé dans certains pays, entraînant des famines ; du coût de la vie qui augmente au détriment des plus précaires, avec l'essence et les denrées de base qui deviennent des denrées de luxe. Alors, effectivement, on n'a pas envie de faire des blagues aux copains..

Sans oublier en France les élections qui sont proches et dont les campagnes ont été bousculées par la guerre, les candidats ayant eu bien du mal à s'exprimer, ce qui risque d'amener une abstention plus massive que d'habitude.

Comme seul poisson d'avril, on a eu la météo qui, après une semaine printanière qui remontait un tant soit peu le moral des gens, a apporté des chutes de neige dans des endroits qui ne s'y attendaient pas à ce moment de l'année, et une baisse des températures telle qu'il a fallu ressortir pulls et manteaux d'hiver. Mais ce n'était pas un poisson d'avril bien drôle..

21 mars 2022

Printemps 2022

 C'est le printemps, les oiseaux sont tout nerveux et piaillent d'abondance ; le forsythia n'est qu'une boule jaune, les arbres sortent des petits bourgeons ou fleurissent, les pâquerettes tapissent l'herbe, il fait très doux.

Il y a deux ans, on était confiné, avec uniquement le droit d'aller ravitailler pour le strict nécessaire, avec un masque sur le visage qu'on avait encore bien du mal à se procurer. Et là, plus de masques, plus de passeport sanitaire, le droit d'aller partout... Même si les 2/3 des gens croisés ont encore leur masque... Habitude et seconde nature ? Peur d'une éventuelle contagion ?

Et ailleurs dans ce vaste monde, rien de changé : des obus tombent sur des civils, des maisons s'effondrent sur leurs habitants, des conflits éclatent en Afrique tandis que la guerre s'intensifie aux portes de l'Europe qui en a déjà connu tant. L'Histoire et les expériences antérieures ne servent à rien.

On nous rebat les oreilles avec les élections présidentielles, l'essence va bientôt coûter plus cher que le vin, tandis que les Écologistes réfléchissent sérieusement à ce qui pourrait le plus enquiquiner les gens sous prétexte de sauver la Terre !

Alors voilà quelques fleurs, d'arbres modestes qui agrémentent un parking local, histoire de se remonter le moral au début des beaux jours qui s'avancent. 



Un excellent service

Il arrive un moment où la manutention des packs d'eau ou de lait devient pénible. En effet, il faut prendre le pack sur le rayon, le déposer dans le caddie, à la caisse le sortir sur le tapis roulant, le remettre dans le caddie, arrivé à la voiture, on le dépose dans le coffre, et à la maison, on le sort du coffre pour le descendre à la cave.. Ceci multiplié par le nombre de packs achetés.

Avec le drive, c'est déjà mieux, si on n'a pas le mal de le mettre dans la voiture, il faudra quand même l'en sortir une fois arrivé, et le descendre à la cave.

Alors, j'ai voulu essayer la livraison à domicile, et là, c'est vraiment l'idéal. La veille, on fait ses courses sur le site du supermarché, on choisit l'heure de la livraison le lendemain, et à l'heure dite, le monsieur arrive, non seulement il sort les packs de sa camionnette, mais il a l'obligeance de les descendre au sous-sol. Toute la partie pénible, surtout quand on a mal au dos, n'existe plus. C'est la solution que je vais choisir à l'avenir !

En attendant, un grand merci au préposé à la livraison de Carrefour pour sa ponctualité et son obligeance.

15 mars 2022

En vrac

 Ayant vu dans une publicité sur Facebook des couettes sans housse, lavables en machine, qui évitent la pénible pose de la housse, j'ai voulu aller voir chez le marchand de linge de maison local, s'il en avait. Hélas, sur sa devanture, il y avait bien les heures d'ouverture, et j'étais dans le bon créneau, mais c'était fermé, il n'y avait personne. Un grand panneau était collé sur la porte : Non à l'e-commerce, préférez vos commerçants locaux... Manque pas de sel là, encore faudrait-il pouvoir le faire vivre, le commerce local de centre ville, mais si le marchand est absent aux heures d'ouverture, on fait comment ? Renseignements pris auprès des "Fruits et légumes" d'à-côté, quand il n'est pas dans son magasin, c'est qu'il est dans la boutique d'en face, que tient sa femme.. Et quoi encore ? 

