29 juin 2020

Faire feu de tous bois

On nous a seriné qu'après le déconfinement, afin d'aider les petits commerces et autres prestataires de service à remonter la pente, il fallait aller chez eux, en priorité. Normal, mais faudrait quand même pas exagérer, quand on voit qu'un coiffeur ou un restaurateur fait payer des "frais covid" à ses clients... Et pas quelques centimes.. Plusieurs euros ! Parce qu'ils ont pris la peine de passer du désinfectant sur le siège entre chaque client... Ce qui est quand même la moindre des choses.

Ailleurs, on a même vu faire payer les glaçons réclamés pour rafraîchir le Perrier ! Et il n'y a pas qu'en France, un restaurateur belge facturait 5 euros de supplément pour "désinfection Covid"... D'accord, on veut bien aider l'économie à repartir, et les commerçants à se relever, mais il faut raison garder, et ne pas abuser non plus. Parce qu'un restaurateur qui instaurerait ce genre de choses ne me reverrait pas de sitôt, d'autant plus qu'ils sont minoritaires et que la très grande majorité n'a pas jugé honnête de monter exagérément ses prix et d'ajouter des suppléments.

Augmenter les prix ? C'est de bonne guerre même si ça rend la vie des gens confrontés au chômage technique et à la précarité de moins en moins facile, mais il faut que ça reste raisonnable : payer un peu plus cher les pommes de l'horticulteur local que celles importées d'Espagne quand ce n'est pas de plus loin, au supermarché, on veut bien, mais là aussi, pas du double comme je l'ai vu chez certains commerçants de proximité. Chaque consommateur voit ce qu'il a dans son porte-monnaie, et regarde ce qui lui semble le plus intéressant ; si le magasin de fruits/légumes ne joue pas le jeu honnêtement, qu'il ne vienne pas ensuite pleurer que la grande surface l'a étranglé.

Chiche qu'on se pointe chez ces prestataires de service avec ses propres lingettes désinfectantes, et son vaporisateur, en disant qu'on n'a confiance qu'en ses propres produits, et qu'on se refuse à payer un supplément pour un service qui ne convient pas..

Une vague verte

De nouveaux maires écologistes sont arrivés en tête des dernière élections municipales. C'est sans doute un bien pour les villes en question, et le choix des électeurs doit être respecté.

Ceci dit, j'ai du mal à comprendre que l'on puisse souscrire à une écologie essentiellement punitive, faut pas faire ci, faut plus faire ça, que du négatif, que du répressif. Ce n'est pas engageant..

Par exemple : supprimer le maximum de voitures qui polluent, c'est très bien, mais si on ne peut plus faire de vélo, ou si l'on va trop loin, il faut passer à la voiture électrique. Sauf qu'on la préconise sans se préoccuper outre mesure de deux choses : le prix, prohibitif pour pas mal de gens, et l'absence de bornes de recharge qui limite nettement l'autonomie et donc le trajet que l'on peut faire. Pourquoi ne pas commencer par généraliser les bornes ?

Ah c'est vrai que pour alimenter ces bornes il faut produire de l'électricité.. Avec des éoliennes bien sûr ! C'est particulièrement hideux et ça dénature le paysage, mais la protection de l'environnement ne doit pas faire partie des dogmes écologiques puisque c'est ce qu'ils préconisent, au détriment de l'énergie nucléaire qui est la seule à ne pas augmenter la teneur en carbone (*), pas comme les centrales au charbon de certains pays.

Ne mangez plus de viande, consommez local, refusez la nourriture industrielle, privilégiez la cuisine domestique avec de bons produits frais bio de préférence. Ben voyons, ramenons les femmes aux fourneaux tant qu'on y est ! Quelqu'un qui travaille n'a pas toujours le temps d'éplucher des légumes qu'elle est allée chercher chez l'horticulteur local, et de les cuisiner, certaines choses toutes prêtes donnent une certaine liberté pour pouvoir faire autre chose, pas forcément tous les jours, je le concède, mais si faire de la cuisine est un plaisir, les deux repas par jour 365 jours par an, avec les courses qui vont avec, restent une sacrée corvée. Quant aux produits bio.... C'est bon pour les bobos, qui se réjouissent de payer plus cher quelque chose qu'on leur vante comme étant plus naturel, tu parles... Ils ont vérifié ?

J'exagère, je caricature, un peu, j'avoue, il y a certainement beaucoup plus de choses positives dans le mouvement écologique que ce que je veux bien le dire, mais on aimerait aussi qu'ils ne tapent pas toujours sur les mêmes (les pauvres automobilistes par exemple), et qu'ils prennent des mesures rendant leurs principes applicables. Plus d'avions, plus de voiture, prenez le train... OK, j'aime beaucoup prendre le train, mais alors, il faut interdire les grèves à la SNCF... Pour être sûr de partir et de revenir ! Là, je suis en plein dans le politiquement incorrect !! En ville, ou entre les villages, instaurez des transports en commun (bus électriques par exemple), qui seraient fréquents et desserviraient toutes les localités (tiens, comme le train autrefois..). Pour Paris, améliorer les conditions de transport dans le métro et le RER, ça aiderait à ne pas utiliser de voiture.

Isoler les maisons, voilà une idée qu'elle est bonne ! Elle doit l'être si on en juge par le harcèlement téléphonique que l'on subit pour l'isolation à un euro. Sauf que ça coûte beaucoup plus qu'un euro, et que de nombreux ménages, vivant dans des maisons anciennes, ne peuvent pas se le permettre. Ils peuvent juste chauffer moins, et mettre un pull, ça fait au moins ça d'économisé. Tiens, j'aimerais bien savoir à quelle température est, en hiver, le bureau d'un de ces maires écolo ?

Allez, sans rancune, souhaitons bonne chance à ces nouveaux maires verts (dans tous les sens du terme), en espérant pour eux que les dures réalités quotidiennes n'ébrécheront pas trop leurs principes idéologiques.

(*) Je sais, on ne sais pas trop quoi faire des déchets, mais peut-être qu'en se penchant sur ce problème, on finirait pas le résoudre.

20 juin 2020

C'était un soir...

Donc, c'était un beau soir du mois de juin, un jour de semaine. Avec deux copines, nous étions en train de jouer à l'île de Corail, notre jeu favori, en attendant qu'il soit l'heure d'aller préparer le repas.

Entre deux échanges de produits indispensables à la mission en cours et aux quêtes de l'hôtel, ces dames discutaient et râlaient après leurs petits enfants qui, au lieu de se plonger dans les manuels scolaires, surtout dans cette période pas évidente pour les écoliers, préféraient jouer à leurs jeux vidéo, avec force cris, bruitages, tirs à vue et autres.. Elles trouvaient que passer autant de temps sur des choses aussi futiles était vraiment stupide, et qu'elles en avaient marre de les voir s'abrutir avec ça.

Certes, il est vrai que le cerveau d'un enfant est malléable, que son éducation est inachevée, que la violence ou l'excitation ne sont pas des gages de calme et de pondération, mais... Les chiens ne font pas des chats, et s'ils voient leur mère ou leur grand mère se lever le matin, apporter le café devant l'ordinateur, lancer le jeu, constater qu'il lui manque des coraux, ou du blé, proposer un échange avec la copine qui vient à son tour d'allumer sa machine et de boire sa première gorgée de café, que vont penser nos chères têtes blondes ? Pourquoi elle a le droit de jouer, elle qui est "vieille", et pas moi ??

Parce qu'elle est "vieille" justement, et que son cerveau ayant atteint sa maturité ne risque plus d'être perturbé. Mais est-ce bien raisonnable, à nos âges, de s'éclater comme des jeunesses avec nos jeux vidéo ? Et n'est-ce pas paradoxal de le reprocher à nos jeunes selon de grand adage "faites ce que je dis et ne faites pas ce que je fais" ? Parce que s'ils nous voient faire, soit ils vont rigoler, soit ils vont crier à l'injustice !

16 juin 2020

Et toujours... L'isolation à 1 Euro


Il était 18h40. "Bonjour madame, je représente l'administration du ministère de l'environnement et voudrais savoir pourquoi vous n'avez pas encore envoyé votre dossier pour l'isolation à un euro alors que vous êtes éligible".

Euh, on travaille jusqu'à 18h40 dans les ministères maintenant ??? Il m'étonnerait que je sois éligible, on sait bien que dès que l'on dépasse le SMIC, on est bien trop riche pour bénéficier d'avantages...

"Si si, vous êtes éligible pour l'isolation de votre sous-sol, vous pouvez même payer avec une pièce de un euro"

Mon sous-sol, à demi enterré, est l'endroit le mieux isolé de la maison, je ne vois vraiment pas ce que l'on pourrait y ajouter. Les combles c'est autre chose, les loirs ayant boulotté la laine de verre posée il y a 50 ans. (ça, je ne le lui ai pas dit !).

"Mais si vous faites isoler le sous-sol, vous serez éligible pour les combles, mais avec conditions de ressources..."

