31 janv. 2022

Projets

Il paraît que pour ralentir le vieillissement, il faut avoir des projets, et que, quand on n'en a plus, la fin est proche. Des projets, je n'en manque pas, mais.... Il y a toute une palanquée de barrières devant ! 

La première, la plus importante, est que, quand on est aidant d'un proche handicapé, on ne peut pas vraiment faire autre chose que de s'en occuper tous les jours, et ne pas le laisser seul plus que quelques heures, ce qui limite drastiquement les projets.. 

La seconde, c'est l'épidémie de Covid, qui rend tout compliqué, les voyages proches ou lointains, les déplacements en transports en commun, les visites de musées ou de monuments (enfin, c'est vrai qu'avoir un pass vaccinal à jour facilite, à condition de ne pas l'oublier !). 

 La troisième c'est son propre état physique, pas toujours reluisant ; le fait de ne pas pouvoir marcher facilement, de devoir s'asseoir régulièrement, de trimballer une canne, etc. réduit les possibilités d'évasion. 

Si, et uniquement si, ces trois barrières pouvaient être abattues ou contournées, voilà ce que j'aimerais faire, du plus fou au plus raisonnable : 

* Faire le tour du monde en avion privé chez Safran, voir des sites comme Pétra, l'île de Pâques, Angkor, le Machu Picchu etc. dans des conditions de luxe et de volupté... D'accord, c'est 40.000 euros, ça refroidit un peu quelque part, enfin, on peut toujours rêver ! 

* Retourner aux USA avant de mourir, prendre l'avion en classe premium, aller à Chicago, ma ville préférée, puis en Alaska, revoir le Mac Kinley... 

* Faire un pèlerinage en Terre Sainte ; mais faudrait-il encore que les jambes suivent, et là, c'est pas joué. 

 * Passer 10 jours au moins (15 serait encore mieux) en thalassothérapie à Cabourg par exemple : pas de lit à faire, ni de courses et de cuisine, des gens qui s'occupent de vous et de votre bien-être, le pied que ça doit être ! 

* Passer au moins une semaine (10 jours serait encore mieux) à l'hôtel, à la mer (la Manche m'irait très bien), ou à la montagne (Chamonix par exemple), ou tout simplement à Lyon, ville que j'aime bien, pour les mêmes raisons que ci-dessus : être déchargée de toute tâche ménagère. 

Je sais bien que tout ça est pour l'instant, tout à fait impossible à réaliser, mais on peut toujours rêver, non ? 

Bon, mais c'est pas tout ça, qu'est-ce que je vais préparer pour dîner ?

13 janv. 2022

Welcome home

Ouf, j'ai enfin récupéré ma petite auto blessée (et réparée) qui a tout de même passé un mois et demi à l'hôpital, enfin, je veux dire chez le carrossier. Contente de la retrouver, même si celle que l'on m'avait prêtée m'a bien dépannée, mais c'était un modèle ancien, aux amortisseurs fatigués et à l'éclairage faiblard, qui n'avait pas les mêmes fonctionnalités que la mienne. Donc, après un chèque de plus de 3000 euros, j'ai retrouvé ma fidèle compagne, clé de mon autonomie et de ma liberté.

Ce n'était donc pas un chevreuil qui l'avait percutée, mais bien un sanglier, l'expert a retrouvé des poils typiques, on comprend que les dégâts étaient importants, d'où la facture plutôt salée. Mais que ça a été long tout ça ! Entre le carrossier surchargé de travail qui n'a pu commencer les travaux que fin décembre, et l'expert qui voulait deux visites et un essai avant de délivrer l'autorisation de rouler...

Hier, je reçois un message de l'expert me disant que tout allait bien, qu'il avait fini son travail, et qu'il allait envoyer dans l'après-midi son rapport pour que je puisse aller la chercher, suivi, deux heures plus tard d'un coup de téléphone de la carrosserie qui me disait que le rapport était arrivé et que je pouvais venir. J'y suis donc passée ce matin (je n'aime pas conduire de nuit, et en cette saison il fait encore nuit de très bonne heure), et nous nous sommes retrouvées avec grand plaisir.

Seulement maintenant, quand je passe dans la portion de route où le sanglier est arrivé de nulle part, et qu'il fait nuit, j'écarquille les yeux dans tous les sens, avec un strabisme aussi divergent qu'angoissé, même si je sais que les probabilités sont rares, et que, si un autre sanglier m'arrive dessus, je ne le verrais pas assez tôt pour l'éviter.

Maintenant, il ne restera plus qu'à se faire rembourser par l'assurance, et là, est-ce que ça va demander quelques jours, quelques semaines ou quelques mois ?
 

7 janv. 2022

Ecologie numérique

chaque minute :

* 1,3 million de personnes se connectent sur Facebook
* 4,1 millions de recherches sont effectuées sur Google
* 4,7 millions de vidéos sont consultées sur Youtube
* 1,1 million de dollars sont dépensés sur des sites de vente en ligne

OMG comme on dit...

Et comment, avec quelle énergie, fait-on fonctionner tout ça ? Parce que c'est totalement transparent à l'utilisateur.. Avec de l'électricité bien sûr, parce qu'il faut alimenter les multiples datacenters qui permettent le fonctionnement d'Internet. Et il leur en faut, pour faire tourner les serveurs, pour la climatisation (il faut de l'eau aussi, beaucoup d'eau), pas seulement pour faire marcher sa box personnelle, son ordinateur, et pour charger tablette ou smartphone, et cette électricité on la sort d'où ?