Mission des druides - Mars 2022

Mon jeu favori en ce moment, c'est Coral Isle 2, j'y joue en compagnie d'un groupe de copines, nous nous entraidons et nous refilons des trucs et astuces. Mais les développeurs de ce jeux sont basés en Ukraine... Enfin, pas tous, et sans doute pas leurs serveurs sinon, le jeu n'aurait plus fonctionné depuis plusieurs jours. Même si Internet abolit les frontières, il ne doit pas être du tout évident pour ceux qui sont en Ukraine de correspondre avec ceux qui sont en Californie ou ailleurs. Or, une nouvelle mission (un évènement qui se produit plusieurs fois par an, sur un mois, et qui passionne les joueurs assidus) était prévue et n'est toujours pas lancée (*). Là, les opinions divergent : certains se plaignent de ce retard, et d'autres, la majorité, s'indignent d'une telle attitude et d'un tel manque de compréhension pour un peuple qui subit une guerre, alors qu'il ne s'agit que d'un jeu ! La société est dans la région de Donetsk, mais sur leur site, l'adresse indiquée pour les jeux est QuartSoft Corp. 743 Catamaran str., Foster city, CA 94402...

Hier 14 mars 2022, on ôtait le masque partout, chez les commerçants, dans les grandes surfaces, à l'église, partout sauf dans les transports (métro, train, avion) et dans les établissements de santé. Ah, quel plaisir de pouvoir respirer librement à nouveau, de ne pas avoir à garder son masque sous le coude - façon de parler - quand on le quittait à l'extérieur mais qu'il fallait le remettre à l'intérieur... Mais, pour ce que j'ai pu observer, une personne sur deux l'avait encore... Pourquoi ? Certains parce que l'habitude est prise et qu'ils ont oublié que ce n'était plus obligatoire ; d'autres parce qu'ils ont peur d'être en contact avec des personnes malades qui ne resteraient pas chez elles ; D'autres enfin trouvent qu'il est trop tôt pour l'enlever... Alors qu'on a eu tant de mal à le leur faire mettre, maintenant qu'on peut s'en passer, ils font de la résistance !

De toutes façons, entre les bombardements si meurtriers en Ukraine et le prix de l'essence, le virus ne fait plus la une des journaux.

(*) Elle est lancée, on est en plein dedans !



24 févr. 2022

Sommes-nous devenus fous ?


 On commençait tout juste à voir le bout du tunnel de la pandémie. On commençait à parler de lever de restrictions, comme le masque à l'intérieur, et on commençait à penser à revivre comme avant, en embrassant ses amis, et à pouvoir aller librement partout. Avant même que tout cela soit mis en pratique, alors qu'on en était seulement au stade de l'espérance, voilà qu'un grave conflit éclate aux portes de l'Europe, entre l'Ukraine et la Russie. On connaît la nostalgie des oligarches russes pour l'URSS, et on se dit qu'après l'Ukraine, ce sera au tour de la Biélorussie, ou d'autres...

Que faire contre un dictateur qui n'a ni foi ni loi, qui suit son chemin en se moquant éperdument des autres pays, et qui méprise toute forme de diplomatie qui n'irait pas dans son sens ? Ce n'est pas la pauvre Europe dont les ressortissants ont déjà tant de mal à s'entendre entre eux, ni les USA dont le président vieillissant n'a pas un grand charisme, qui peuvent faire grand chose devant une aussi puissante détermination. Des mesures économiques de rétorsion ? Mais la Russie peut faire bien pire, surtout que ses dirigeants n'ont pas le souci du bien-être de leur population comme principe premier... Des mesures militaires ? Lesquelles ? On ne va pas déclencher un troisième conflit mondial pour sauver l'Ukraine en sacrifiant des millions de gens, sachant que, de toutes façons, le Kremlin recommencera tôt ou tard.

Au fond, je suis fort contente d'être née il y a trois-quarts de siècle, j'ai fait le plus gros, mais, quel triste avenir pour ceux qui nous suivent, entre ceux qui veulent sauver la planète mais surtout si ça ne dérange pas leur quotidien, ceux qui veulent que leurs préférences sexuelles soient connues et reconnues du monde entier en exigent des eur(e)s et des iel à tous les mots, et ceux dont l'univers se limite à l'écran de leur smartphone...