Ben voyons, on s'en doutait. Je dis à ce monsieur que je ne souhaite pas isoler ma maison, que sa proposition ne m'intéresse pas, et que je ne veux absolument pas monter un dossier à ce sujet.

"D'accord, je vais donc vous envoyer une lettre recommandée où il sera indiqué que vous renoncez à vos droits"

Une lettre recommandée, à aller chercher à la poste, en prenant ma voiture, donc en consommant de l'essence, non mais, c'est ça l'écologie environnementale ?

"C'est obligatoire madame"

Ah bon, et c'est écrit où ça qu'il est obligatoire d'enquiquiner les braves gens à longueur de journée ? Je ne devais plus être vraiment aimable, parce que c'est lui qui a raccroché le premier !

Comme l'affichage du numéro sur le téléphone indiquait "secret" (tiens, le ministère ne veut pas qu'on l'importune au téléphone peut-être ?), et que je ne recevrai jamais de lettre recommandée, ou alors je mange mon chapeau, je ne saurai jamais d'où émanait cet énième harcèlement téléphonique.

Quand va-t-on trouver la parade ? Il n'y a que pendant le confinement que ça avait cessé, mais si, depuis, on reçoit moins de propositions de marabouts et autres astrologues, on continue à recevoir des appels, en 09 avec des voix enregistrées (ben voyons, faut laisser faire les robots, ça coûte moins cher que les salariés), ou avec un accent difficilement compréhensible où il faut se retenir pour ne pas engueuler ces pauvres gens qui aimeraient certainement mieux avoir un autre métier.

Quelle plaie !

Aucun rapport entre l'image d'illustration et le texte. C'est juste le coucher du soleil vers 22h, pris avec le téléphone, dont je ne sais pas vraiment bien utiliser la fonction photo...

12 juin 2020

Les vieux

Et fuir devant vous une dernière fois la pendule d'argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui leur dit: je t'attends
On pense bien sûr à la merveilleuse chanson de Jacques Brel, si vraie et si poétique à la fois. Mais dans la réalité, c'est pire, surtout dans les maisons de retraite en période de pandémie.

On commence par les confiner dans leur chambre, pour leur bien évidemment, en oubliant au passage que si on isole une personne âgée, si on lui interdit d'avoir une quelconque activité, ou de voir sa famille, elle va se laisser doucement glisser vers la mort, parce que la vie n'aura strictement plus d'intérêt. On l'aura sauvée de la mort virale, mais on aura tristement précipité sa fin...

"Les vieux ne bougent plus leurs gestes ont trop de rides leur monde est trop petit Du lit à la fenêtre, puis du lit au fauteuil et puis du lit au lit"

Sans doute que c'est aussi pour leur bien qu'on parle de supprimer la seule pièce climatisée de l'établissement, mise en place en 2003 à la suite de la canicule qui a fait dans de victimes parmi les aînés... Il paraît que ça véhicule le virus, et que, du coup, c'est dangereux. Peut-être, mais la grosse chaleur, dans des chambres exiguës et non climatisées, c'est non seulement bien pénible à supporter, mais ça va faire autant de victimes qu'à l'époque.. On ne peut pas, techniquement, améliorer les filtres des clims ? Je sais qu'il ne manque pas de gens qui sont hostiles à ce type de progrès, ceux qui ont toujours froid et ne se sentent bien qu'au delà de 25°, mais qui oublient que les vieux réagissent mal à une température trop élevée, et que ça hâte leur fin.

"Les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour et dorment trop longtemps"

Tout vient à point...

Pour qui sait attendre ! Un beau jour de printemps, j'avise sur internet un accessoire de douche qui me paraît aussi utile qu'intéressant. Comme c'était en plus tout à fait dans mes prix, je commande le 2 avril. Et j'attends...

La période n'était pas guère favorable, tout se bloquait petit à petit, tout le monde était confiné, malgré tout, je reçois un avis m'indiquant que ma commande avait bien été prise en compte, suivi d'un SMS me donnant un numéro de dossier pour être au courant de l'évolution de la dite, en allant sur China Post. Parce qu'en plus ça venait de Chine, ce que j'ignorais.

Donc, de temps en temps, j'allais sur China Post pour voir où ça en était. Commande effectuée, départ du colis, colis en route, le tout en chinois, mais avec une traduction en français tout de même.. Et depuis le 13 mai, plus rien ne bougeait sur le site du transporteur. Je commençais à me dire que c'était foutu, que je ne recevrais jamais mon article, qu'il s'était perdu dans une soute d'avion, ou au fond d'un conteneur, et puis, le 12 juin au matin, mon colis arrive tout droit (façon de parler) de Shangaï !!

Deux mois et demi plus tard, faut pas être pressé (je ne l'étais pas non plus), et il a du voyager en cargo pour mettre un mois entre la Chine et la France. C'est vrai que la Chine, ce n'est pas la porte à-côté, et que j'étais tombée en pleine épidémie et confinement général, mais à côté de Holyart qui a livré sous trois jours, ça fait désordre (*).

Moralité : si on est pressé, faut pas passer par Internet pour commander, pour peu que l'article souhaité provienne du bout du monde, et qu'un méchant virus paralyse l'économie mondiale.



(*) Là, ça venait d'Italie, c'est plus près

2 juin 2020

Liberté liberté chéri-i-i-ie-e-e ...

En ce mardi 2 juin de l'an de grâce 2020, nous voici, cette fois, largement déconfinés. Enfin, disons que l'on a gagné quelques arpents de liberté :

* On peut prendre le train pour aller n'importe où, en France tout du moins, parce que les frontières ne sont pas encore ouvertes. Tiens, la Réunion, la Martinique, c'est la France, mais y a-t-il des avions pour y aller ?

* On peut aller manger au restaurant, en tous cas en terrasse, ça tombe bien, il fait beau, ce qui fait la joie des restaurateurs, et l'allégresse des clients, qui attendaient ça depuis plusieurs mois. Le port du masque risque d'être bien difficile quand même, parce que manger avec du tissus sur la bouche n'est pas pratique !!

* On est autorisé à dépasser les 100kms de son domicile pour pouvoir respirer l'air marin, ou préférer la douceur angevine.

* On a le droit d'aller dans les parcs et jardins publics ; c'est effectivement bien plus agréable de s'étaler sur l'herbe du parc des Buttes Chaumont, loin des autres, plutôt que de s'agglutiner sur les berges du canal Saint Martin.

* On peut retourner à l'école, mais là, je plains les parents, surtout ceux qui travaillent tous les deux, parce que si c'est grave de manquer si longtemps les études, les modalités d'accueil des élèves ne sont pas une évidence.

* On peut enfin retourner à la messe le dimanche, ou un autre jour, parce que comme il ne faut que 60 paroissiens à la fois dans l'église, il faut se répartir les offices entre pratiquants pour ne pas se voir refouler ou obliger le curé à désobéir à l'évêché !

* Les malades dans les hôpitaux, Les personnes âgées, dans les maisons de retraite, vont enfin pouvoir avoir la visite de leurs proches, malgré un protocole assez compliqué. Reste à savoir maintenant si la chaleur qui semble arriver ne va pas trucider celles qui ont résisté au virus, d'autant plus que la climatisation est déconseillée pour cause de dispersion des germes.

Par contre, le port du masque est toujours obligatoire dans les commerces et les lieux publics, encore que je n'ai pas encore vu un commerçant refuser un client sans masque... Et bien entendu, c'est maintenant que les choses sont moins aiguës que des masques, on en trouve partout, à bas prix, ou carrément offerts, comme le gel hydro-alcoolique, qui est proposé gratuitement au seuil des boutiques... Peut-être que si ça avait été possible bien avant, comme ça aurait du être, le confinement aurait été moins long, moins pénible, et surtout moins pénalisant pour l'activité économique...

Mais avec des si.......

23 mai 2020

Voir Hawaï et.....


J'ai pas mal sillonné les USA de Fairbanks à Houston, mais ne suis jamais allée à Hawaï, c'est dommage, mais là, ce n'est vraiment pas le moment !

A cause de l'épidémie, les Hawaïens ne veulent pas voir arriver sur leurs îles des nuées de touristes, autochtones ou étrangers, qui pourraient les contaminer, donc...

Jusqu'au 30 juin, les visiteurs et les habitants arrivant dans l'État doivent être mis en quarantaine pendant deux semaines avant d'être autorisés à explorer. Les hôteliers ont organisé cette quarantaine avec un moyen imparable. Ils ne donnent, à l'enregistrement, qu'une seule clé électronique à leurs clients, lesquels, s'ils sortent de leur chambre, n'ont plus aucun moyen d'y retourner. Cela s'applique également au saut d'île en île, de sorte que ceux qui se sont mis en quarantaine sur une île doivent répéter l'expérience s'ils déménagent sur une autre.

