6 avr. 2022

Utopie ou pragmatisme

Les professions de foi des candidats à l'élection présidentielle sont arrivés dans les boîtes aux lettres. En bon citoyen qui souhaite choisir en son âme et conscience, on commence à les lire. Ah les belles promesses que tous nous font, étrangement semblables d'un bout à l'autre du panorama politique. Tiens, par exemple, la lutte contre les déserts médicaux, sujet que du fond de mon territoire rural, je connais bien. Tous disent qu'ils vont tout faire pour qu'il n'y ait plus de différence entre la ville et la campagne, et que tout français doit pouvoir se faire soigner. C'est bien, mais personne ne dit comment il va procéder... Ça fait plus de 30 ans qu'on le dit, et on n'a toujours pas trouvé la solution ! Comment obliger un jeune médecin à s'installer en zone rurale dans la France profonde alors qu'il souhaite exercer dans une grande ville ou en région PACA ? On a tout essayé : loyer gratuit, locaux neufs et fonctionnels, impôts allégés, et rien, toujours rien, toujours aussi difficile d'obtenir un rendez-vous médical... Ce ne sont pas les candidats de cette année qui ont la solution miracle, pour ce qu'on en lit sur leurs tracts !

Il y a aussi ceux qui prônent la voiture électrique et les économies de chauffage en refusant le nucléaire et en arrivant à leurs bureaux chauffés à 24° en voiture de fonction à essence (pas en vélo, voyons, faites ce que je dis, pas ce que je fais), ce qui me fait toujours penser à cette parole de Jésus, il y a 2000 ans : "Ils lient des fardeaux pesants, et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt." (Matthieu 23:4).

Et la retraite à 60 ans ? Quelques uns annoncent que ce ne sera plus possible, et qu'il faudra travailler jusqu'à 62 voire 65 ans, c'est honnête mais peu populaire. D'autres affirment qu'ils sont pour rétablir la retraite à 60 ans, mais ajoutent en douce qu'il sera demandé seulement 42 ans de cotisations (*)... Ce qui sera impossible pour ceux qui ont fait des études, parce qu'on n'a pas fait cinq ans d'études avant 20 ans !

Et l'éducation nationale ? Là, ils sont tous du même avis, et c'est une bonne chose : revenir aux fondamentaux en classe : lire, écrire, compter. On a trop vu d'élucubrations dans l'enseignement qui fabriquent des illettrés incapables d'écrire une phrase simple sans fautes, si encore ils avaient appris autre chose, mais même pas... Quelle chance ma génération a eu de bénéficier d'une "vraie" école, qui, non seulement apprenait les fameux fondamentaux (**), mais en plus donnait le goût d'approfondir et la curiosité d'apprendre davantage.

Eh bien, on va quand même aller voter, parce que ce droit si chèrement acquis est un droit fondamental que trop de citoyens d'états totalitaires nous envient, sans oublier que le droit de vote des femmes en France ne date que du .... 21 avril 1944 !

(*) Oui, je sais, j'ai pris ma retraite à 60 ans, mais j'avais eu mon Bac jeune, et n'ai pas fait de longues études, donc, à 15 jours près, pour mes 60 ans, j'avais mes 40 ans de cotisations... Fallait en profiter !

(**) Oui, je sais, je ne sais toujours pas compter à mon âge, mais même la meilleure école ne peut pas faire de miracles avec un cerveau atteint de dyscalculie profonde !!
 

2 avr. 2022

Triste Premier Avril

Autrefois, le premier avril était source de farces plus ou moins drôles, depuis le poisson en papier accroché dans le dos, jusqu'aux fausses nouvelles entendues à la télévision ou à la radio, mais cette année... Rien... On n'a pas le cœur à rire !

Il est vrai que les nouvelles de la guerre en Ukraine avec son lot d'images insoutenables de destruction et de population fuyant l'horreur n'incite pas à sourire et à s'amuser. On parle de pénurie de blé dans certains pays, entraînant des famines ; du coût de la vie qui augmente au détriment des plus précaires, avec l'essence et les denrées de base qui deviennent des denrées de luxe. Alors, effectivement, on n'a pas envie de faire des blagues aux copains..

Sans oublier en France les élections qui sont proches et dont les campagnes ont été bousculées par la guerre, les candidats ayant eu bien du mal à s'exprimer, ce qui risque d'amener une abstention plus massive que d'habitude.

Comme seul poisson d'avril, on a eu la météo qui, après une semaine printanière qui remontait un tant soit peu le moral des gens, a apporté des chutes de neige dans des endroits qui ne s'y attendaient pas à ce moment de l'année, et une baisse des températures telle qu'il a fallu ressortir pulls et manteaux d'hiver. Mais ce n'était pas un poisson d'avril bien drôle..

21 mars 2022

Printemps 2022

 C'est le printemps, les oiseaux sont tout nerveux et piaillent d'abondance ; le forsythia n'est qu'une boule jaune, les arbres sortent des petits bourgeons ou fleurissent, les pâquerettes tapissent l'herbe, il fait très doux.

Il y a deux ans, on était confiné, avec uniquement le droit d'aller ravitailler pour le strict nécessaire, avec un masque sur le visage qu'on avait encore bien du mal à se procurer. Et là, plus de masques, plus de passeport sanitaire, le droit d'aller partout... Même si les 2/3 des gens croisés ont encore leur masque... Habitude et seconde nature ? Peur d'une éventuelle contagion ?

Et ailleurs dans ce vaste monde, rien de changé : des obus tombent sur des civils, des maisons s'effondrent sur leurs habitants, des conflits éclatent en Afrique tandis que la guerre s'intensifie aux portes de l'Europe qui en a déjà connu tant. L'Histoire et les expériences antérieures ne servent à rien.