De multiples sources, barrages, centrales nucléaires, centrales à charbon aussi ou à fuel, enfin, toutes choses pas vraiment en accord avec la mouvance écologiste ! Sans oublier que les bâtiments qui hébergent les datacenters en question sont immenses, et sont souvent construits au détriment de forêts ou de terres agricoles. On n'a pas vraiment conscience de tout ça quand on allume son Imac, qu'on se précipite sur Facebook pour jouer à son jeu préféré...

Mais les "jeunes", accros à leur smartphone, incapables de se passer d'Internet, le réalisent-ils eux ? Ils sont très forts pour faire la leçon aux "boomers", lesquels auraient anéanti leur avenir en détruisant la planète sans réfléchir, mais, comment feraient-ils si seules les éoliennes assuraient la production d'électricité ? Ils arriveraient à allumer une lampe, sans doute, mais certainement pas à alimenter toute l'infrastructure matérielle d'Internet.

Alors quand on voit les banques, les assurances, les administrations annoncer clairement que pour sauver la planète on n'enverra plus de papier, que tout va se faire en ligne, on se marre doucement, parce que c'est surtout eux qui vont gagner sur les frais de papeterie, de secrétariat, d'envoi postal, mais pas l'usager qui va devoir imprimer chez lui ce qui lui est nécessaire, avec son encre et son papier (et son électricité..), et certainement pas la planète qui va voir sa consommation électrique croître dangereusement au détriment de sa sauvegarde.

J'ai appris beaucoup de choses en lisant l'excellent ouvrage de Guillaume Pitron intitulé "L'enfer numérique" que je ne peux que recommander, il ouvre les yeux sur un phénomène méconnu, et remet les choses en place, avec une perspective méconnue qui donne à réfléchir.

6 janv. 2022

Mourir pour ses idées

Une vieille amie vient de mourir... Certes elle avait 89 ans, mais c'était une femme encore très active, conduisant sa voiture y compris sur de longues distances pour rendre visite à ses enfants, participant comme hospitalière au pèlerinage annuel à Lourdes avec les malades du diocèse, chantant à la chorale, tenant l'harmonium ou le synthétiseur quand on avait besoin d'elle dans les petites églises environnantes, s'occupant de ses petits enfants, venant en aide aux marginaux qui venaient jusque chez elle, gérant un gite rural très fréquenté, et je dois en oublier.

Mais elle avait aussi des idées bien arrêtées. Déjà et ceci depuis plusieurs mois, l'été dernier, elle jurait ses grands dieux qu'elle ne se ferait jamais vacciner, que c'était de la foutaise, que c'était une recommandation dangereuse et qu'elle la refusait. Elle arrivait même à se mettre en colère quand le sujet arrivait dans la conversation. Du coup, pas respect et pour avoir la paix, on ne lui en parlait plus !

Le 15 décembre, elle participait encore à la répétition de la chorale, descendant de nuit en voiture de sa campagne jusqu'au bourg. Mais le lendemain, elle se sentait fatiguée et un peu enrhumée. Rien de grave ? Euh, c'est ce qu'on pensait, mais le 20, elle a du partir à l'hôpital, les symptômes s'étant nettement accentués, le Covid avait frappé, ce n'était pas qu'une banale affection d'hiver. Et le Premier Janvier au matin, elle rendait son dernier soupir...

En dix jours de temps, le virus avait eu raison de cette grand mère dynamique et volontaire, dont la seule erreur est d'avoir refusé une vaccination qui aurait pu lui permettre de vivre confortablement au milieu de siens, et de ses nombreux amis, encore quelques années.

Or, s'il est une chose
Amère, désolante
En rendant l'âme à Dieu, c'est bien de constater
Qu'on a fait fausse route, qu'on s'est trompé d'idée

Georges Brassens


P.S. Imprudente jusqu'au bout, je ne l'ai jamais vu mettre son masque autrement que sous le nez... Prétendant que ça la gênait !

2 janv. 2022

On a atteint le fond ?


 Voilà les nouvelles règles d'isolement


Vous avez tout pigé ? Moi pas... Par contre j'aurais aimé savoir :

* Comment sait-on qu'on est positif ? Parce qu'on a des symptômes ? Lesquels ? Comment fait-on pour savoir si c'est la grippe, une bronchite, une rhino pharyngite, un rhume ? On va voir le médecin, qui ne pourra pas vous recevoir avant... Un certain temps.. Ah oui, c'est vrai, on fait un test.

* Comment sait-on qu'on est un cas contact ? Parce qu'on a côtoyé quelqu'un de contaminé ? Lequel le savait ? S'il le savait et qu'il n'était pas isolé, et qu'en plus il ne vous a rien dit, c'est un vilain ! Donc, faut faire un test.

* Si par malheur vous êtes cas contact vacciné d'une personne positive, là, vous ne vous isolez pas, mais vous devez faire un test le premier jour, un autre le second, un autre le quatrième. C'est tout ? Oui, donc, faut faire trois tests.

Avec tous ces tests, il va encore y avoir des queues de plusieurs mètres sur le trottoir devant les pharmacies, histoire de rassembler au même endroit le plus de gens possible, et d'avoir encore plus de risques de se contaminer mutuellement. C'est le serpent qui se mord la queue !

Et au fait ? Qui va vérifier toutes ces éventuelles "positivités" ? Euh... Personne en fait, c'est uniquement une question de civisme qui est, comme tout le monde sait, la vertu la mieux partagée...