Les clients ne sont donc pas autorisés à quitter leur chambre, sauf pour des urgences médicales, et la nourriture doit leur être livrée. S'ils enfreignent la règle, le personnel de l'hôtel peut les signaler aux autorités.

Les visiteurs arrivant dans l'État doivent également subir un examen de santé et doivent signer une ordonnance pour confirmer qu'ils sont conscients de l'exigence d'auto-quarantaine et comprendre que le violer est une infraction pénale. Ils doivent confirmer où ils séjournent et reconnaître qu'ils comprennent que le non-respect des règles peut entraîner une amende de 5000 $ (4577 €) et un an de prison.

Donc, vous arrivez à Hawaï, et vous êtes mis immédiatement en prison, vous n'en sortirez pas avant 14 jours, même pour aller dehors (les prisonniers en centrale pénitentiaire ont droit à une promenade dans la cour tous les jours..), il faudra vous contenter de la vue sur la mer, les volcans ou les cocotiers, au travers de votre fenêtre. Il y a pire comme environnement ? Certainement que le paysage est plus agréable que les immeubles staliniens de Wuhan, mais tout de même... En plein confinement en France, on pouvait quand même aller marcher dans la rue, et partir faire ses courses de première nécessité.

On espère que le wi-fi de l'hôtel est correct !

20 mai 2020

Ça suffit !

Je ne sais pas où c'est mais c'est rudement beau

Déconfinés ? Paraît qu'on est déconfiné, eh bien, la différence avec "avant" n'est pas flagrante. Certes, plus besoin d'attestation pour aller acheter son pain, et on peut enfin aller chez le coiffeur, et s'acheter des chaussures, mais sinon ?

Ah, on peut prendre sa voiture pour faire 100 kms autour de chez soi. La belle affaire, les Parisiens ne peuvent pas aller sur la côte normande, les gens de la campagne sont priés de rester dans leur campagne, et ceux de la montagne, dans leurs montagnes, pas question de découvrir des paysages nouveaux. De toutes façons, comme il n'y a pas d'hôtel encore ouvert ni de restaurant, on pourra facilement faire l'aller retour dans la journée, avec une pause sandwich quelque part. Sur la plage ?

Que nenni ! À propos des plages, les maires des stations balnéaires se sont battus pour en ouvrir l'accès, mais les conditions sont drastiques. S'il est possible de marcher sur le sable, on n'a pas le droit de s'y arrêter et de s'asseoir(*). On peut se baigner (tout habillé je suppose parce que si on pose ses affaires sur sa serviette, c'est l'amende garantie), mais pas jouer au volley ni faire des châteaux de sable avec les enfants... Et comme les règlements sont différents en fonction des lieux, faut les étudier (longuement..) avant, pour ne pas se faire houspiller par la maréchaussée.

Aller se promener ailleurs ? Voir autre chose que ses quatre murs et ses commerçants de proximité ? Pas encore... Les parcs sont fermés, et on stigmatise les gens qui s'agglutinent au bord des canaux ou des fleuves dans les grandes villes ; théâtres, cinéma, musées fermés aussi jusqu'au moins à la fin du mois de mai.

On verra bien ce qui va se passer à partir de juin, où restaurateurs, bars, hôtels ouvriront à nouveau, et ensuite, en juillet-août au moment des départs en vacances, si les dispositions restrictives auront encore cours ou si elles seront relâchées. Mais de toutes façons, il faudra rester en France, ce qui n'est pas la pire des punitions quand même !

Ah j'oubliais.... Le masque ! Le fameux masque ! L'arlésienne française.... Maintenant, les designers et autres créateurs de mode s'y intéressent et proposent des objets originaux, griffés par de grands noms, à des prix... Hallucinants ! Mais c'est pour assortir à ses toilettes voyons... De toutes façons, que ce soit celui du supermarché, ou celui de chez Dior, c'est toujours un truc désagréable à porter, surtout s'il fait chaud, comme c'est annoncé.

(*) Tiens, je me demande si ma canne-siège serait considérée comme objet délictueux..

6 mai 2020

Pagaille et cafouillage en vue

Dans trois jours on déconfine ! On pourra sortir de chez soi sans avoir d'attestation pour l'autoriser, aller acheter des chaussures et une jupe ailleurs qu'au supermarché, prendre rendez-vous chez le coiffeur, l'esthéticienne ou la pédicure, mais on ne pourra pas encore aller au restaurant, en vacances à l'hôtel, ni partir au bout du monde puisqu'on sera limité à 100kms autour de chez soi. On ne pourra pas non plus aller embrasser sa mamie, même si elle n'habite pas loin, tant que les gestes barrière et la distanciation seront en vigueur.

Alors, j'imagine la pagaille, le téléphone des coiffeurs, esthéticiennes ou pédicure qui crépitera toute la journée pour avoir un rendez-vous, les gens qui vont se ballader dans tous les sens, courir après les masques, obligatoires dans beaucoup d'endroits dont les transports en commun, les rendez-vous ajournés qui vont se télescoper, l'euphorie générale que le Gouvernement aura bien du mal à canaliser sans oublier les hôpitaux qui seront à nouveau engorgés, mais cette fois, pas à cause du virus, mais à cause des interventions non urgentes qui avaient été remises à plus tard, et les consultations externes qui n'ont pas pu avoir lieu depuis deux mois.

Les problèmes les plus épineux sont pour l'école et les transports en commun. Comment, à de jeunes enfants, faire porter un masque (sans le tripoter), se laver longuement les mains, s'asseoir à 1m minimum de son voisin en classe, ne pas se toucher ni se flanquer des coups de poings à la récré ?? Et comment assurer une distance sanitaire entre les voyageurs du métro parisien, sauf à réduire le nombre de passagers par rame, entraînant de facto des problèmes de saturation de gens en attente sur les quais et dans les couloirs ?

Je ne sais pas si quelqu'un a la solution... Sinon prier sainte Rita, patronne des causes perdues (d'avance..), qu'elle intervienne auprès du virus pour qu'il cesse de nuire.

Il va y avoir une quinzaine de jours bizarres, où il faudra observer les différents comportements, mais le plus grave reste à venir.. Combien de petites entreprises, de restaurants et autres équipements touristiques, de salles de spectacles, etc. se relèveront de ces longs mois d'inactivité forcée ? Combien de chômeurs de plus ? Combien de nouveaux pauvres ?

Reverrai-je l'Amérique avant de mourir ?

1 mai 2020

Leçon d'humilité


the giant red nebula (NGC 2014) and its smaller blue neighbor (NGC 2020) are part of a vast star-forming region in the Large Magellanic Cloud, a satellite galaxy of the Milky Way, located 163,000 light-years away.

Qu'est-ce que l'homme pour que tu penses à lui, le fils d'un homme, que tu en prennes souci ? (Psaume 8)

29 avr. 2020

On ne râle pas tout le temps

Et même que, quand on est satisfait de quelque chose, faut le dire ! Voilà, j'ai fait il y a quelques jours une commande sur un site web que je ne connaissais pas, mais qui présentait deux objets que je recherchais depuis quelques temps sans succès(*). J'ai donc passé ma commande, et effectué le règlement. Mail de confirmation des deux qui arrive dans la foulée.

Deux jours se passent, et un nouveau mail indique que la commande est partie, suivie d'un mail du transporteur qui confirme. Un jour de plus, la commande est en route. Et le jour suivant.... Un SMS me disant que le transporteur passerait ce jour, plus un mail donnant la même information avec le numéro de code.

Là, je tends le dos, parce que je sais qu'il n'est pas facile de trouver une adresse dans la France rurale profonde, et que beaucoup de transporteurs ne font pas l'effort de chercher un tant soit peu, préférant renvoyer l'acheteur vers un point-relais.

Eh ben non ! Un charmant jeune homme est arrivé jusqu'à ma porte en camionnette, m'a donné mon colis, que j'ai immédiatement déballé, tout était parfaitement conforme à ma commande, arrivé à la date prévue, devant ma porte.

Mais c'est normal tout ça, non ? Eh bien pas du tout ! Certains colis traînent des jours et des jours avant d'arriver, il faut la plupart du temps prendre sa voiture pour aller le chercher, et ce n'est pas toujours ce que l'on avait imaginé... Alors, pour une fois que tout est parfait, faut le dire(**) !

D'autant plus qu'ayant commandé un objet sur un autre site, nettement avant ceux-là, il n'est toujours pas arrivé, alors qu'il passe par La Poste... Il est vrai que le facteur, en ce moment, passe (quand il passe..) que 3 jours par semaine, alors, j'imagine l'accumulation des colis et autres courriers, miracle si rien ne se perd en route.

(*) Il s'agit d'articles religieux
(**) D'ailleurs, j'ai envoyé un mail au marchand pour le féliciter.

28 avr. 2020

Bas les masques !