On nous rebat les oreilles avec les élections présidentielles, l'essence va bientôt coûter plus cher que le vin, tandis que les Écologistes réfléchissent sérieusement à ce qui pourrait le plus enquiquiner les gens sous prétexte de sauver la Terre !

Alors voilà quelques fleurs, d'arbres modestes qui agrémentent un parking local, histoire de se remonter le moral au début des beaux jours qui s'avancent. 



Un excellent service

Il arrive un moment où la manutention des packs d'eau ou de lait devient pénible. En effet, il faut prendre le pack sur le rayon, le déposer dans le caddie, à la caisse le sortir sur le tapis roulant, le remettre dans le caddie, arrivé à la voiture, on le dépose dans le coffre, et à la maison, on le sort du coffre pour le descendre à la cave.. Ceci multiplié par le nombre de packs achetés.

Avec le drive, c'est déjà mieux, si on n'a pas le mal de le mettre dans la voiture, il faudra quand même l'en sortir une fois arrivé, et le descendre à la cave.

Alors, j'ai voulu essayer la livraison à domicile, et là, c'est vraiment l'idéal. La veille, on fait ses courses sur le site du supermarché, on choisit l'heure de la livraison le lendemain, et à l'heure dite, le monsieur arrive, non seulement il sort les packs de sa camionnette, mais il a l'obligeance de les descendre au sous-sol. Toute la partie pénible, surtout quand on a mal au dos, n'existe plus. C'est la solution que je vais choisir à l'avenir !

En attendant, un grand merci au préposé à la livraison de Carrefour pour sa ponctualité et son obligeance.

15 mars 2022

En vrac

 Ayant vu dans une publicité sur Facebook des couettes sans housse, lavables en machine, qui évitent la pénible pose de la housse, j'ai voulu aller voir chez le marchand de linge de maison local, s'il en avait. Hélas, sur sa devanture, il y avait bien les heures d'ouverture, et j'étais dans le bon créneau, mais c'était fermé, il n'y avait personne. Un grand panneau était collé sur la porte : Non à l'e-commerce, préférez vos commerçants locaux... Manque pas de sel là, encore faudrait-il pouvoir le faire vivre, le commerce local de centre ville, mais si le marchand est absent aux heures d'ouverture, on fait comment ? Renseignements pris auprès des "Fruits et légumes" d'à-côté, quand il n'est pas dans son magasin, c'est qu'il est dans la boutique d'en face, que tient sa femme.. Et quoi encore ? 

Mission des druides - Mars 2022

Mon jeu favori en ce moment, c'est Coral Isle 2, j'y joue en compagnie d'un groupe de copines, nous nous entraidons et nous refilons des trucs et astuces. Mais les développeurs de ce jeux sont basés en Ukraine... Enfin, pas tous, et sans doute pas leurs serveurs sinon, le jeu n'aurait plus fonctionné depuis plusieurs jours. Même si Internet abolit les frontières, il ne doit pas être du tout évident pour ceux qui sont en Ukraine de correspondre avec ceux qui sont en Californie ou ailleurs. Or, une nouvelle mission (un évènement qui se produit plusieurs fois par an, sur un mois, et qui passionne les joueurs assidus) était prévue et n'est toujours pas lancée (*). Là, les opinions divergent : certains se plaignent de ce retard, et d'autres, la majorité, s'indignent d'une telle attitude et d'un tel manque de compréhension pour un peuple qui subit une guerre, alors qu'il ne s'agit que d'un jeu ! La société est dans la région de Donetsk, mais sur leur site, l'adresse indiquée pour les jeux est QuartSoft Corp. 743 Catamaran str., Foster city, CA 94402...

Hier 14 mars 2022, on ôtait le masque partout, chez les commerçants, dans les grandes surfaces, à l'église, partout sauf dans les transports (métro, train, avion) et dans les établissements de santé. Ah, quel plaisir de pouvoir respirer librement à nouveau, de ne pas avoir à garder son masque sous le coude - façon de parler - quand on le quittait à l'extérieur mais qu'il fallait le remettre à l'intérieur... Mais, pour ce que j'ai pu observer, une personne sur deux l'avait encore... Pourquoi ? Certains parce que l'habitude est prise et qu'ils ont oublié que ce n'était plus obligatoire ; d'autres parce qu'ils ont peur d'être en contact avec des personnes malades qui ne resteraient pas chez elles ; D'autres enfin trouvent qu'il est trop tôt pour l'enlever... Alors qu'on a eu tant de mal à le leur faire mettre, maintenant qu'on peut s'en passer, ils font de la résistance !

De toutes façons, entre les bombardements si meurtriers en Ukraine et le prix de l'essence, le virus ne fait plus la une des journaux.

(*) Elle est lancée, on est en plein dedans !



24 févr. 2022

Sommes-nous devenus fous ?


 On commençait tout juste à voir le bout du tunnel de la pandémie. On commençait à parler de lever de restrictions, comme le masque à l'intérieur, et on commençait à penser à revivre comme avant, en embrassant ses amis, et à pouvoir aller librement partout. Avant même que tout cela soit mis en pratique, alors qu'on en était seulement au stade de l'espérance, voilà qu'un grave conflit éclate aux portes de l'Europe, entre l'Ukraine et la Russie. On connaît la nostalgie des oligarches russes pour l'URSS, et on se dit qu'après l'Ukraine, ce sera au tour de la Biélorussie, ou d'autres...