On se demande combien de fonctionnaires technocrates il a fallu pour pondre une usine à gaz aussi inutile que complexe et inapplicable. Alors qu'il n'est pas très compliqué de respecter quelques gestes barrière que l'on commence à connaître par cœur : port du masque (sur le nez, pas dessous), distances respectées entre les individus, éviter les grands rassemblements et les foules compactes, ne pas faire de bises et ne pas hésiter à se faire vacciner.

Quand on sera sorti de cette pandémie, si on en sort un jour, on pourra écrire un bêtisier d'au moins 600 pages !

La wildlife prend le pouvoir

Les Américains parsèment les parcs nationaux de pancartes alertant les visiteurs sur les dangers de la wildlife, laquelle va des écureuils qui entrent dans les voitures, jusqu'aux ours qui piquent la nourriture, en passant par les bisons qui marchent d'un pas de sénateur, en groupe, au milieu de la chaussée. 

Image banale à Yellowstone

 Mais ça va devenir pareil dans notre paisible Normandie... Déjà, un sanglier a percuté ma petite auto en traversant brutalement la route, sans que je l'ai vu arriver. De toutes façons, repérer un animal noir de nuit... Voiture chez le carrossier, réparations, expert, contrôles, etc. je ne la reverrai pas avant... Un certain temps.

Et ne voilà-t-il pas qu'une souris a trouvé le moyen d'ouvrir le couvercle de ma boîte de bonbons et s'est mis à mordiller TOUS mes bonbons, enfin presque tous, mais comme je ne suis pas sûre qu'elle ne les ai pas tous goûtés, je vais devoir jeter ma boîte à peine entamée, en espérant qu'elle ne va pas se venger sur mes peluches ou les câbles qui circulent dans le grenier (oui, plusieurs de ses ancêtres l'ont déjà fait !).

Je vous passe les faisans qui marchent lentement devant vous sur un chemin étroit, oubliant qu'ils ont des ailes, et qu'ils peuvent voler, eux (non, ma petite auto ne vole pas, hélas). Certes, ils ne sont pas dangereux mais vous avez beau les klaxonner, au mieux, ils vont se mettre à courir, au pire, ils s'en foutent, et tant pis si vous êtes pressé !

Et les chasseurs, qu'est-ce qu'ils foutent ? Feraient mieux de viser les sangliers que de s'entretuer ou pire de tuer leurs chiens ! Faut dire qu'ils ont été tellement critiqués qu'il y en a de moins en moins...

Ou alors, faut habiter en ville. Sous nos latitudes, il n'est pas fréquent de rencontrer un phacochère qui traverse la rue, on n'est pas à Knysna quand même (*) !

P.S. Expérience vécue, à pieds en promenade dans les rues de cette jolie ville d'Afrique du Sud, on avait croisé un phacochère qui déambulait tranquillement sur la chaussée, sans s'émouvoir, ni émouvoir les passants !

1 janv. 2022

Bis repetita

L'an dernier, au début 2021, tout le monde se souhaitait une bonne année et, comme on le voit aussi très souvent, surtout une bonne santé. On a vu le résultat : masques quasi en permanence, distanciation sociale, cas contact et isolement forcé, télétravail obligatoire (enfin, pas pour les maçons, les plombiers et les infirmiers...), et j'en passe.. Et l'on voudrait qu'on se réjouisse, qu'on fasse la fête pour célébrer une nouvelle année qui commence ? Pfffff.... En a-t-on vraiment envie ?

Il est difficile et compliqué de voyager, entre les tests PCR obligatoires même pour ceux qui sont vaccinés, et les règlements qui change en fonction des sautes d'humeur du virus ; il est risqué de prendre le train pour aller visiter une exposition à Paris ; on ne peut toujours pas faire de grosses bises à sa famille ou à ses amis ; alors la vie s'étire, chaque jour semblable au jour suivant et au jour précédent, entre les courses et la cuisine, c'est tout ce qui reste !

Alors, il reste Internet, qui permet de voyager en virtuel, de discuter avec les copines sans risquer la contamination, de jouer, de s'évader en un mot ; et puis, il reste les livres (Amazon fonctionne très bien, doit-on dire hélas ?) et la musique, ce qui n'est déjà pas si mal. Certes, on apprécie d'avoir l'eau chaude sur l'évier, de pouvoir prendre une douche ou manger à sa faim, d'aller à la Messe, ce qui n'est pas le cas dans de nombreux pays du monde, le principal n'est pas (encore ?) altéré, mais le reste... Ce qui fait le sel de l'existence : découvrir de nouveaux horizons, échanger avec les amis, visiter des musées, assister à un concert, et j'en passe.. Ça, c'est suspendu, jusqu'à quand ? On n'en sait rien...

J'aimerais pourtant tellement revoir l'Amérique avant de mourir, ou d'être trop impotente pour pouvoir m'y rendre...

Alors, NON, je ne vous souhaite pas une bonne année, je vous souhaite plus modestement un minimum d'emmerdements et un maximum de joies, c'est tout, et si ça se réalise, ce ne sera déjà pas si mal.

27 déc. 2021

On n'y comprend plus rien !

Donc, Omicron sévit vigoureusement, partout, avec virulence et pugnacité ! En cette période où les gens se déplacent, pour faire leurs achats de fin d'année, pour préparer les différents réveillons, pour se retrouver en famille ou entre amis, pour sortir quelque part, eh bien, faut arrêter tout ça, respecter hautement les gestes barrière, avoir en permanence son masque sur le nez (non pas seulement sur la bouche comme beaucoup), ne pas recevoir plus que deux ou trois personnes, ne pas aller dans des lieux où il y a du monde, faire sans arrêt différents tests (je ne vous dis pas les queues dans les pharmacies quand on y va juste pour renouveler ses médicaments...), ne surtout pas embrasser sa grand mère, et regarder ses enfants de loin.