Il est joli celui-là, non ?
Ah les masques, l'arlésienne actuelle, tout le monde en parle, et personne n'en a ! Enfin, je ne parle pas des soignants, mais du vulgum pecus qui va faire ses courses au supermarché nanti de son attestation dérogatoire de déplacement(*). Comme le début du déconfinnement doit arriver dans quinze jours et qu'il est recommandé de porter un masque pour toute sortie hors du domicile, on aurait pu s'attendre à ce que ceux-ci soient disponibles en pharmacie, à défaut d'être distribué dans les boîtes aux lettres. D'autres pays le font, le Maroc, le Portugal, l'Italie et nous ? Eh bien, nos gouvernants en sont incapables, incapables d'assurer production et distribution d'un objet qu'ils préconisent grandement ! Un comble pour un pays qui se dit développé !

Alors les français se débrouillent. Les personnes qui savent coudre en fabriquent, pour elles et pour leurs famille/amis, voire en donnent aux associations. Et là, ce sont les marchands de tissus et d'élastique qui se frottent les mains. Et il y a aussi ceux qui en vendent, ça foisonne sur internet, et là, on se marre, parce que si l'offre est pléthorique, la qualité donc l'efficacité n'est pas garantie, et les prix flambent. Il y en a de ravissants, avec des petites fleurs, des couleurs attrayantes, et même des têtes de chiens et de chats, histoire de se déguiser pour aller faire ses courses.

En gros, ces masques en tissus, dits masques alternatifs, coûtent une quinzaine d'euros pièce, avec ou sans le filtre, il y en a même prévus pour enfants, avec des personnages de Disney, on peut en avoir plusieurs pour assortir aux robes, mais là, ça devient tout de suite plus onéreux. On trouve aussi le masque chirurgical classique, celui qu'on porte dans les hôpitaux pour aller au lit du malade sans lui apporter de germes supplémentaires, ceux-là coûtent une quarantaine d'euros le lot de 50 et ne sont évidemment pas réutilisables. Tous les marchands affirment livrer à domicile en trois jours ! M'étonnerait ça, surtout dans la France profonde où les livreurs ne se hasardent pas...

Ce serait quand même plus simple si on pouvait trouver ça comme on trouve des mouchoirs en papiers et autres objets sanitaires dans les pharmacies ou les grandes surfaces mais c'est peut-être une méthode machiavélique pour relancer l'économie : on préconise fermement l'usage des masques, voire on menace de les rendre obligatoire (avec amende pour ceux qui n'en portent pas), on se garde bien d'en fournir gratuitement ou à bas prix dans les grandes surfaces, donc, comme on n'a pas le choix, si on ne sait pas coudre, on achète, et les marchands de tissus, les merceries, les entreprises de textile voient leur chiffre d'affaire exploser ! Faut pas oublier non plus les fabricants de lingettes désinfectantes, de gel hydro alcoolique, de gants caoutchouc, et j'ai même vu des appareils à ultra-violets que l'on passe sur les poignées de portes, sur les smartphones, sur tous les endroits que l'on touche pour désinfecter avant, et des systèmes pour ouvrir les portes sans toucher aux poignées, et autres gadgets pour taper son code de carte bancaire ou appuyer sur les boutons d'ascenseur sans mettre les doigts... Le virus ne fait pas que des malheureux !

Maintenant, il me tarde de savoir comment sera le pays le 12 mai au matin.... Comme trois jours avant ? Tout le monde dans la rue pour s'embrasser et chanter ? Personne dehors, on a trop peur qu'avec tous ces énervés l'épidémie reparte de plus belle ? Tous chez le coiffeur ???

(*) Il a fallu combien de fonctionnaires pour pondre un intitulé pareil ?

22 avr. 2020

Réhabilitation de la nicotine

Alors ça, c'est la meilleure ! Des chercheurs chinois, mais aussi des américains, ont remarqué, dans leur statistiques de l'épidémie, que les fumeurs étaient minoritaires dans ceux qui avaient la maladie du virus. Ils étaient surpris, et se demandaient si la nicotine n'avait pas un effet repoussoir sur l'ennemi... Bien sûr, pour l'instant, rien n'est prouvé, pas plus que n'importe quel médicament, et au milieu du tsunami de nouvelles plus ou moins contradictoires, de fake news et de communications officielles, faut se méfier. Mais...

Serait-ce la vengeance des pauvres fumeurs si maltraités depuis longtemps, stigmatisés, repoussés, insultés, ruinés au fur et à mesure que le prix du paquet augmente, interdits d'accès partout, y compris dans la rue dans certains endroits des USA ? Bien trop tôt pour le dire, mais ce serait cocasse quand même !

D'autant plus que le tabac, et tout ce qu'il contient, nuit grandement à la santé, même les fumeurs invétérés en sont conscients, et que ces derniers ont déjà les poumons en moins bon état que s'ils ne fumaient pas, ce qui pourrait les prédisposer à développer des formes graves du coronavirus, si.... Justement, la nicotine diminuait leurs risques.

Il paraît qu'on distribue des patchs de nicotine aux soignants ; je ne sais pas si c'est vrai, mais ce serait le comble ça ! Du coup, la vente de l'Iqos (cette cigarette électronique qui ne fait pas de cendre et dont la fumée est quasiment inodore, mais qui est à base de tabac tout de même) va bondir(*), puisqu'elle élimine les goudrons et autres produits toxiques qu'apportent la cigarette traditionnelle.

En attendant d'en savoir plus, je vais m'en griller une, déjà que mon groupe sanguin est le meilleur pour donner des anticorps naturels, avec la nicotine en plus, je devrais passer au travers, enfin, peut-être !

(*) Publicité gratuite, hélas, mais c'est un produit que je connais bien. Très pratique quand on veut fumer discrètement !

18 avr. 2020

Soyons cyniques


Les vieux, ça ne rapporte rien et ça coûte cher ! Ça coûte cher en médicaments, en frais d'hospitalisation, en pension de retraite. Donc, moins on en garde, mieux les finances se portent.

Alors, faut profiter de l'épidémie actuelle pour s'en débarrasser, enfin, pas de tous, ce serait un génocide, ce n'est pas politiquement correct, mais de beaucoup. Pas compliqué. S'ils attrapent la maladie, faut pas les réanimer, juste une sédation pour les empêcher de souffrir, on a du cœur quand même, d'ailleurs, ils sont demandeurs, en tous cas faut s'en persuader afin de mieux en persuader leur famille. Ceux qui n'ont pas été touchés par le virus, il faut les enfermer dans leur maison, ou dans leur chambre de l'EHPAD, en proclamant haut et fort que c'est pour ne pas les exposer à la contagion, mais en sachant parfaitement que si on isole un vieux, si on ne lui permet plus d'avoir un projet de vie, on va le tuer à petit feu. Bon, d'accord, ça va moins vite, mais tant pis.

Le résultat est fort intéressant : beaucoup moins de pensions à payer, quelle économie ! Des places dans les maisons de retraite en espérant qu'à défaut d'une nouvelle pandémie on ait une petite canicule bienvenue. Quant à ceux qui vont à leur tour devenir vieux, déjà, on repousse l'âge de la retraite à 65 ans si possible, sinon, le plus tard possible, on leur laisse quelques années histoire d'en profiter un peu, on a du cœur quand même, et dès 70 ans, on cherche activement s'il n'y aurait pas un microbe inconnu que les Chinois pourraient nous refiler, histoire de consolider les économies.

Mais, mais, mais... Il y a des vieux en pleine forme, ils gardent leurs petits enfants gratuitement, ils font du bénévolat dans les associations, ils sont parfaitement autonomes et conduisent leur voiture ! Ouais, parlons en, sur la route, ils gênent les jeunes conducteurs en observant rigoureusement les limitations de vitesse, voire, oui, j'en ai vu, en roulant à 75 là où c'est autorisé à 80 ! Et en plus, font leurs courses le samedi ! Bon, ben ceux-là, on les garde, ils payent des impôts, consomment, et votent, peuvent encore servir...

"Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font". Saint Luc chap.23 ; verset 34. Ah j'oubliais, c'est vrai que l'Europe et surtout la France, n'ont aucune racine chrétienne.....

15 avr. 2020

C'est une maison bleue

Y aurait-il un retour des hippies d'antan, ceux qui quittaient la ville et son stress pour aller élever des chèvres dans le Larzac ? Peut-être pas encore, mais on note une recrudescence d'un certain retour à la nature, par la création de potagers, l'élevage des poules et des lapins, avec le but de s'affranchir de la grande distribution, des pénuries, des nourritures frelatées. Un effet du confinement ?

Certainement, puisque de nombreuses personnes, pour peu qu'elles aient un petit bout de terrain, voire un simple balcon(*), se mettent à cultiver des légumes, et à installer un poulailler. Déjà, pour se distraire, et instruire les enfants, et puis, pour déguster leur propre production. Il est vrai que les tomates récoltées dans le jardin ont un autre goût que celles poussées sous serre de Carrefour ou d'Auchan.