Que faire contre un dictateur qui n'a ni foi ni loi, qui suit son chemin en se moquant éperdument des autres pays, et qui méprise toute forme de diplomatie qui n'irait pas dans son sens ? Ce n'est pas la pauvre Europe dont les ressortissants ont déjà tant de mal à s'entendre entre eux, ni les USA dont le président vieillissant n'a pas un grand charisme, qui peuvent faire grand chose devant une aussi puissante détermination. Des mesures économiques de rétorsion ? Mais la Russie peut faire bien pire, surtout que ses dirigeants n'ont pas le souci du bien-être de leur population comme principe premier... Des mesures militaires ? Lesquelles ? On ne va pas déclencher un troisième conflit mondial pour sauver l'Ukraine en sacrifiant des millions de gens, sachant que, de toutes façons, le Kremlin recommencera tôt ou tard.

Au fond, je suis fort contente d'être née il y a trois-quarts de siècle, j'ai fait le plus gros, mais, quel triste avenir pour ceux qui nous suivent, entre ceux qui veulent sauver la planète mais surtout si ça ne dérange pas leur quotidien, ceux qui veulent que leurs préférences sexuelles soient connues et reconnues du monde entier en exigent des eur(e)s et des iel à tous les mots, et ceux dont l'univers se limite à l'écran de leur smartphone...

Sommes-nous devenus fous ?


L'image d'illustration a été prise lors d'un voyage à Moscou, en 2007, au Kremlin, avec ses nombreuses églises et son canon historique.

Surprenant !

 Il y a effectivement des comportements, chez mes concitoyens,    qui me surprennent :

 J'ai vu une vidéo faite par une dame qui mettait un point d'honneur à acheter le moins cher possible, ayant de petits moyens, ce qui se comprend. Elle traquait les bons de réduction, épluchait les publicités pour voir où étaient les promotions les plus avantageuses, et suivait de nombreuses applis sur son smartphone qui lui donnaient en temps réel les différences de prix des produits usuels entre divers magasins, afin d'aller au moins cher. 

Deux choses m'interpellent : déjà, pour installer de nombreuses applications, il faut un téléphone à grande mémoire, ce qui n'est pas le cas des bas de gamme, donc, le sien devait être déjà bien plus perfectionné. De plus, aller d'un magasin à l'autre, en voiture évidemment, on ne va pas au supermarché à pied sauf rares exceptions, au prix de l'essence, c'est coûteux en carburant et en temps. Donc, déjà, si cette dame avait acheté un smartphone à 100 euros au lieu de 400, et si elle cantonnait ses achats chez Aldi, Lidl ou similaire, en un seul déplacement, avec l'argent économisé, elle pourrait acquérir bien plus de produits de première nécessité...

Dans une autre vidéo, deux jeunes étudiantes se plaignaient qu'elles étaient si pauvres qu'elles ne mangeaient pas à leur faim et ne parvenaient plus à payer leur loyer et leurs fournitures universitaires. Elles faisaient évidemment pitié, et on se demandait sincèrement comment on pourrait les aider à sortir de cette spirale de précarité qui devait en plus impacter leurs études. Mais, n'ont-elles pas des parents ? Si elles ne sont pas orphelines, quelle mère, quel père laisserait sa fille mourir de faim ? N'y a-t-il aucune autre solution que de grappiller des invendus et de faire la queue aux Restos du Cœur ? S'occuper d'une personne âgée en étant logée et nourrie(*), par exemple, ou encore, si on ne peut pas subvenir à ses besoins en faisant des études longues, ne privilégierait-on pas un apprentissage(**) qui, plus sûrement qu'une licence de sociologie, amènerait à l'emploi ? Mais ça, ce ne doit pas être politiquement correct...

Je reste surprise et étonnée de ces comportements, sans doute une question de génération ou d'éducation, ou des deux...

Une petite anecdote vécue pour finir : deux messieurs entrent au bar tabac local, l'un porte un masque, l'autre pas. Le premier fait remarquer à l'autre qu'il lui faut mettre son masque, et ce dernier répond : "Ah bon, je croyais que ce n'était plus obligatoire". Ça, ce n'est pas surprenant du tout, parce qu'entre les dates qui changent sans arrêt, ce qu'il faut faire ou ne plus faire à partir du 3, ou du 15, il y a vraiment de quoi être totalement perdu !

(*) Encore que, pour rester dans la légalité, il faudrait certainement toute une palanquée de démarches administratives, histoire de rebuter ceux qui sont prêts à aider..
(**) Sans oublier que si on privilégie les métiers de bouche, boulangerie, boucherie, etc. on peut aussi se nourrir en partie sans dépenses supplémentaires.

6 févr. 2022

La contemporaine

J'ai vraiment du mal avec la musique de la fin du XXe siècle... 

Quand j'en entends, je me demande d'abord si les musiciens sont entrain de s'accorder, ou s'il s'agit d'une collection de bruitages, ou encore si c'est la bande originale d'un film d'horreur de série B. Et puis, j'apprends que c'est du Tristan Murail, du Messiaen, du Boulez, et les bras m'en tombent ! Il paraît qu'il y a des ensembles musicaux qui sont spécialisés dans ce genre d'exercice.. Si on m'avait demandé de jouer du piano dans un tel orchestre, j'aurais refusé carrément de le faire, tant ça m'arrache les oreilles.

Il n'y a pas de mélodie, pas de rythme, seulement des bruits (je n'ose même pas dire des sons) accolés de façon anarchique, le tout le plus dissonant possible.

N'écoutant que France Musiques à la radio, le mercredi soir, il y a un concert de musique contemporaine, je suis partagée entre le désir d'appuyer vivement sur le bouton off, et d'écouter pour tenter de comprendre.. Au bout d'un certain temps de souffrance, c'est la première option qui est la plus souvent choisie.