Des mesures sont préconisées, par exemple, si vous êtes contaminé, vous devez vous isoler 7 jours, et si vous êtes cas contact de quelqu'un de contaminé vivant dans le même foyer, là, c'est 17 jours d'isolement... En pratique, on fait comment ? Parce que s'isoler 17 jours, à moins d'aller à l'hôtel et de pratiquer le in-room service (qui en a les moyens financiers ?), je ne vois pas... Surtout si on a des enfants ou des papy/mamie à charge au foyer ! Eh bien, on fait comme on peut, sachant qu'il est impossible de vérifier les millions de foyers français en envoyant des gendarmes dans chacun, donc...

On nous annonce des chiffres affolants de personnes admises en service de réanimation, mais, il serait plus honnête de nous en donner le pourcentage par rapport à la population, à moins que ce ne soit pour faire peur, et pour convaincre l'usage des fameux gestes barrière. J'ai des doutes, même si je suis bien loin de souscrire aux diverses théories du complot, et que j'ai mes trois doses de vaccins, effectuées dès que ça a été possible.

Non, je n'ai pas la solution, je ne suis ni médecin ni politicien, ni devin, je constate seulement que c'est la seconde année que je ne peux plus faire la bise à mes copains/copines, que je n'ai plus pris le train ni été plus loin que le bourg le plus proche de chez moi, même si, personnellement, le couvre-feu ne me dérange pas, et le confinement me gêne moins que le masque qui fait de la buée sur les lunettes !

Mais tout ça devient bien compliqué, les sommités médicales et les journalistes se contredisent, donnent des explications très floues, les gens s'affolent pour le moindre rhume de cerveau, ou tripotent toute la journée un masque qu'ils mettent uniquement sous leur nez ensuite, n'osent plus faire le moindre projet parce que les règlementations changent sans arrêt, s'écartent dans la rue comme s'ils croisaient des lépreux...

Quelle triste époque !
 

18 déc. 2021

Un livre neuf

Un livre dont on a lu une bonne critique, sur un sujet que l'on aime, que l'on va donc acheter. On le prend en mains, il est tout neuf, on le soupèse, on feuillette les pages pour voir si c'est écrit gros, s'il y a des illustrations, si le papier est fin ou épais, et, déjà, à ce stade, c'est un vrai plaisir "physique".

Ensuite on s'installe confortablement, et on l'ouvre, à la toute première page, à la dédicace s'il y en a une, sinon, à la préface, histoire de se mettre dans l'ambiance. Et on continue, page après page, à découvrir tout un univers nouveau, un style, une ouverture vers un autre monde, des souvenirs historiques ou géographiques, et l'on oublie le monde actuel, les soucis, le ciel gris.

On insère délicatement un marque page à l'endroit où on s'est arrêté, et on pose le livre, bien à plat, pour ne pas l'abimer, on relit la quatrième de couverture afin de ne pas le quitter brutalement, et on le regarde encore un peu, en se disant qu'il ne faut pas tout "manger" en une seule fois, et se garder du plaisir pour la suite.

Les amoureux des livres et de la lecture me comprendront, et ils comprendront aussi que j'ai du mal à utiliser une tablette pour lire, même si c'est bien commode en déplacement, pour ne pas avoir du poids à porter, mais toucher et découvrir un "vrai" livre, c'est un plaisir aussi intense qu'inimitable.
 

Une affaire rondement menée

J'avais une machine à laver qui ne m'avait jamais vraiment donné satisfaction. En fait, elle était à fonctionnement aléatoire, certains jours, elle voulait bien travailler, d'autres, elle s'y refusait et il me fallait supplier et argumenter en la relançant, en la laissant se reposer.

Mais là, elle a commencé par refuser tout service, et le jour suivant, elle a bien voulu partir mais s'est mis à faire venir de l'eau sans interruption. J'ai réussi à la faire essorer le linge qui était dedans, et j'ai téléphoné au magasin d'électro-ménager qui me l'avait vendue il y a.... Un certain temps ! Il était 9h30.

Il était à peine plus de 10h quand le réparateur est arrivé. Il a regardé ses entrailles et m'a dit que la carte électronique ne fonctionnait plus ou seulement de temps en temps, ce qui correspondait tout à fait avec les symptômes constatés. Réparer ? Alors que ça va prendre du temps et que je risque d'avoir les mêmes problèmes, sur une machine qui n'est plus toute neuve ? Je préfère en changer pour un modèle plus fiable. Le réparateur repart et me dit qu'il revient avec une machine neuve qu'il avait en magasin.

11h, l'installateur arrive, sort la machine nouvelle du camion, l'installe, me donne quelques explications, mais son fonctionnement me paraît très simple, et repart avec l'ancienne. Il n'était pas midi que l'affaire était réglée !

Ça, c'est du service ! Je me demande si une grande surface spécialisée aurait été aussi performante que ce commerçant local que je connais depuis longtemps et dont je connais la réactivité (*).

On râle bien souvent contre les retards en tous genres, chez les assureurs, les établissements hospitaliers, et j'en passe. Alors, pour une fois que les choses se passent aussi vite que bien, on est tout surpris ! 

(*) Je veux bien lui faire de la publicité, sans citer son nom, mais, facile à trouver, c'est le seul à Pacy-sur-Eure !
 