D'autre poussent encore plus loin ce retour à la nature, envisageant de troquer leur appartement de ville pour une maison à la campagne. Sans vouloir doucher leur enthousiasme, je crains qu'ils ne mesurent pas les difficultés qui les attendent. Par exemple, il faut impérativement une voiture, voire deux s'il y a deux personnes au foyer, parce que la boulangerie n'est pas sur le même trottoir, et le médecin est souvent à plus de dix kilomètres, sans bien évidemment le moindre métro ou autobus, alors, aller se ravitailler au supermarché du coin, amener les enfants au sport ou à d'autres activités, en bicyclette, c'est pas évident ! Certes, on peut passer à la carriole à âne (mon rêve), mais rien n'est prévu pour le stationnement de ce genre de moyen de transport ! Et puis, une maison, faut l'entretenir, toiture, isolation, jardin, lequel nécessite des outils souvent onéreux et du temps.

Autre détail, pour ceux qui se disent que tant qu'à faire que de télétravailler, tant vaut le faire au milieu de la nature. C'est vrai, mais à la campagne, il n'y a pas la fibre optique, et certaines maisons sont trop éloignées du DSLAM pour bénéficier de connexions internet suffisantes pour un travail intensif, sans parler des liaisons téléphoniques mobiles, souvent aléatoires. Il faut bien réfléchir à tout ça avant de s'expatrier dans la France profonde, toutefois, habitant en pleine campagne depuis un demi-siècle, je les comprends et ne me vois pas vivre en ville le restant de mes jours (ou à la rigueur un gros bourg, mais surtout pas une grande ville).

Alors feu de paille qui s'allume dans la tête de gens confinés ? Ou vague plus profonde qui va durer ? Va-t-on bientôt se mettre des fleurs dans les cheveux et chanter "C'est une maison bleue..." ?

(*) Elever des poules sur un balcon risque de poser certains problèmes avec les voisins...

Photo d'illustration prise en 2016 de la fameuse petite maison bleue à San Francisco, lors de mon dernier périple américain, avec la plaque commémorant la chanson de Maxime Le Forestier



Donc, dans un mois ?

Le Président a parlé, le 11 mai, on sera déconfiné, enfin, pas vraiment, pas tout à fait, pas complètement. A part les écoles qui vont être rouvertes progressivement et avec certaines mesures assorties, et les restaurants, cafés, musées, etc. qui eux resteront fermés, quid du citoyen lambda ? Les gens enfermés à plusieurs dans un petit appartement de ville auront-ils le droit d'aller un peu plus dehors ? Avec ou sans attestation de dérogation ? Pourra-t-on se rendre chez son coiffeur, son pédicure, son esthéticienne ? Tout ça avant la mi-juillet qui semble être la seconde date importante de sortie de crise... On en saura plus dans quinze jours, un "plan" de déconfinement sera présenté. On sait seulement qu'à partir du 11 mai, chaque français pourra se procurer un masque !! On se marre, on demande à voir, parce que jusqu'ici, ça a été un beau fiasco cette histoire de masque !

En fait, faut vivre au jour le jour, se laver les mains avant de sortir, mettre son masque, de fortune tant qu'on n'en a pas d'autres, s'habituer à faire la queue devant les magasins à deux mètres les uns des autres, remplir son attestation dérogatoire et la télécharger sur le smartphone, se saluer de loin, suivre les offices religieux sur internet, ne surtout pas faire de projets de vacances, de voyages, de séjours ailleurs, sous peine de lourdes déconvenues, et se dire que, peut-être, à la fin de cette sinistre année 2020, on reprendra une vie normale, Inch Allah !

Hélas c'est là aussi qu'on va compter tous les petits commerçants qui auront mis la clé sous la porte, les hôtels et restaurants qui ne rouvriront pas, les entreprises qui auront fermé... Quant aux "vieux" (*) dans les maisons de retraite, soit on les laisse attrapper la maladie, soit on les enferme dans leur chambre sans visites ni activités, dans les deux cas, on les tue...

On peut aussi relire "Voyage autour de ma chambre" de Xavier de Maistre, qui existe en e-book gratuit, c'est de circonstance.

(*) J'en fais partie, et ce n'est pas péjoratif dans mon esprit, c'est la réalité, au diable le politiquement correct.

7 avr. 2020

No future


A l'aube de cette troisième semaine de confinement, la lassitude commence sérieusement à se faire sentir, les gens en ont marre de rester enfermés, certains, trop sans doute, sortent plusieurs fois par jour pour des bricoles, histoire de s'aérer et de voir du monde ; d'autres partent délibérément en week-end, au risque de faire de longues queues qui se terminent par une amende ; d'autres enfin dépriment et battent femme et enfants...

Le plus dur est sans doute de ne pas savoir, jusqu'à quand ? Comment on en sortira ? Fin avril, mi-mai ou beaucoup plus tard ? Avec ou sans masques que de toutes façons on ne trouve pas ?

En plus, on ne peut pas prendre de rendez-vous, ni faire de projets, justement parce qu'on ne sais pas où on va. On croise les doigts pour ne pas tomber malade en ce moment, parce que les hôpitaux ont d'autres chats à fouetter et de moins en moins de place disponibles. Quant aux choses moins graves, comme le coiffeur ou le garagiste, eh bien, on attend, on attend... Ne parlons même pas des vacances ! En fait, on ne sait plus très bien ce qu'on attend.

Chacun y va de sa recette (de couture, pas de cuisine) pour fabriquer des masques qui ont, aux dires des spécialistes, un effet placebo uniquement, et chacun regarde à quelques centimètres de son nombril pour se résigner ou se plaindre, parce que si on lève un peu les yeux, et que l'on regarde ailleurs... Vers ces pauvres gens en EHPAD, condamnés à rester dans leur chambre, sans voir personne ni avoir la moindre activité, ce qui risque de les tuer plus rapidement que ne l'aurait fait le virus... Vers ces populations africaines qui n'ont même pas l'eau courante pour se laver les mains, et seulement quelques hôpitaux sommaires pour des milliers de malades... Vers ces citoyens dont les dirigeants oscillent entre incrédulité coupable, et lenteurs dans les prises de décisions mettant en péril leur population, on relativise.

Et la nouvelle vie quotidienne égraine ses jours identiques, avec comme seul événement notoire, le ravitaillement hebdomadaire, pour lequel le protocole commence à être rôdé : lavage des mains, masque (de fortune, on n'a que lui) et gants dans un sachet propre, ils seront mis en sortant de la voiture. Dans la rue, on fait plus attention aux gens qu'aux rares voitures, on s'écarte les uns des autres ; avant d'entrer dans un magasin, on regarde combien de personnes y sont déjà afin qu'il n'y en ait qu'une ou deux à la fois ; on paye ses achats par carte bancaire uniquement. De retour à la maison, masque et gants sont lavés, et les courses attendent avant d'être rangées.

Moins pire tout de même que nos aïeux, en temps de guerre, qui, eux, rentraient avec des paniers vides...

31 mars 2020

confinement acte 3


La seconde semaine de confinement s'achève, et la troisième commence. On comprend qu'on en a au moins pour tout le mois d'avril, et peut-être au-delà. Ceux qui essayent de vivre dans un petit espace, avec parents et enfants, ont tendance à craquer, les couples se heurtent, les enfants s'énervent. Les autres, ceux qui ont plus de place, voire un jardin et une maison plus vaste supportent mieux, et que dire de l'épée de Damoclès suspendue au-dessus de tous ? Fait-on les bons gestes ? Prend-on assez de précautions ? Quant à ceux qui sont malades, ceux qui perdent un proche et ne peuvent même pas l'ensevelir dignement, ceux qui sont sur le pont dans les hôpitaux, les camions de livraison, les supermarchés, certes ils ont le soutien et l'admiration de tout le pays, mais ensuite, seront-ils mieux considérés ? J'ai de gros doutes...

On vit au jour le jour, on ne peut pas faire de projets, ni prendre de rendez-vous, même chez le coiffeur, on ne voyage plus, même pour une courte escapade, les seules sorties sont pour l'indispensable ravitaillement, et encore le moins souvent possible, c'est comme s'il n'y avait pas de futur, pas d'avenir, c'est l'incertitude totale quant à ce qui peut arriver dans les semaines qui viennent, on n'a aucune expérience de ce genre de catastrophe, donc aucune prévision ne peut être garantie.

Et pourtant...

Le fortsythia fait une floraison de feu d'artifice d'un jaune vif, les chemins sont bordés d'aubépine en fleurs, les marronniers grossissent leurs bourgeons, la nature reprend ses droits en se fichant pas mal de ces humains qui tombent comme des mouches malgré toute leur industrie et leur technologie. Et la wildlife comme disent les Américains, prend aussi ses aises, les cygnes se promènent tranquillement sur la Seine à Paris, et ce matin, un canard sauvage était mollement installé au milieu du chemin, sans la moindre envie de bouger. Il m'a fallu sortir deux fois de ma voiture, et le tancer vertement (enfin, c'est vrai que je ne parle pas le canard couramment), pour qu'il daigne s'envoler et me laisser passer.