Sans doute est-ce du à ma culture musicale, baignée par Mozart, le Baroque, et la musique jusqu'à Debussy, qui n'a pas préparé mes oreilles et mon cerveau à ces formes nouvelles m'empêchant de les apprécier. Dès que le XXe siècle se pointe, que j'entends les œuvres d'Alban Berg, ou de Schönberg, pour commencer, le malaise s'aggrave, et ce ne sont pas les pires, le pire justement reste à venir, et c'est de pire en pire !

Attention, il y a des musiciens audibles dans le lot, Fauré, Saint-Saëns, Stravinsky, et même, en beaucoup plus récent, Pascal Dusapin dont certaines pièces sont fort plaisantes, mais dans l'ensemble, je n'arrive pas à accrocher, et plus on s'avance dans le temps, moins j'accroche et plus ça m'écorche les oreilles !

Un jour, peut-être, quand l'âge aura nettement amoindri mon acuité auditive.... J'apprécierai...
 

Laïcité ? Vraiment ?

Au nom de la sacro-sainte (oups, qu'ai-je dit...) laïcité, certains édiles nationaux et européens voudraient bannir tout signe religieux de la vie sociale et politique puisque Pierre Moscovici, commissaire européen, a déclaré qu'il ne «croyait pas aux origines chrétiennes de l'Europe». Y a du boulot !

Déjà, il faudra supprimer six jours fériés par an : lundi de Pâques, jeudi de l'Ascension, lundi de Pentecôte, Assomption, Toussaint, Noël. La CGT est d'accord ? Sans doute puisqu'elle est déja contre le travail du dimanche qui empêche le travailleur d'aller à la Messe. (quoi, c'est pas ça la raison ? Ah bon.. Je croyais).

Ensuite, on supprimera les noms des saints : par exemple, on dira qu'on habite au 6 de la rue Dominique, ou dans la ville de Marcel ou de Martin, ou encore, on ira voir le match de foot entre Etienne et Paris Germain.

Il ne faudra pas oublier de décrocher toutes les œuvres à caractère religieux des musées, ça fera de la place pour le street art ou les objets gonflables de Koons et on pourra même fermer des salles, ça fera ça de moins à chauffer.

Pas de diffusion d'œuvre religieuse, ni de CD gravés avec un Stabat Mater, une messe de Mozart ou une Passion de Bach, et encore moins de concerts avec ce genre de programme.

Les églises ? On les laisse, la liberté de culte fait partie de la Constitution, de plus, faut être pragmatique, si on démolit une église catholique, faut aussi détruire une mosquée, et là, on risque des attentats sanglants. D'ailleurs certaines églises sont des monuments historiques, donc on pourra toujours les visiter, pour leur architecture, mais sans explication du contenu, ce ne serait pas laïque. Par contre, il faudra détruire les croix des chemins et autres calvaires bretons qui pourraient scandaliser les non chrétiens. Quant aux synagogues, attention danger, on n'y touche pas, sous peine d'être traité d'antisémite ce qui est un péché mortel.

Il va sans dire que tout signe extérieur d'appartenance à une religion sera interdit dans les lieux publics, une croix, pire, un crucifix autour du cou, un foulard islamique ou pire une burka (euh... ces deux dernières propositions ont peu de chance d'être mises en pratique.. Pourquoi ? C'est vrai, on se le demande !).

Tiens, à propos des tenues vestimentaires, laissons la parole à Aristide Briand, rapporteur de la loi de séparation de l’Église et de l’État :  «ce serait encourir, pour un résultat plus que problématique, le reproche d’intolérance et même s’exposer à un danger plus grave encore, le ridicule, que de vouloir par une loi, qui se donne pour but d’instaurer dans ce pays un régime de liberté […], imposer […] l’obligation de modifier la coupe des vêtements.» qui répondait à un député demandant l’interdiction du port de la soutane. 

C'était en 1905..... Une époque où le bon sens et la culture historique primaient l'idéologie !
 

31 janv. 2022

Projets

Il paraît que pour ralentir le vieillissement, il faut avoir des projets, et que, quand on n'en a plus, la fin est proche. Des projets, je n'en manque pas, mais.... Il y a toute une palanquée de barrières devant ! 

La première, la plus importante, est que, quand on est aidant d'un proche handicapé, on ne peut pas vraiment faire autre chose que de s'en occuper tous les jours, et ne pas le laisser seul plus que quelques heures, ce qui limite drastiquement les projets.. 

La seconde, c'est l'épidémie de Covid, qui rend tout compliqué, les voyages proches ou lointains, les déplacements en transports en commun, les visites de musées ou de monuments (enfin, c'est vrai qu'avoir un pass vaccinal à jour facilite, à condition de ne pas l'oublier !). 

 La troisième c'est son propre état physique, pas toujours reluisant ; le fait de ne pas pouvoir marcher facilement, de devoir s'asseoir régulièrement, de trimballer une canne, etc. réduit les possibilités d'évasion. 

Si, et uniquement si, ces trois barrières pouvaient être abattues ou contournées, voilà ce que j'aimerais faire, du plus fou au plus raisonnable : 

* Faire le tour du monde en avion privé chez Safran, voir des sites comme Pétra, l'île de Pâques, Angkor, le Machu Picchu etc. dans des conditions de luxe et de volupté... D'accord, c'est 40.000 euros, ça refroidit un peu quelque part, enfin, on peut toujours rêver ! 

* Retourner aux USA avant de mourir, prendre l'avion en classe premium, aller à Chicago, ma ville préférée, puis en Alaska, revoir le Mac Kinley... 

* Faire un pèlerinage en Terre Sainte ; mais faudrait-il encore que les jambes suivent, et là, c'est pas joué. 