7 déc. 2021

Sale temps et sales temps

Mais qu'est-ce que c'est que ce temps ? Certes, il ne neige pas, et il ne gèle pas non plus, mais il fait jour (un jour tout gris) seulement de 10h du matin à 16h, même qu'on se croirait à Fairbanks, avec quelques degrés de plus tout de même ! C'est bien simple, entre le brouillard et la nuit, on roule en code en permanence..

Il pleut tous les jours ; vers 16h ça commence, et alors, entre le vent, la pluie, le masque obligatoire qui fait de la buée sur les lunettes, lesquelles sont couvertes de gouttes de pluie, sans oublier les cheveux qui volent sur la figure, il faut faire rudement attention pour ne pas se casser la figure sur le trottoir quand on fait ses courses.

Ah le masque, parlons-en... Il paraît qu'avec le nouveau variant il faut le porter même à l'extérieur... Quant aux gens non encore vaccinés, ils se ruent vers les centres de vaccination, ou chez le pharmacien où du coup, on fait la queue, même en milieu de journée. J'ai eu, pour une fois, la présence d'esprit de faire cette troisième dose à l'échéance exacte des six mois, avant le discours du Président, ce qui fait que j'ai pu l'avoir tranquillement, sans attendre, alors que pour ceux qui arrivent à l'échéance maintenant, ou les retardataires, c'est beaucoup plus compliqué. Mais le nouveau pass sanitaire est à ce prix !

Les anti-vaccins campent sur leur position, tandis que les pro vitupèrent en accusant les premiers de brimer leur liberté pour satisfaire à leur idéologie, comme si on n'avait pas assez de raisons de se plaindre et de se battre les uns contre les autres. Et pendant ce temps, les meetings des hommes politiques continuent, avec un respect de la distanciation sociale plus que précaire, les boîtes de nuit sont fermées, et les fêtes de fin d'année sont problématiques.

Et que dire des voyages ? Ce n'est vraiment pas le moment de programmer un départ à l'étranger, les mesures sanitaires sont différentes selon les pays et changent tout le temps. Ce qui fait que si on a programmé un voyage en respectant les normes au jour J, on ne peut absolument pas être sûr que le jour J+n on pourra partir.. Je plains les voyagistes qui ne doivent plus savoir sur quel pied danser ni quoi conseiller à leurs clients.

Il reste encore quelques marchés de Noël à visiter, histoire de se remonter le moral, et... De trouver quoi mettre dans la hotte du Père Noël !


4 déc. 2021

Un bon samaritain

C'était un mercredi soir vers 20h15, je partais tranquillement à la répétition de la chorale, à quelques kilomètres de ma maison, quand un chevreuil a voulu traverser la route. Je n'ai vu qu'une ombre et ai juste entendu le choc à l'avant droit. J'ai réussi à éviter le fossé (et la voie de chemin de fer en contrebas) et à remettre l'auto sur la chaussée, mais si elle roulait encore normalement, la partie droite du pare choc avant était défoncée.

Le plus compliqué dans ce genre d'aventure, c'est de faire agir l'assurance, qui vous renvoie d'un bureau à l'autre, demande mail explicatif, photos et autres paperasses, s'indigne parce qu'on n'a pas choisi un réparateur agréé par eux, parce que sinon, le carrossier est venu rapidement chercher la voiture, et m'en a prêté une le temps des réparations. Depuis, je m'en sers, en écarquillant les yeux pour repérer le passage d'un chevreuil, d'un renne ou d'un caribou ! On ne sait jamais...

Et ce matin, alors que je rentrais chez moi après avoir fait quelques courses, un automobiliste m'a fait signe que j'avais mon pneu avant gauche dégonflé. Je l'ai remercié et ai continué mon chemin à petite vitesse (pas possible de laisser mon véhicule au bord de la route et de rentrer à pieds). Ce monsieur m'a suivie jusqu'à ma maison pour s'assurer que je n'avais pas d'accident en route, et m'a proposé d'aller m'acheter une bombe anti-crevaison pour me rendre jusqu'au garage. Ce qu'il a fait. Une heure après, il est revenu avec l'objet et n'a pas voulu que je le rembourse (je lui ai tout de même donné un billet pour acheter un cadeau à ses plus jeunes enfants). Vraiment, il y a encore de bons samaritains, celui-là est couvreur, c'est marqué sur sa camionnette, il s'appelle Duval, mais je ne sais même pas où il est basé (quelque part aux alentours de Pacy-sur-Eure je suppose) et je ne suis pas une de ses clientes.

Entre temps, j'avais alerté le garage qui va venir réparer sur place, et vais garder précieusement cette bombe dès que j'aurais récupéré mon propre véhicule.

Roue de secours posée, gonflée comme il faut, je suis libre de mes mouvements à nouveau, mais merci monsieur Duval, ça fait chaud au cœur de voir qu'il existe encore des gens comme vous. 

11 nov. 2021

La fin des haricots

Un internaute s'indigne : 

Un petit exemple qui montre l’aberration de cette prétendue politique écologique…
Ces haricots verts qu’on trouve dans nos supermarchés sont acheminés par avion du Kenya sur 10.000km, alors qu’un tel voyage aller-retour nécessite 1 tonne de kérosène.
De l'autre côté l'accès des villes est limité aux voitures plus anciennes pour cause de CO2 (qui n’est pas un polluant d’ailleurs). C'est l'exemple de cette gestion aberrante et crapuleuse qui cible le peuple d’en bas au profit des multinationales.