Sommes-nous devenus fous ?


L'image d'illustration a été prise lors d'un voyage à Moscou, en 2007, au Kremlin, avec ses nombreuses églises et son canon historique.

Surprenant !

 Il y a effectivement des comportements, chez mes concitoyens,    qui me surprennent :

 J'ai vu une vidéo faite par une dame qui mettait un point d'honneur à acheter le moins cher possible, ayant de petits moyens, ce qui se comprend. Elle traquait les bons de réduction, épluchait les publicités pour voir où étaient les promotions les plus avantageuses, et suivait de nombreuses applis sur son smartphone qui lui donnaient en temps réel les différences de prix des produits usuels entre divers magasins, afin d'aller au moins cher. 

Deux choses m'interpellent : déjà, pour installer de nombreuses applications, il faut un téléphone à grande mémoire, ce qui n'est pas le cas des bas de gamme, donc, le sien devait être déjà bien plus perfectionné. De plus, aller d'un magasin à l'autre, en voiture évidemment, on ne va pas au supermarché à pied sauf rares exceptions, au prix de l'essence, c'est coûteux en carburant et en temps. Donc, déjà, si cette dame avait acheté un smartphone à 100 euros au lieu de 400, et si elle cantonnait ses achats chez Aldi, Lidl ou similaire, en un seul déplacement, avec l'argent économisé, elle pourrait acquérir bien plus de produits de première nécessité...

Dans une autre vidéo, deux jeunes étudiantes se plaignaient qu'elles étaient si pauvres qu'elles ne mangeaient pas à leur faim et ne parvenaient plus à payer leur loyer et leurs fournitures universitaires. Elles faisaient évidemment pitié, et on se demandait sincèrement comment on pourrait les aider à sortir de cette spirale de précarité qui devait en plus impacter leurs études. Mais, n'ont-elles pas des parents ? Si elles ne sont pas orphelines, quelle mère, quel père laisserait sa fille mourir de faim ? N'y a-t-il aucune autre solution que de grappiller des invendus et de faire la queue aux Restos du Cœur ? S'occuper d'une personne âgée en étant logée et nourrie(*), par exemple, ou encore, si on ne peut pas subvenir à ses besoins en faisant des études longues, ne privilégierait-on pas un apprentissage(**) qui, plus sûrement qu'une licence de sociologie, amènerait à l'emploi ? Mais ça, ce ne doit pas être politiquement correct...

Je reste surprise et étonnée de ces comportements, sans doute une question de génération ou d'éducation, ou des deux...

Une petite anecdote vécue pour finir : deux messieurs entrent au bar tabac local, l'un porte un masque, l'autre pas. Le premier fait remarquer à l'autre qu'il lui faut mettre son masque, et ce dernier répond : "Ah bon, je croyais que ce n'était plus obligatoire". Ça, ce n'est pas surprenant du tout, parce qu'entre les dates qui changent sans arrêt, ce qu'il faut faire ou ne plus faire à partir du 3, ou du 15, il y a vraiment de quoi être totalement perdu !

(*) Encore que, pour rester dans la légalité, il faudrait certainement toute une palanquée de démarches administratives, histoire de rebuter ceux qui sont prêts à aider..
(**) Sans oublier que si on privilégie les métiers de bouche, boulangerie, boucherie, etc. on peut aussi se nourrir en partie sans dépenses supplémentaires.

6 févr. 2022

La contemporaine

J'ai vraiment du mal avec la musique de la fin du XXe siècle... 

Quand j'en entends, je me demande d'abord si les musiciens sont entrain de s'accorder, ou s'il s'agit d'une collection de bruitages, ou encore si c'est la bande originale d'un film d'horreur de série B. Et puis, j'apprends que c'est du Tristan Murail, du Messiaen, du Boulez, et les bras m'en tombent ! Il paraît qu'il y a des ensembles musicaux qui sont spécialisés dans ce genre d'exercice.. Si on m'avait demandé de jouer du piano dans un tel orchestre, j'aurais refusé carrément de le faire, tant ça m'arrache les oreilles.

Il n'y a pas de mélodie, pas de rythme, seulement des bruits (je n'ose même pas dire des sons) accolés de façon anarchique, le tout le plus dissonant possible.