 * Passer 10 jours au moins (15 serait encore mieux) en thalassothérapie à Cabourg par exemple : pas de lit à faire, ni de courses et de cuisine, des gens qui s'occupent de vous et de votre bien-être, le pied que ça doit être ! 

* Passer au moins une semaine (10 jours serait encore mieux) à l'hôtel, à la mer (la Manche m'irait très bien), ou à la montagne (Chamonix par exemple), ou tout simplement à Lyon, ville que j'aime bien, pour les mêmes raisons que ci-dessus : être déchargée de toute tâche ménagère. 

Je sais bien que tout ça est pour l'instant, tout à fait impossible à réaliser, mais on peut toujours rêver, non ? 

Bon, mais c'est pas tout ça, qu'est-ce que je vais préparer pour dîner ?

13 janv. 2022

Welcome home

Ouf, j'ai enfin récupéré ma petite auto blessée (et réparée) qui a tout de même passé un mois et demi à l'hôpital, enfin, je veux dire chez le carrossier. Contente de la retrouver, même si celle que l'on m'avait prêtée m'a bien dépannée, mais c'était un modèle ancien, aux amortisseurs fatigués et à l'éclairage faiblard, qui n'avait pas les mêmes fonctionnalités que la mienne. Donc, après un chèque de plus de 3000 euros, j'ai retrouvé ma fidèle compagne, clé de mon autonomie et de ma liberté.

Ce n'était donc pas un chevreuil qui l'avait percutée, mais bien un sanglier, l'expert a retrouvé des poils typiques, on comprend que les dégâts étaient importants, d'où la facture plutôt salée. Mais que ça a été long tout ça ! Entre le carrossier surchargé de travail qui n'a pu commencer les travaux que fin décembre, et l'expert qui voulait deux visites et un essai avant de délivrer l'autorisation de rouler...

Hier, je reçois un message de l'expert me disant que tout allait bien, qu'il avait fini son travail, et qu'il allait envoyer dans l'après-midi son rapport pour que je puisse aller la chercher, suivi, deux heures plus tard d'un coup de téléphone de la carrosserie qui me disait que le rapport était arrivé et que je pouvais venir. J'y suis donc passée ce matin (je n'aime pas conduire de nuit, et en cette saison il fait encore nuit de très bonne heure), et nous nous sommes retrouvées avec grand plaisir.

Seulement maintenant, quand je passe dans la portion de route où le sanglier est arrivé de nulle part, et qu'il fait nuit, j'écarquille les yeux dans tous les sens, avec un strabisme aussi divergent qu'angoissé, même si je sais que les probabilités sont rares, et que, si un autre sanglier m'arrive dessus, je ne le verrais pas assez tôt pour l'éviter.

Maintenant, il ne restera plus qu'à se faire rembourser par l'assurance, et là, est-ce que ça va demander quelques jours, quelques semaines ou quelques mois ?
 

7 janv. 2022

Ecologie numérique

chaque minute :

* 1,3 million de personnes se connectent sur Facebook
* 4,1 millions de recherches sont effectuées sur Google
* 4,7 millions de vidéos sont consultées sur Youtube
* 1,1 million de dollars sont dépensés sur des sites de vente en ligne

OMG comme on dit...

Et comment, avec quelle énergie, fait-on fonctionner tout ça ? Parce que c'est totalement transparent à l'utilisateur.. Avec de l'électricité bien sûr, parce qu'il faut alimenter les multiples datacenters qui permettent le fonctionnement d'Internet. Et il leur en faut, pour faire tourner les serveurs, pour la climatisation (il faut de l'eau aussi, beaucoup d'eau), pas seulement pour faire marcher sa box personnelle, son ordinateur, et pour charger tablette ou smartphone, et cette électricité on la sort d'où ?

De multiples sources, barrages, centrales nucléaires, centrales à charbon aussi ou à fuel, enfin, toutes choses pas vraiment en accord avec la mouvance écologiste ! Sans oublier que les bâtiments qui hébergent les datacenters en question sont immenses, et sont souvent construits au détriment de forêts ou de terres agricoles. On n'a pas vraiment conscience de tout ça quand on allume son Imac, qu'on se précipite sur Facebook pour jouer à son jeu préféré...

Mais les "jeunes", accros à leur smartphone, incapables de se passer d'Internet, le réalisent-ils eux ? Ils sont très forts pour faire la leçon aux "boomers", lesquels auraient anéanti leur avenir en détruisant la planète sans réfléchir, mais, comment feraient-ils si seules les éoliennes assuraient la production d'électricité ? Ils arriveraient à allumer une lampe, sans doute, mais certainement pas à alimenter toute l'infrastructure matérielle d'Internet.

Alors quand on voit les banques, les assurances, les administrations annoncer clairement que pour sauver la planète on n'enverra plus de papier, que tout va se faire en ligne, on se marre doucement, parce que c'est surtout eux qui vont gagner sur les frais de papeterie, de secrétariat, d'envoi postal, mais pas l'usager qui va devoir imprimer chez lui ce qui lui est nécessaire, avec son encre et son papier (et son électricité..), et certainement pas la planète qui va voir sa consommation électrique croître dangereusement au détriment de sa sauvegarde.

J'ai appris beaucoup de choses en lisant l'excellent ouvrage de Guillaume Pitron intitulé "L'enfer numérique" que je ne peux que recommander, il ouvre les yeux sur un phénomène méconnu, et remet les choses en place, avec une perspective méconnue qui donne à réfléchir.