25 mars 2020

Confinement seconde semaine

Après l'annonce du confinement, ce fut la sidération, chacun se demandant comment il allait s'organiser, se débrouiller avec les enfants, ne pas tomber malade, se ravitailler, survivre quoi...

Et puis, petit à petit, chacun a trouvé une solution, un pis aller tout au plus, qui rendait un peu plus facile cette nouvelle vie. Après la ruée vers les supermarchés et leur inestimable papier hygiénique, les choses se sont un peu calmées, tout le monde a compris qu'il fallait attendre qu'un client sorte du magasin pour qu'un autre entre, qu'il fallait rester seul, et croiser quiconque avec deux mètres de distance. Tout le monde ? La majorité des gens en tous cas, les irréductibles, les "qui se croient les plus forts" le resteront toujours, jusqu'à ce qu'ils soient malades ou qu'ils perdent un proche.

La solidarité a commencé, par des apéros aux fenêtres des immeubles, où tous trinquaient à la même heure en se saluant d'un balcon à l'autre, mais aussi par des coups de téléphone aux personnes âgées ou isolées, par les voisins, les amis, et même par la Mairie qui a appelé tous les plus de 70 ans, et a mis en place un numéro d'appel pour demander de l'aide. L'un se propose de faire les courses, l'autre de descendre les poubelles, le troisième appelle juste pour voir si tout va bien. Et ça, c'est réconfortant, surtout que l'on sait maintenant que ce ne sera pas 15 jours mais au moins un mois, dans le meilleur des cas.

C'est là qu'est le plus gros problème, la durée.. La bonne volonté, l'adaptation, la solidarité, sont elles des vertus pérennes ? Ou au bout d'un certain temps, tout va se relâcher et on repartira dans le mauvais sens... Abreuvés par des informations alarmantes ou contradictoires, avec des consignes fluctuantes qui dépendent de l'évolution du mal, on vit une période inconnue jusqu'ici, durant laquelle il est bien difficile d'avoir une vision claire et nette de l'avenir.

En attendant, la vue de ces grandes artères urbaines désertes a quelque chose d'hallucinant.


23 mars 2020

À tous ceux ...

  • Qui vivent dans un appartement exigu en ville, et n'ont même pas un balcon ;
  • Qui ont des enfants et des ados à convaincre de faire leurs devoirs plutôt que d'aller cavaler avec les copains ;
  • Qui sont seuls dans un studio de quelques mètres carrés avec des immeubles pour tout horizon ;
  • Qui sont à la rue, et ne peuvent donc pas sortir d'un chez eux qu'ils n'ont plus ;

  • Qui sont dans les maisons de retraite et ne voient plus personne ;
  • Qui sont dans les hôpitaux et subissent promiscuité et angoisse ;

  • Qui travaillent dans les supermarchés, et autres endroits autorisés, sans protection particulière, aux prises avec des clients submergés par l'anxiété ;

  • Qui doivent prendre les rares transports pour se rendre à leur travail, et/ou qui doivent continuer à travailler, médecins, artisans, chauffeurs-livreurs, dans des conditions de plus en plus précaires ;

  • Qui ne peuvent ni pleurer ni enterrer décemment leurs morts ;

  • Qui devaient partir en voyage pour des vacances attendues, ou qui sont partis et ne peuvent plus revenir ;
  • Qui allaient se marier et dont les projets mûris de longue date sont remis sine die ;
  • Qui devaient être baptisés dans la nuit de Pâques après une longue préparation et ne savent pas quand la cérémonie aura lieu ;

  • Qui voient leur petit commerce déserté au bénéfice des grandes surface où on trouve tout au même endroit, et s'inquiètent de voir leurs marges fondre, et leur avenir se noircir ;
  • Qui, justement, travaillent dans ces commerces et se demandent s'ils n'ont pas déjà perdu leur emploi ;
  • Qui voient leur hôtel et leur restaurant vide, qui multiplient les soucis dans leurs agences de voyage pour satisfaire et/ou rapatrier leurs clients ;

A tous, sans oublier évidemment les personnels de santé, épuisés, qui craignent chaque minute pour leur vie, une pensée, un soutien, notre compréhension, nos espoirs, et nos remerciements.

Alors les retraités, dont je fais partie, qui vivent à la campagne, qui ont un grand jardin pour s'y promener, qui ne travaillent plus, qui peuvent aller une fois par semaine seulement remplir leur réfrigérateur, qui n'ont plus d'enfants auxquels il faille faire l'école, ni d'ados qu'il faut attacher à leur chaise, qui ont Internet et le téléphone pour se distraire et contacter leurs proches, nous ne sommes pas les plus malheureux !

18 mars 2020

Confinés


Martelées par la télévision, les réseaux sociaux et les journaux, les règles sont maintenant bien connues des gens, même si quelques rigolos trouvent drôle de les enfreindre, tant pis pour eux s'ils sont photographiés et se retrouvent sur Facebook devant des milliers de mécontents, mais aussi devant leur famille ou leur employeur.

Après la panique dans les supermarchés, les stocks de farine ou de PQ, les gens tentent de s'habituer à ces nouvelles conditions. Bien difficile pour la famille de plusieurs enfants dans un appartement sans balcon ni terrasse, qui doit survivre, les uns sur les autres, en essayant de faire faire des devoirs aux enfants, et de manager les ados. Pendant combien de temps tiendront-ils ?

Plus simple pour ceux qui vivent à la campagne, qui ont une maison plus grande et un jardin, là, le confinement est moins pénible.

Tout est tributaire d'Internet, les relations familiales, les nouvelles, le télétravail pour ceux qui peuvent le pratiquer, l'école pour les plus jeunes, et c'est là qu'on s'aperçoit que ne pas avoir d'ordinateur ni de connexion devient impossible à vivre.

Et par dessus tout ça, il fait un temps printanier, les aubépines sont en fleur, les marronniers ouvrent leurs bourgeons, les oiseaux chantent de plus en plus fort, l'air est léger, et le soleil agréable, ce qui rend encore plus dur le fait de devoir rester enfermé chez soi.

Des vidéos et des photos circulent, on y voit des rues désertes, des places sans le moindre piéton ni la moindre voiture, il paraît que les eaux des canaux de Venise sont devenus assez clair pour qu'on y distingue des poissons, la place de la Concorde accueille une seule et unique voiture, tandis que l'esplanade de saint Pierre à Rome ne voit même pas l'ombre d'un ecclésiastique. Une vision de fin du monde digne d'un film d'anticipation.

Que vont devenir les petits commerçants obligés de fermer boutique ? Les usines se taisent les unes après les autres, que vont devenir les ouvriers, et les employés des établissements qui ne peuvent plus fonctionner ? Les étudiants qui ont des examens à passer ? Comme on n'a encore jamais été confronté avec pareil péril, on n'a aucune idée des retombées, ce qui ajoute à l'angoisse. Vers quel sombre avenir s'en va l'économie ?

Voilà un résumé des mesures prises par le Gouvernement :

Pour tout déplacement, il faudra au préalable remplir une attestation sur l’honneur qui indiquera, en cas de contrôle, le motif de votre sortie. Les déplacements devront être brefs, à proximité du domicile. Pour les sorties, l’attestation devra être renouvelée quotidiennement. Sortir son chien quotidiennement est permis, mais pas en groupe, tout comme l’amener chez le vétérinaire pour un rendez-vous.

Sont autorisés les trajets entre le domicile et le ou les lieux d’exercice de l’activité professionnelle. Les déplacements pour motif de santé sont également autorisés, ainsi que ceux pour motif familial impérieux, pour l’assistance des personnes vulnérables ou la garde d’enfants.

Interdiction de se retrouver à plusieurs dans la rue ou dans un appartement, à l’occasion d’une fête, d’un repas. Interdiction de se rendre dans les maisons de retraite, les prisons ou les orphelinats, excepté dans certaines situations particulières. Les sports de groupe sont interdits, mais l’activité physique individuelle est autorisée, à pratiquer «avec parcimonie», à proximité du domicile. Les messes sont supprimées, les lieux de culte musulmans et juifs sont fermés.

À condition de rester à un mètre de distance ou de porter un masque, les achats de première nécessité sont permis dans les établissements autorisés: pharmacies, magasins de produits surgelés et d’alimentation générale, supermarchés et hypermarchés, fruits et légumes, poissonneries, boucheries, boulangeries. Également accessibles: les magasins d’entretien et de réparation de voitures, les commerces de fournitures nécessaires aux exploitations agricoles, les distributions alimentaires assurées par des associations caritatives, les bureaux de presse et de tabac, les animaleries, les blanchisseries, les services funéraires et les magasins de réparation d’ordinateurs et d’équipements de communication. Plombiers et électriciens pourront intervenir en urgence.


Il reste tout de même pas mal de choses permises, pour la vie quotidienne de quelqu'un qui ne travaille plus et qui n'a pas d'enfants à s'occuper : courses alimentaires ou de première nécessité, visite au garagiste, etc.. Mais pour les autres, quel casse-tête ! Espérons que tout le monde comprendra que plus on se contraindra, moins de temps on sera contraint.