Bon, déjà, ces haricots n'ont pas voyagé seuls dans leur avion, donc, il faut diviser par le tonnage transporté, ce qui réduit les coûts. Ensuite, 3 euros les 400g, c'est beaucoup moins cher que ce que l'on paye pour des haricots verts locaux, chez le commerçant du quartier, et même au marché, lesquels dépassent allègrement les 10 euros le kilo. Et là ils sont épluchés, il n'y a plus qu'à les faire cuire, ce qui est un énorme avantage pour des gens dans mon genre qui détestent éplucher les haricots !

Alors, le "peuple d'en bas" y trouve son compte, tant au niveau du prix que du temps passé à la préparation, parce que l'écologie, eh bien, ça coûte cher, même si c'est indispensable, mais c'est hélas trop souvent prêché au détriment des plus démunis...

Chirurgie ambulatoire

Voilà un truc que c'est bien ! On entre le matin à l'hôpital, on en ressort en fin d'après-midi. On vous signale quand même qu'il ne faut pas rester seul la première nuit, et qu'il faut impérativement avoir quelqu'un qui puisse vous surveiller.

Mais les jours d'après ? Quand on est opéré de la main droite, qu'on n'a pas le droit de porter, ni de faire des gestes intempestifs, ni de mouiller le pansement, ni de conduire sa voiture avant 10 jours, et qu'on est droitière, on fait comment ? Innombrables sont les gestes de la vie quotidienne qui utilisent les deux mains, on le réalise dans ces circonstances.

S'il est plus confortable de faire appel à un service de repas à domicile, au moins les huit premiers jours (pas de courses, de cuisine, de vaisselle), il n'est pas du tout évident d'effectuer les gestes usuels, quand on n'a personne pour les faire à notre place : couper du pain, de la viande, ouvrir une serrure rétive, porter son sac à main quand on a l'autre main occupée avec une canne, faire son lit, et je passe sur tout ce qui a trait à la toilette : se laver une main sans se servir de l'autre, prendre une douche avec un gant de caoutchouc serré au poignet, se laver les dents de la main gauche !

M'enfin, tout ça n'est que temporaire, et il y a bien plus grave, tant comme intervention chirurgicale, que comme handicap.
 

25 oct. 2021

PCR suite

Quand une intervention chirurgicale est programmée en début de semaine, et qu'il faut obligatoirement avoir un test PCR de moins de 72 heures, il n'y a pas le choix, le laboratoire n'étant pas ouvert le week-end, il faut aller à l'ouverture du centre de prélèvement, et récupérer les résultats le soir, après 19h sur Internet. On peut aussi, à réception d'un sms, ouvrir le lien fourni pour avoir un QRcode. Dans les deux cas, il faut avoir :
* Soit un ordinateur avec une connexion Internet, et une imprimante ;
* Soit un smartphone avec aussi une connexion ;

Deux objets que tout le monde n'a pas, et dont tout le monde ne sait pas forcément se servir. Que je sache, il n'est pas obligatoire d'avoir ordinateur et/ou smartphone ? Et quid des vieux qui n'y voient plus trop clair ou qui n'y connaissent rien dans les nouvelles technologies ?

Cette nouvelle mode qui consiste à tout récupérer sur Internet, de la facture EDF aux comptes bancaires en passant par les examens de laboratoire, c'est le meilleur moyen d'aggraver la fracture numérique, sans oublier que pour faire fonctionner tout ce petit monde, il ne faut pas qu'une tempête vienne couper le courant électrique.

Je sais, je sais, ça fait surtout faire des économies de papier et de frais postaux aux différents organismes, c'est comme les boîtes de salades diverses qui n'ont plus de couvercles (juste une pellicule plastique), et qui annoncent fièrement qu'on les a supprimés pour "sauver la planète"... Hypocrites, c'est votre chiffre d'affaire que vous sauvez là, pas la planète, et tant pis pour le consommateur qui en fait les frais.

16h10, le résultat du test arrive sur le téléphone, transfert immédiat en bluetooth sur l'ordinateur(*), pour l'imprimer et pour garder le fichier en lieu sûr, on ne sait jamais. Même pas besoin d'aller sur le site du laboratoire.

Ah au fait, c'est négatif ! Avec toutes ces tracasseries administratives, on en oublie le plus important.  

(*) En fait, j'avoue que je n'ai jamais scanné de QRcode directement avec le smartphone... S'il s'agit d'un papier, comme le certificat de vaccination, je scanne le papier en .pdf et je le transfère sur le smartphone en BlueTooth, si je veux l'avoir dessus. S'il arrive directement sur le téléphone, je le transfère dans "fichiers" et je créée un raccourci. Mes méthodes sont antédiluviennes, j'en suis consciente :)
 

21 oct. 2021

Buvons du vin !

« le vin est la plus saine et le plus hygiénique des boissons » a dit Pasteur en 1866, et d'ailleurs, cette phrase figure au fronton de la cave coopérative de mon village natal du Languedoc. Enfin, disons qu'elle figurait quand j'y étais, enfant, autant dire il y a longtemps, mais maintenant, avec toutes les mesures anti-alcooliques prises, il se peut qu'elle ait été effacée.

De nos jours, le vin, on le déguste chez soi, ou à l'hôtel, parce que s'il faut conduire sa voiture ensuite pour rentrer, ce n'est vraiment pas recommandé... Ailleurs aussi, à condition de rentrer à pied ! Il suffit de bien peu de choses pour qu'un contrôle d'alcoolémie soit positif. Surtout que les vins actuels sont forts en alcool, 13° voire 14° ne sont pas rares, et la piquette à 10°, recommandée par l'image ci-dessous n'est pas à conseiller, sauf aux irréductibles poivrots. 