6 janv. 2022

Mourir pour ses idées

Une vieille amie vient de mourir... Certes elle avait 89 ans, mais c'était une femme encore très active, conduisant sa voiture y compris sur de longues distances pour rendre visite à ses enfants, participant comme hospitalière au pèlerinage annuel à Lourdes avec les malades du diocèse, chantant à la chorale, tenant l'harmonium ou le synthétiseur quand on avait besoin d'elle dans les petites églises environnantes, s'occupant de ses petits enfants, venant en aide aux marginaux qui venaient jusque chez elle, gérant un gite rural très fréquenté, et je dois en oublier.

Mais elle avait aussi des idées bien arrêtées. Déjà et ceci depuis plusieurs mois, l'été dernier, elle jurait ses grands dieux qu'elle ne se ferait jamais vacciner, que c'était de la foutaise, que c'était une recommandation dangereuse et qu'elle la refusait. Elle arrivait même à se mettre en colère quand le sujet arrivait dans la conversation. Du coup, pas respect et pour avoir la paix, on ne lui en parlait plus !

Le 15 décembre, elle participait encore à la répétition de la chorale, descendant de nuit en voiture de sa campagne jusqu'au bourg. Mais le lendemain, elle se sentait fatiguée et un peu enrhumée. Rien de grave ? Euh, c'est ce qu'on pensait, mais le 20, elle a du partir à l'hôpital, les symptômes s'étant nettement accentués, le Covid avait frappé, ce n'était pas qu'une banale affection d'hiver. Et le Premier Janvier au matin, elle rendait son dernier soupir...

En dix jours de temps, le virus avait eu raison de cette grand mère dynamique et volontaire, dont la seule erreur est d'avoir refusé une vaccination qui aurait pu lui permettre de vivre confortablement au milieu de siens, et de ses nombreux amis, encore quelques années.

Or, s'il est une chose
Amère, désolante
En rendant l'âme à Dieu, c'est bien de constater
Qu'on a fait fausse route, qu'on s'est trompé d'idée

Georges Brassens


P.S. Imprudente jusqu'au bout, je ne l'ai jamais vu mettre son masque autrement que sous le nez... Prétendant que ça la gênait !

2 janv. 2022

On a atteint le fond ?


 Voilà les nouvelles règles d'isolement


Vous avez tout pigé ? Moi pas... Par contre j'aurais aimé savoir :

* Comment sait-on qu'on est positif ? Parce qu'on a des symptômes ? Lesquels ? Comment fait-on pour savoir si c'est la grippe, une bronchite, une rhino pharyngite, un rhume ? On va voir le médecin, qui ne pourra pas vous recevoir avant... Un certain temps.. Ah oui, c'est vrai, on fait un test.

* Comment sait-on qu'on est un cas contact ? Parce qu'on a côtoyé quelqu'un de contaminé ? Lequel le savait ? S'il le savait et qu'il n'était pas isolé, et qu'en plus il ne vous a rien dit, c'est un vilain ! Donc, faut faire un test.

* Si par malheur vous êtes cas contact vacciné d'une personne positive, là, vous ne vous isolez pas, mais vous devez faire un test le premier jour, un autre le second, un autre le quatrième. C'est tout ? Oui, donc, faut faire trois tests.

Avec tous ces tests, il va encore y avoir des queues de plusieurs mètres sur le trottoir devant les pharmacies, histoire de rassembler au même endroit le plus de gens possible, et d'avoir encore plus de risques de se contaminer mutuellement. C'est le serpent qui se mord la queue !

Et au fait ? Qui va vérifier toutes ces éventuelles "positivités" ? Euh... Personne en fait, c'est uniquement une question de civisme qui est, comme tout le monde sait, la vertu la mieux partagée...

On se demande combien de fonctionnaires technocrates il a fallu pour pondre une usine à gaz aussi inutile que complexe et inapplicable. Alors qu'il n'est pas très compliqué de respecter quelques gestes barrière que l'on commence à connaître par cœur : port du masque (sur le nez, pas dessous), distances respectées entre les individus, éviter les grands rassemblements et les foules compactes, ne pas faire de bises et ne pas hésiter à se faire vacciner.

Quand on sera sorti de cette pandémie, si on en sort un jour, on pourra écrire un bêtisier d'au moins 600 pages !

La wildlife prend le pouvoir

Les Américains parsèment les parcs nationaux de pancartes alertant les visiteurs sur les dangers de la wildlife, laquelle va des écureuils qui entrent dans les voitures, jusqu'aux ours qui piquent la nourriture, en passant par les bisons qui marchent d'un pas de sénateur, en groupe, au milieu de la chaussée. 

Image banale à Yellowstone

 Mais ça va devenir pareil dans notre paisible Normandie... Déjà, un sanglier a percuté ma petite auto en traversant brutalement la route, sans que je l'ai vu arriver. De toutes façons, repérer un animal noir de nuit... Voiture chez le carrossier, réparations, expert, contrôles, etc. je ne la reverrai pas avant... Un certain temps.

Et ne voilà-t-il pas qu'une souris a trouvé le moyen d'ouvrir le couvercle de ma boîte de bonbons et s'est mis à mordiller TOUS mes bonbons, enfin presque tous, mais comme je ne suis pas sûre qu'elle ne les ai pas tous goûtés, je vais devoir jeter ma boîte à peine entamée, en espérant qu'elle ne va pas se venger sur mes peluches ou les câbles qui circulent dans le grenier (oui, plusieurs de ses ancêtres l'ont déjà fait !).

Je vous passe les faisans qui marchent lentement devant vous sur un chemin étroit, oubliant qu'ils ont des ailes, et qu'ils peuvent voler, eux (non, ma petite auto ne vole pas, hélas). Certes, ils ne sont pas dangereux mais vous avez beau les klaxonner, au mieux, ils vont se mettre à courir, au pire, ils s'en foutent, et tant pis si vous êtes pressé !