14 mars 2020

Drive et panique

Dès que monsieur le Président de la République a eu fini de parler, il paraît que tous les français se sont rués sur leur ordinateur pour faire une commande de précaution sur le drive de leur grande surface préférée. Et bien entendu, ça a planté pas mal de serveurs, qui buggaient à tout va. Le lendemain, pour récupérer sa commande, il y avait de longues files de voiture et on attendait parfois une heure ou deux.... Le comble pour un service sensé faire gagner du temps aux actifs (les retraités ont plus de disponibilités, ils peuvent faire leurs courses en dehors des heures de pointe).

Il n'y a pas qu'en France d'ailleurs, en Suisse ça ne valait pas mieux, déconnections intempestives des sites de drive, lenteur des serveurs, etc..

On entend parler de files d'attente d'entrée dans les mêmes grandes surfaces, de rayons vides, et de caddies débordants. Je n'ai pas du tout constaté ça dans ma campagne. Les deux super marchés fréquentés cette semaine avaient une affluence tout à fait normale, même le samedi après-midi, et les caddies n'étaient pas remplis, voire les gens portaient leurs bricoles dans leur petit cabas. Les Normands ne seraient-ils pas normaux ? Pourtant ils ont connu la Guerre, aux premières loges pour certains (*) !

Et quid de cette ruée vers le papier toilette ??? Alors là, ça m'en bouche un coin (sans jeu de mot scatologique). Les pâtes, le riz, le sucre, le café, la farine, nos grands parents et parents, ceux qui ont fait la guerre,  nous en ont souvent parlé, mais le PQ ??? Les mouchoirs en papier, je comprendrais... C'est vrai que la presse quotidienne est en baisse de forme et donc, qu'il n'y a plus la réserve de papier journal accrochée à un clou comme autrefois dans les cabinets au fond des jardins, et qu'il est bien difficile d'utiliser la version numérique de l'Equipe pour ce genre de chose, mais quand même, je ne vois toujours pas le rapport entre les précautions à prendre avec l'épidémie et le papier toilette à stocker...

En attendant, dès lundi, les cafés, bars, restaurants seront fermés à minuit ; les rassemblements de tous ordre (sauf ceux des gilets jaunes évidemment, eux, ont tous les droits), culturels, religieux, laïques, interdits ; ne resteront ouverts que les commerces alimentaires, les pharmacies, les bureaux de tabac (on se demande pourquoi ceux-là) et les banques ; Écoles, expositions, festivités, manifestations sportives, fermées ou annulées ; la vie quotidienne est d'ores et déjà bouleversée, et risque de l'être encore bien longtemps. Sans oublier les répercussions souvent dramatiques qui risquent elles aussi de durer... Encore plus longtemps et seront bien plus grave que le manque de PQ.

(*) C'est vrai qu'ils ne sont plus de ce monde ceux-là

12 mars 2020

Que dire ?

Que dire en ces périodes troublées, où l'on sort en vitesse pour faire des courses indispensables, où on se tient à deux mètres des amis qu'il ne faut surtout plus toucher et encore moins embrasser, où l'on ne va plus au musée, ni au cinéma, ni au marché, où l'on pleure des morts, où l'on tente de soigner le moins mal possible des vivants, où l'on ne sait plus où on va......

Compétitions sportives annulées, expositions locales et autres spectacles annulés, voyage vers les USA annulés, voyages en Europe compromis aussi, consultations médicales non urgentes annulées, écoles fermées et examens reportés, visites aux malades ou aux personnes en maison de retraite supprimées, restaurants vides, usines au ralenti, personnel médical angoissé et surmené, solutions désinfectantes en pénurie, masques protecteurs aussi....

Les chaînes d'information s'époumonent à ressasser les mêmes choses, augmentant la panique, les réseaux sociaux sont remplis de bons conseils mais aussi de fake news auxquels on croit trop vite, chacun y va de son idée, surtout ceux qui n'ont pas la moindre connaissance médicale, et tout le monde regarde tout le monde pour voir si par hasard, il n'y en a pas un qui tousse ou qui se mouche trop souvent.....

D'accord, il y a moins de morts que par la grippe voire la canicule pour les plus âgés, d'accord, on n'est pas en guerre et il n'y a pas de bombardements, d'accord, on a plus de chances de passer au travers que de risque d’attraper cette maladie, mais tout de même, les intempéries, inondations, tempêtes, se calmaient ; les mouvements sociaux s'apaisaient, on attendait l'arrivée du printemps, et le Corona se pointe et fonce à grandes enjambées.....

Par contre, beaucoup ont réappris qu'il fallait se laver les mains en sortant des toilettes et en revenant d'un lieu public ! Et heureusement qu'il y a Internet où on peut se faire des bisous sans risquer de choper un virus ! Enfin si, peut-être, mais pas le même !!

2 mars 2020

Les réseaux sociaux, une drogue dure ?

Vilipendés par les uns, encensés par les autres, indispensables pour beaucoup, on dit tout et son contraire à leur sujet.

Accusés de provoquer une dangereuse addiction pour ceux qui ne peuvent faire trois pas sans consulter leur smartphone, dangereux aussi par les harcèlements subis sous couvert d'un lâche anonymat, perturbant la scolarité des écoliers, prenant la place des rapports familiaux normaux, faisant le lit des fake news et grossissant le moindre fait divers copieusement déformé, etc, etc....

Instagram, WattsApp, Snapchat, et autres Twitter et Facebook, sont-ils aussi pernicieux que ça ? Aussi dangereux et intrusifs ? Sont-ils réellement utilisés par une majorité de gens ? Dans quels âges ? Une étude chiffrée parue dans les pages économie du Figaro est éloquente.

24 millions de français se connectent chaque jour sur Facebook, mais 35% des utilisateurs quotidiens ont plus de 50 ans.. Parfait, mes copines de jeu et moi sommes tout à fait dans la norme ! Nous avons plus de 50 ans, et le premier boulot du jour, avant ou en même temps que le café, c'est d'aller voir où en sont nos îles (*) et qu'est-ce qu'on pourrait bien échanger. Sans doute que les autres ne viennent pas uniquement sur Facebook pour jouer, et là, parfois, on peut s'inquiéter, entre les photos des enfants qui pullulent alors qu'on sait que ça excite les pédophiles, et les fake news(**) partagées allègrement...

Encore quelques chiffres :

- 14 millions consultent tous les jours Snapchat (+ 8,8 millions d'utilisateurs en un an) ;
- 11,5 millions sur Instagram ;
- En un an, Messenger et WattsApp ont gagné 3,5 millions d'utilisateurs ;

On a vu que les seniors sont loin de bouder ces réseaux, et affluent sur Facebook, par contre, les jeunes de 11 à 14 ans préférent Snapchat. Ils y consacrent, avec Instagram, 1h14 par jour !!! Soit 45% de leur temps sur Internet, et utilisent pour ça essentiellement leur smartphone. Alors, ce temps quotidien pris pour ça, il est pris sur quoi ? Le sommeil, les relations familiales, le sport, la musique, les devoirs ?? C'est sans doute là que le bât blesse, parce que les journées n'ayant que 24h, il faut bien que quelques chose passe à l'as pour laisser la place aux réseaux sociaux..

Et les parents s'inquiètent... Sauf qu'eux-mêmes en font autant, et d'ailleurs, qui leur a payé leur smartphone ?? Et si l'on veut que tout le monde participe à une réunion familiale ou à une activité commune, il faut (enfin, il faudrait..) que parents et enfants jouent le jeu.

Mais quand ils voient leur grand mère, dès le matin, en robe de chambre, le café d'une main, la souris de l'autre, scotchée devant l'écran de l'ordinateur... On peut difficilement leur reprocher de... L'imiter !

Il faut lire l'excellent (mais très pessimiste) ouvrage de Michel Desmurget intitulé "La fabrique du crétin digital", sous-titré : "les dangers des écrans pour nos enfants", pour comprendre en quoi cette addiction est beaucoup plus dangereuse pour les plus jeunes que pour les plus vieux.

Alors, eh bien, puisque c'est comme ça, j'y retourne !


(*) Oui, il s'agit là du jeu "l'île de corail", mais il y en a d'autres..
(**) L'épidémie de coronavirus entraîne bon nombre de publications fausses, ou mal comprises, qui sont largement partagées, mais aussi quelques traits d'humour réconfortants.

29 févr. 2020

Optimiste ?

Va-t-on réussir à vivre tranquillement ? Il y a eu les Gilets Jaunes, avec les ronds points plus ou moins bloqués, les exactions en tous genre, des deux bords, suivis d'une interminable période de grèves des transports, de menaces de pénuries d'essence, agrémentées de violences, de drames, d'incendies, de manifestations...