Les foires au vins, dans les supermarchés, fleurissent en septembre/octobre, avec quelques bonnes affaires, et quelques curiosités à découvrir. Il y a aussi des vins bio, et là, j'imagine mon grand père, vigneron, qui traitait ses ceps et ses tonneaux comme on l'a toujours fait depuis les Romains, écarquiller les yeux de stupéfaction s'il avait connu ça ! Mais c'est à la mode, faut manger bio, quand ce n'est pas vegan, donc boire bio aussi.. A vrai dire, me refusant à consommer du vin bio, par principe et par respect historique et familial, j'ignore si ça change quelque chose au goût de cette boisson !

À la votre ! Un Chablis bien frais par exemple, ou plus simplement un pot de Mâcon comme à Lyon, et, si on est en forme, une Côte de Beaune.... Pas tous à la fois tout de même !


Santé, paperasses et complications

Soit un hôpital de province, et une intervention banale, se pratiquant en ambulatoire. Consultation d'anesthésie, une dizaine de jours avant l'opération.

Déjà, on doit montrer son pass sanitaire pour entrer dans l'établissement. Ensuite, on prend un ticket dans le hall d'entrée, et on s'assied sur une chaise en guettant le numéro qui va s'afficher sur un des guichets. Là, on donne ses papiers médicaux, carte vitale, mutuelle, etc. et on attend que la secrétaire se batte avec son matériel. Elle vous donne un papier plein de codes barre, et vous indique où vous devez vous rendre.

On y va et on attend, que l'infirmière vienne vous chercher. Là, on lui donne la liasse de formulaires qu'on a remplie chez soi avec un long questionnaire, elle le regarde et vous donne d'abord une ordonnance pour aller faire un test PCR obligatoire, même si on est vacciné... Quand on lui demande pourquoi il faut faire ça, elle répond : "je n'y peux rien, c'est Macron" (je ne savais pas qu'il faisait partie du conseil d'administration de cet établissement)... Elle fait un électro-cardiogramme, prend la tension, note les médicaments pris, et vous renvoie vers la salle d'attente jusqu'à ce que le médecin anesthésiste vous appelle.

Là, re-questionnaire, et on vous annonce le protocole. Strictement à jeun, avec quelqu'un qui vous conduit et qui vous ramènera. C'est de l'ambulatoire, certes, mais on est incapable de vous dire à quelle heure aura lieu l'intervention, donc, à quelle heure on sortira de l'hôpital, sauf qu'on verra comment vous serez quand on vous servira à manger à midi.. Si ça a lieu à 9h du matin, comme c'est une intervention courte, il faudra attendre midi... Donc, on est aussi incapable de vous dire à quelle heure vous pourrez sortir, sinon, qu'il faudra impérativement qu'il y ait quelqu'un chez vous le soir et la nuit qui suivent, pour vous surveiller, parce qu'il y a toujours un risque d'allergie, d'intolérance, et de je ne sais plus quoi, et que ce serait de la faute du médecin s'il y avait un souci. 

Donc, ce n'est plus un parapluie qu'on ouvre, c'est un barnum ! Et si on a personne ? Eh bien, on vous garde à l'hôpital jusqu'au lendemain matin.. Et si on est l'aidant d'une personne handicapée qui ne peut pas être laissée seule tout ce temps ? Eh bien, on se démerde ou on renonce....

Non, il ne s'agit pas d'une intervention grave et périlleuse, mais d'un fort banal canal carpien qui ne demandait pas tant d'honneurs ! Que de complications, que de paperasses, quelle avalanche de précautions dont la plupart sont superflues et ne servent qu'à protéger l'hôpital de procès éventuels. Par contre, on ne tient aucun compte des soucis du patient qui n'a qu'à trouver lui-même des solutions, tant pis pour lui s'il est seul, s'il a un handicapé à charge, c'est pas notre problème..

Pas sûr du tout que je fasse pratiquer cette intervention, en tous cas pas dans cet hôpital à moins que dans quelques jours, je trouve une solution lumineuse....

Laquelle a fini par être trouvée, quelques détails encore à régler, comme le fameux test PCR, et on verra bien de quoi l'avenir sera fait.
 

5 oct. 2021

En panne :'-(

Lundi 4 octobre, 17h, Facebook, Instagram, What's app, Messenger, sont en panne, inaccessibles... 2,7 milliards d'utilisateurs quotidiens sont privés de leurs applications préférées, c'est la cata, c'est l'horreur, l'enfer, la damnation, et pire encore !

Des millions de gens, et moi, et moi et moi ? Mais oui, moi aussi, je ne peux plus jouer vu que je joue à des jeux sur Facebook, et je vais perdre du temps sur la mission de l'île des pirates, sans parler du quadricoptère qui ne pourra pas partir à temps, c'est épouvantable non ? Vous ne comprenez pas de quoi je parle, normal, vous ne jouez pas à Coral Isle 2. Paraît qu'ils s'excusent pour les inconvénients, et qu'ils travaillent à résoudre le problème, espérons le, parce que là, ça fait déjà 2h et demi qui ça ne fonctionne plus. On va jouer au Solitaire en attendant !

22h passées, toujours en panne, donc, je ne peux pas jouer à mes jeux favoris et discuter avec mes copines, c'est que ça me manque... Et sur Twitter, tout le monde se marre et jubile, tandis que les techniciens de Facebook pédalent dans la choucroute, et que l'action de l'entreprise chute à Wall Street. Et moi, je vais chuter dans mon lit, on verra bien demain matin ce qu'il en sera.