Et les chasseurs, qu'est-ce qu'ils foutent ? Feraient mieux de viser les sangliers que de s'entretuer ou pire de tuer leurs chiens ! Faut dire qu'ils ont été tellement critiqués qu'il y en a de moins en moins...

Ou alors, faut habiter en ville. Sous nos latitudes, il n'est pas fréquent de rencontrer un phacochère qui traverse la rue, on n'est pas à Knysna quand même (*) !

P.S. Expérience vécue, à pieds en promenade dans les rues de cette jolie ville d'Afrique du Sud, on avait croisé un phacochère qui déambulait tranquillement sur la chaussée, sans s'émouvoir, ni émouvoir les passants !

1 janv. 2022

Bis repetita

L'an dernier, au début 2021, tout le monde se souhaitait une bonne année et, comme on le voit aussi très souvent, surtout une bonne santé. On a vu le résultat : masques quasi en permanence, distanciation sociale, cas contact et isolement forcé, télétravail obligatoire (enfin, pas pour les maçons, les plombiers et les infirmiers...), et j'en passe.. Et l'on voudrait qu'on se réjouisse, qu'on fasse la fête pour célébrer une nouvelle année qui commence ? Pfffff.... En a-t-on vraiment envie ?

Il est difficile et compliqué de voyager, entre les tests PCR obligatoires même pour ceux qui sont vaccinés, et les règlements qui change en fonction des sautes d'humeur du virus ; il est risqué de prendre le train pour aller visiter une exposition à Paris ; on ne peut toujours pas faire de grosses bises à sa famille ou à ses amis ; alors la vie s'étire, chaque jour semblable au jour suivant et au jour précédent, entre les courses et la cuisine, c'est tout ce qui reste !

Alors, il reste Internet, qui permet de voyager en virtuel, de discuter avec les copines sans risquer la contamination, de jouer, de s'évader en un mot ; et puis, il reste les livres (Amazon fonctionne très bien, doit-on dire hélas ?) et la musique, ce qui n'est déjà pas si mal. Certes, on apprécie d'avoir l'eau chaude sur l'évier, de pouvoir prendre une douche ou manger à sa faim, d'aller à la Messe, ce qui n'est pas le cas dans de nombreux pays du monde, le principal n'est pas (encore ?) altéré, mais le reste... Ce qui fait le sel de l'existence : découvrir de nouveaux horizons, échanger avec les amis, visiter des musées, assister à un concert, et j'en passe.. Ça, c'est suspendu, jusqu'à quand ? On n'en sait rien...

J'aimerais pourtant tellement revoir l'Amérique avant de mourir, ou d'être trop impotente pour pouvoir m'y rendre...

Alors, NON, je ne vous souhaite pas une bonne année, je vous souhaite plus modestement un minimum d'emmerdements et un maximum de joies, c'est tout, et si ça se réalise, ce ne sera déjà pas si mal.

27 déc. 2021

On n'y comprend plus rien !

Donc, Omicron sévit vigoureusement, partout, avec virulence et pugnacité ! En cette période où les gens se déplacent, pour faire leurs achats de fin d'année, pour préparer les différents réveillons, pour se retrouver en famille ou entre amis, pour sortir quelque part, eh bien, faut arrêter tout ça, respecter hautement les gestes barrière, avoir en permanence son masque sur le nez (non pas seulement sur la bouche comme beaucoup), ne pas recevoir plus que deux ou trois personnes, ne pas aller dans des lieux où il y a du monde, faire sans arrêt différents tests (je ne vous dis pas les queues dans les pharmacies quand on y va juste pour renouveler ses médicaments...), ne surtout pas embrasser sa grand mère, et regarder ses enfants de loin.

Des mesures sont préconisées, par exemple, si vous êtes contaminé, vous devez vous isoler 7 jours, et si vous êtes cas contact de quelqu'un de contaminé vivant dans le même foyer, là, c'est 17 jours d'isolement... En pratique, on fait comment ? Parce que s'isoler 17 jours, à moins d'aller à l'hôtel et de pratiquer le in-room service (qui en a les moyens financiers ?), je ne vois pas... Surtout si on a des enfants ou des papy/mamie à charge au foyer ! Eh bien, on fait comme on peut, sachant qu'il est impossible de vérifier les millions de foyers français en envoyant des gendarmes dans chacun, donc...

On nous annonce des chiffres affolants de personnes admises en service de réanimation, mais, il serait plus honnête de nous en donner le pourcentage par rapport à la population, à moins que ce ne soit pour faire peur, et pour convaincre l'usage des fameux gestes barrière. J'ai des doutes, même si je suis bien loin de souscrire aux diverses théories du complot, et que j'ai mes trois doses de vaccins, effectuées dès que ça a été possible.

Non, je n'ai pas la solution, je ne suis ni médecin ni politicien, ni devin, je constate seulement que c'est la seconde année que je ne peux plus faire la bise à mes copains/copines, que je n'ai plus pris le train ni été plus loin que le bourg le plus proche de chez moi, même si, personnellement, le couvre-feu ne me dérange pas, et le confinement me gêne moins que le masque qui fait de la buée sur les lunettes !

Mais tout ça devient bien compliqué, les sommités médicales et les journalistes se contredisent, donnent des explications très floues, les gens s'affolent pour le moindre rhume de cerveau, ou tripotent toute la journée un masque qu'ils mettent uniquement sous leur nez ensuite, n'osent plus faire le moindre projet parce que les règlementations changent sans arrêt, s'écartent dans la rue comme s'ils croisaient des lépreux...

Quelle triste époque !
 