N'écoutant que France Musiques à la radio, le mercredi soir, il y a un concert de musique contemporaine, je suis partagée entre le désir d'appuyer vivement sur le bouton off, et d'écouter pour tenter de comprendre.. Au bout d'un certain temps de souffrance, c'est la première option qui est la plus souvent choisie.

Sans doute est-ce du à ma culture musicale, baignée par Mozart, le Baroque, et la musique jusqu'à Debussy, qui n'a pas préparé mes oreilles et mon cerveau à ces formes nouvelles m'empêchant de les apprécier. Dès que le XXe siècle se pointe, que j'entends les œuvres d'Alban Berg, ou de Schönberg, pour commencer, le malaise s'aggrave, et ce ne sont pas les pires, le pire justement reste à venir, et c'est de pire en pire !

Attention, il y a des musiciens audibles dans le lot, Fauré, Saint-Saëns, Stravinsky, et même, en beaucoup plus récent, Pascal Dusapin dont certaines pièces sont fort plaisantes, mais dans l'ensemble, je n'arrive pas à accrocher, et plus on s'avance dans le temps, moins j'accroche et plus ça m'écorche les oreilles !

Un jour, peut-être, quand l'âge aura nettement amoindri mon acuité auditive.... J'apprécierai...
 

Laïcité ? Vraiment ?

Au nom de la sacro-sainte (oups, qu'ai-je dit...) laïcité, certains édiles nationaux et européens voudraient bannir tout signe religieux de la vie sociale et politique puisque Pierre Moscovici, commissaire européen, a déclaré qu'il ne «croyait pas aux origines chrétiennes de l'Europe». Y a du boulot !

Déjà, il faudra supprimer six jours fériés par an : lundi de Pâques, jeudi de l'Ascension, lundi de Pentecôte, Assomption, Toussaint, Noël. La CGT est d'accord ? Sans doute puisqu'elle est déja contre le travail du dimanche qui empêche le travailleur d'aller à la Messe. (quoi, c'est pas ça la raison ? Ah bon.. Je croyais).

Ensuite, on supprimera les noms des saints : par exemple, on dira qu'on habite au 6 de la rue Dominique, ou dans la ville de Marcel ou de Martin, ou encore, on ira voir le match de foot entre Etienne et Paris Germain.

Il ne faudra pas oublier de décrocher toutes les œuvres à caractère religieux des musées, ça fera de la place pour le street art ou les objets gonflables de Koons et on pourra même fermer des salles, ça fera ça de moins à chauffer.

Pas de diffusion d'œuvre religieuse, ni de CD gravés avec un Stabat Mater, une messe de Mozart ou une Passion de Bach, et encore moins de concerts avec ce genre de programme.

Les églises ? On les laisse, la liberté de culte fait partie de la Constitution, de plus, faut être pragmatique, si on démolit une église catholique, faut aussi détruire une mosquée, et là, on risque des attentats sanglants. D'ailleurs certaines églises sont des monuments historiques, donc on pourra toujours les visiter, pour leur architecture, mais sans explication du contenu, ce ne serait pas laïque. Par contre, il faudra détruire les croix des chemins et autres calvaires bretons qui pourraient scandaliser les non chrétiens. Quant aux synagogues, attention danger, on n'y touche pas, sous peine d'être traité d'antisémite ce qui est un péché mortel.

Il va sans dire que tout signe extérieur d'appartenance à une religion sera interdit dans les lieux publics, une croix, pire, un crucifix autour du cou, un foulard islamique ou pire une burka (euh... ces deux dernières propositions ont peu de chance d'être mises en pratique.. Pourquoi ? C'est vrai, on se le demande !).

Tiens, à propos des tenues vestimentaires, laissons la parole à Aristide Briand, rapporteur de la loi de séparation de l’Église et de l’État :  «ce serait encourir, pour un résultat plus que problématique, le reproche d’intolérance et même s’exposer à un danger plus grave encore, le ridicule, que de vouloir par une loi, qui se donne pour but d’instaurer dans ce pays un régime de liberté […], imposer […] l’obligation de modifier la coupe des vêtements.» qui répondait à un député demandant l’interdiction du port de la soutane. 

C'était en 1905..... Une époque où le bon sens et la culture historique primaient l'idéologie !