Et ce matin, tout était rétabli, ouf, le monde entier respire ! M'enfin, Zuckenberg a perdu quelques milliards de dollars, et moi, j'ai perdu le bonus du quadricoptère qui n'a pas pu partir !!! C'est bien dramatique tout ça !

Addiction ? Qui a parlé d'addiction ?
 

4 oct. 2021

Cash !

Trouvé ce texte datant de 2019 déjà fort complotiste :

Lutter contre la disparition du Cash en utilisant le CASH !

La disparition du cash pourrait être une incroyable atteinte à nos libertés individuelles.
Tout d'abord parce qu'il permettrait de contrôler et de prendre connaissance des achats et des transactions financières de l'ensemble des citoyens.

De plus, plus rien n'empêcherait les banques ou bien l'État de geler le compte bancaire, devenu seul moyen de paiement de n'importe quel citoyen.

Comment lutter contre la disparition du cash ? En évitant le bancontact, le paiement sans contact et en privilégiant le paiement en liquide pour vos achats.

De la politique, on peut tous en faire à notre niveau !


Voilà un beau tissu d'absurdités. Parce que le cash, en français l'argent liquide, où va-t-on le chercher ailleurs qu'à la banque ? Laquelle n'ayant plus de guichet impose de passer par le distributeur, lequel fonctionne avec... Une carte bancaire !

Si l'État ou un autre Puissance voulait geler le compte bancaire d'un citoyen, le dit citoyen ne pourrait plus non plus obtenir de l'argent liquide, alors, à part piquer le sac des vieilles, comment il ferait ?

Payons en liquide, au risque de le perdre, de se le faire voler (par quelqu'un qui aurait eu son compte bloqué, par exemple...), et surtout, ne pas oublier d'aller en chercher... À la banque évidemment, parce que les billets, à moins d'être un faussaire, on ne les trouve pas sous les sabots d'un cheval !

Quand même, quand on pense que des gens croient à ces sottises, ne réfléchissent pas plus loin que le bout de leur nez, et sont tout fiers de le transmettre pour bien montrer qu'eux sont plus intelligents que les autres, les moutons (comme disent les anti-vax).

Et ils appellent ça faire de la politique.....
 

27 sept. 2021

Ah les vélos...

Il n'y en a que pour eux, haro sur les automobiles, surtout celles qui fonctionnent à l'essence, elles encombrent, elles polluent, on va tout faire pour les éradiquer, n'est-ce pas madame Hidalgo ?

Tous à bicyclette ! On est les rois ! Le code de la route, on ne le connaît pas et on s'en contrefiche, on circule comme on veut, où on veut, au feu rouge, sur la chaussée que l'on occupe entièrement puisqu'on roule en groupe, dans les routes étroites de campagne où l'on s'écarte du côté droit à cause des gravillons, et tant pis pour l'automobiliste qui ne peut plus me doubler, l'a qu'à attendre ou à prendre un vélo, comme tout le monde, on a tous les droits et quand on ne les a pas, on les prend ! De toutes façons, si une voiture nous accroche, c'est elle qui aura tous les torts, n'est-ce pas ? 


 Tous les cyclistes ne sont pas comme ça, heureusement, mais il est vrai que la cohabitation auto/vélo sur la chaussée n'est pas évidente, ils ne sont pas vraiment pas faits pour "partager la route" comme il est dit partout. Nos routes départementales sont souvent étroites, il faut carrément rouler sur la partie gauche pour doubler un vélo, donc, avoir une visibilité suffisante, et quand il s'agit de tout un peloton, comme on en rencontre le dimanche matin, là, c'est suicidaire, alors, on attend, en seconde, que ces messieurs tournent à droite par exemple...

Cet engouement pour la bicyclette, encouragée par les pouvoirs publics, pose quand même certains problèmes. Si c'est l'idéal pour se promener l'été, pour aller au boulot l'hiver, sous la pluie ou la neige, c'est moins plaisant. Quant à rapporter ses courses sur son porte bagage, il faut les faire en plusieurs voyages, sans oublier les enfants, qu'il est pas très pratique, surtout s'ils sont plusieurs, d'amener à l'école dans une remorque attelée à l'engin.. Et quid des vieux qui ne peuvent plus faire de vélo, et ont tant besoin de leur voiture, surtout en zone rurale ?

Et encore, on ne parle pas trop des trottinettes électriques, encore marginales. En fait, on ne sait pas où elles doivent circuler : sur la chaussée, mais on risque de ne pas les distinguer, surtout à la nuit tomber ; sur les trottoirs, mais c'est un grand danger pour les pauvres piétons qui voient arriver sur eux ce type d'engin.

Moi, je préconise l'âne et la carriole pour les déplacements, c'est l'idéal. Aucun frais de carburant, de l'herbe en Normandie, ça ne manque pas ; un espace important pour transporter les courses, ou les enfants qui s'amuseraient bien ; et on peut même récupérer le fumier pour en faire de l'engrais ! C'est pas un progrès totalement écologique ça ?

En tous cas en zone rurale, parce qu'à Paris, ou dans toute autre grande ville, encore faut-il savoir où ranger l'âne dans l'appartement (entrer dans l'ascenseur ou monter les escaliers n'est pas évident pour l'animal), et où le garer sur le trottoir...

Une idée à soumettre aux candidats à la présidentielle de l'an prochain ?