18 déc. 2021

Un livre neuf

Un livre dont on a lu une bonne critique, sur un sujet que l'on aime, que l'on va donc acheter. On le prend en mains, il est tout neuf, on le soupèse, on feuillette les pages pour voir si c'est écrit gros, s'il y a des illustrations, si le papier est fin ou épais, et, déjà, à ce stade, c'est un vrai plaisir "physique".

Ensuite on s'installe confortablement, et on l'ouvre, à la toute première page, à la dédicace s'il y en a une, sinon, à la préface, histoire de se mettre dans l'ambiance. Et on continue, page après page, à découvrir tout un univers nouveau, un style, une ouverture vers un autre monde, des souvenirs historiques ou géographiques, et l'on oublie le monde actuel, les soucis, le ciel gris.

On insère délicatement un marque page à l'endroit où on s'est arrêté, et on pose le livre, bien à plat, pour ne pas l'abimer, on relit la quatrième de couverture afin de ne pas le quitter brutalement, et on le regarde encore un peu, en se disant qu'il ne faut pas tout "manger" en une seule fois, et se garder du plaisir pour la suite.

Les amoureux des livres et de la lecture me comprendront, et ils comprendront aussi que j'ai du mal à utiliser une tablette pour lire, même si c'est bien commode en déplacement, pour ne pas avoir du poids à porter, mais toucher et découvrir un "vrai" livre, c'est un plaisir aussi intense qu'inimitable.
 

Une affaire rondement menée

J'avais une machine à laver qui ne m'avait jamais vraiment donné satisfaction. En fait, elle était à fonctionnement aléatoire, certains jours, elle voulait bien travailler, d'autres, elle s'y refusait et il me fallait supplier et argumenter en la relançant, en la laissant se reposer.

Mais là, elle a commencé par refuser tout service, et le jour suivant, elle a bien voulu partir mais s'est mis à faire venir de l'eau sans interruption. J'ai réussi à la faire essorer le linge qui était dedans, et j'ai téléphoné au magasin d'électro-ménager qui me l'avait vendue il y a.... Un certain temps ! Il était 9h30.

Il était à peine plus de 10h quand le réparateur est arrivé. Il a regardé ses entrailles et m'a dit que la carte électronique ne fonctionnait plus ou seulement de temps en temps, ce qui correspondait tout à fait avec les symptômes constatés. Réparer ? Alors que ça va prendre du temps et que je risque d'avoir les mêmes problèmes, sur une machine qui n'est plus toute neuve ? Je préfère en changer pour un modèle plus fiable. Le réparateur repart et me dit qu'il revient avec une machine neuve qu'il avait en magasin.

11h, l'installateur arrive, sort la machine nouvelle du camion, l'installe, me donne quelques explications, mais son fonctionnement me paraît très simple, et repart avec l'ancienne. Il n'était pas midi que l'affaire était réglée !

Ça, c'est du service ! Je me demande si une grande surface spécialisée aurait été aussi performante que ce commerçant local que je connais depuis longtemps et dont je connais la réactivité (*).

On râle bien souvent contre les retards en tous genres, chez les assureurs, les établissements hospitaliers, et j'en passe. Alors, pour une fois que les choses se passent aussi vite que bien, on est tout surpris ! 

(*) Je veux bien lui faire de la publicité, sans citer son nom, mais, facile à trouver, c'est le seul à Pacy-sur-Eure !
 

7 déc. 2021

Sale temps et sales temps

Mais qu'est-ce que c'est que ce temps ? Certes, il ne neige pas, et il ne gèle pas non plus, mais il fait jour (un jour tout gris) seulement de 10h du matin à 16h, même qu'on se croirait à Fairbanks, avec quelques degrés de plus tout de même ! C'est bien simple, entre le brouillard et la nuit, on roule en code en permanence..

Il pleut tous les jours ; vers 16h ça commence, et alors, entre le vent, la pluie, le masque obligatoire qui fait de la buée sur les lunettes, lesquelles sont couvertes de gouttes de pluie, sans oublier les cheveux qui volent sur la figure, il faut faire rudement attention pour ne pas se casser la figure sur le trottoir quand on fait ses courses.

Ah le masque, parlons-en... Il paraît qu'avec le nouveau variant il faut le porter même à l'extérieur... Quant aux gens non encore vaccinés, ils se ruent vers les centres de vaccination, ou chez le pharmacien où du coup, on fait la queue, même en milieu de journée. J'ai eu, pour une fois, la présence d'esprit de faire cette troisième dose à l'échéance exacte des six mois, avant le discours du Président, ce qui fait que j'ai pu l'avoir tranquillement, sans attendre, alors que pour ceux qui arrivent à l'échéance maintenant, ou les retardataires, c'est beaucoup plus compliqué. Mais le nouveau pass sanitaire est à ce prix !

Les anti-vaccins campent sur leur position, tandis que les pro vitupèrent en accusant les premiers de brimer leur liberté pour satisfaire à leur idéologie, comme si on n'avait pas assez de raisons de se plaindre et de se battre les uns contre les autres. Et pendant ce temps, les meetings des hommes politiques continuent, avec un respect de la distanciation sociale plus que précaire, les boîtes de nuit sont fermées, et les fêtes de fin d'année sont problématiques.

Et que dire des voyages ? Ce n'est vraiment pas le moment de programmer un départ à l'étranger, les mesures sanitaires sont différentes selon les pays et changent tout le temps. Ce qui fait que si on a programmé un voyage en respectant les normes au jour J, on ne peut absolument pas être sûr que le jour J+n on pourra partir.. Je plains les voyagistes qui ne doivent plus savoir sur quel pied danser ni quoi conseiller à leurs clients.

Il reste encore quelques marchés de Noël à visiter, histoire de se remonter le moral, et... De trouver quoi mettre dans la hotte du Père Noël !