Quand ça commençait à se calmer, voilà un virus qui arrive de Chine et sème la panique partout : événements supprimés, matchs de foot reportés, pharmacies prises d'assaut, gens qui ne se serrent plus la main ni se font la bise, peur, affolement, angoisse... Avec raison ou pas ? Et comme corollaire l'économie mondiale qui se met à boiter et à pencher dangereusement vers la catastrophe.

Et avec tout ça, des tempêtes de vent permanentes, des 100km/h dans les terres, qui font envoler les toitures, cassent les arbres, ébranlent les maisons, tandis que les jours ensoleillés se comptent sur les doigts d'une main depuis trois mois et que l'on vit sous la pluie et dans la gadoue.

Alors, on ne peut pas voyager, bien trop risqué et bien trop compliqué ; le train est tributaire des arbres tombés sur les caténaires et des sautes d'humeur de la CGT ; il est déconseillé de prendre sa voiture par temps de tempête ; il faut éviter de fréquenter les lieux publics où il y a du monde, mais aussi d'embrasser ses amis...

Et avec tout ça il faudrait qu'on soit optimiste ??

26 févr. 2020

Ouh là là !

Une enquête édifiante :

"Un quart des Français n'effectue pas "une toilette complète" chaque jour. Mais hommes et femmes ne sont pas logés à la même enseigne.

En effet, seulement 71% des Français effectuent cette toilette complète quotidienne, contre 81% des Françaises.

Une différence encore plus marquée quand il s'agit de la fréquence de changement de sous-vêtement : 73% des hommes le font tous les jours, contre 94% des femmes. Et 4% des Français ne changent de sous-vêtement qu'une fois par semaine (1% chez les femmes)."


Eh bien bravo messieurs ! De grands dégueulasses vous êtes, porter le même slip pendant une semaine..... On n'ose même pas vous demander combien de fois par mois vous vous lavez les dents !!

"Par ailleurs, seul un quart (25%) des personnes interrogées "se lave les mains après s'être mouché", preuve selon le sondeur et son commanditaire de "l'ignorance des règles sanitaires de base, en dépit des messages de santé publique martelés et du contexte viral qui règne actuellement".

Le souci de propreté manuelle est plus fréquent, mais encore loin d'être systématique, en sortant des transports en commun (37%) ou des toilettes (71%)."


J'avoue qu'il ne me vient pas forcément à l'idée de me laver les mains quand je me mouche, par contre, à l'époque où je prenais souvent le métro, j'évitais autant que faire se peut de tenir les barres des voitures et les rampes des escaliers roulants, et je portais même des gants pour ne pas être en contact avec quelque chose de peu ragoûtant. Quant à se laver les mains en sortant des toilettes, les parents apprennent ça à leurs enfants dès qu'ils vont seuls aux WC. Euh, j'aurais du dire ''apprenaient" ?

Et c'est pas nouveau, ce manque d'hygiène chez beaucoup d'hommes. Je me souviens d'un monsieur qui est arrivé en retard au rendez-vous que je lui avais donné pour son traitement. Quand je lui en ai demandé la raison, il m'a dit : "c'est pas de ma faute, c'est ma femme, elle a voulu que je change de T-shirt au moment de partir chez vous, pourtant, il allait bien, c'est celui que je porte tous les jours pour faire le jardin !".

Et ce petit garçon qui remplissait le lavabo de la salle de bains, et agitait vigoureusement l'eau pour faire croire à sa mère, de l'autre côté de la porte, qu'il se lavait la figure...

C'est vrai que les femmes sont aussi maniaques qu'enquiquinantes, n'est-ce pas ? Mais au moins, elles sont plus propres !!

25 févr. 2020

Mon rêve...

Il paraît que les Suédois se font de plus en plus implanter des puces pour remplacer cartes bancaires et argent liquide. Voilà ce à quoi j'aspire depuis longtemps. On paye de plus en plus avec sa carte bancaire, surtout depuis l'avènement du sans contact, on paye tout, y compris sa baguette de pain, donc, on ne vérifie pas le contenu de son porte-monnaie avant d'aller faire ses courses. Mais du coup, tout est tributaire de ce rectangle de plastique qui devient la chose la plus importante de son sac à mains. J'ai toujours peur de la paumer cette carte, je regarde trois fois si je l'ai bien remise à sa place, dans la bonne poche du sac, je tâte pour voir si je ne me trompe pas... Enfin, ça devient une obsession.

Alors je me disais que si je pouvais la porter sur moi, sous la peau, je ne risquerais plus de m'angoisser à l'idée de la perdre. J'en ai rêvé et les suédois l'ont fait !

En plus, une puce peut être dédiée à plusieurs usages, l'argent, bien sûr, mais aussi un suivi médical, en liaison avec une montre connectée ou un smartphone : état cardiaque, tension, mesure de glycémie, etc..

J'entends déjà les détracteurs hurler que nous allions devenir des cyber créatures et qu'on se dirige vers un transhumanisme inhumain (c'est un pléonasme non ?). Ils ajoutent que c'est une atteinte à la vie privée puisque ces données pourront être récupérées et partagées ce qui est un gros risque. Mais, n'est-ce pas déjà le cas avec les cartes bancaires ? Quand je vais retirer de l'argent liquide au distributeur de ma banque, il me demande fort aimablement, si je veux le montant habituel, ce qui signifie que ma banque est parfaitement au courant de mes habitudes. Et la carte vitale ? N'indique-t-elle pas au médecin et au pharmacien mes coordonnées administratives et mon éventuelle prise en charge à 100% pour maladie de longue durée ? Alors, où est la différence ? Sinon qu'au lieu de ranger au fond du sac un (ou plusieurs) rectangle de plastique, on n'aura même plus besoin de sac du tout ! Et si on vole le sac, ce sera nettement moins grave.

Je crains hélas d'être morte bien avant que la France, toujours un peu pusillanime, ne se décide à généraliser ces puces implantées, et mes descendants auront à bien réfléchir où l'implanter, parce que sur la main, c'est pas idéal, on peu se brûler, se couper... Faudra trouver un endroit compatible avec les récepteurs et... Avec la souplesse naturelle de l'utilisateur (*) !

(*) J'imagine... Puce implantée dans la jambe ou dans l'épaule... "j'peux pas vous payer, j'ai une sciatique (ou une périarthrite)"....

14 févr. 2020

Nouvelle forme de harcèlement téléphonique

Jusqu'ici j'avais eu des propositions d'isolation à un euro, de mutuelles pas chères, d'énergies diverses, et là, une voix de femme sans accent particulier, même si elle a déformé mon nom, qui m'appelle pour me dire qu'elle est en train d'ouvrir mon dossier sur la demande d'aide que j'ai faite à propos des travaux dans ma maison. Bien évidemment, je n'ai pas de travaux en cours, et n'ai pas fait la moindre demande d'aide.

Je lui réponds poliment que je commence à en avoir assez d'être sans cesse dérangée pour toutes sortes d'appels non sollicités. Elle devient moins aimable et me rétorque qu'elle n'a rien à me vendre. Je coupe là la conversation en lui disant que son numéro étant enregistré, je vais le transmettre à la gendarmerie, et je raccroche.

Deux secondes après, elle rappelle, cette fois pas aimable du tout, et me dit que je n'aurai qu'à régler ça avec les impôts. Là, je n'ai même pas pris le temps de dire allo et j'ai raccroché.

Pas mal non ? Je me doute bien que ma menace des gendarmes, elle s'en fout, mais sans doute voulait-elle se venger en me faisant peur... Raté madame, par contre, après une courte recherche sur les sites d'annuaires inversés, j'apprends que ce numéro est basé dans la Manche (enfin, s'il n'y a pas eu de portabilité), qu'il ne figure pas dans l'annuaire, et qu'il a été particulièrement recherché ces trente derniers jours.... Edifiant, non ?

02 33 75 67 54

Alors, si c'est le numéro d'un véritable organisme administratif qui ne souhaite pas figurer sur l'annuaire, ce qui est bizarre, il faudrait qu'ils mettent à jour leurs fichiers !

Tout de même, recevoir certains jours jusqu'à 10 appels non sollicités, ça devient carrément pénible. Quand je pense qu'il y a eu un gouvernement qui voulait "réglementer internet"... Alors qu'ils ne sont pas foutus de venir à bout de cette nuisance, Bloctel étant une vaste fumisterie qui n'a jamais fonctionné.

10 févr. 2020

Vive le vent, vive le vent d'hiver ???

Est-ce une des formes du dérèglement climatique qui nous fait, depuis pas mal d'années déjà, supporter des tempêtes, des rafales de vent à plus de 100km/h dans les terres, et de toutes façons, un vent permanent ?

Que c'est pénible.. Ces bourrasques qui cassent les branches, bousculent les voitures et les gens, soulèvent en envolent les toitures, on se croirait aux îles Kerguelen (où je ne suis jamais allée, mais réputées pour leur vent qui empêche l'herbe de pousser droit). En plus des routes coupées par les troncs abattus, le pire ce sont les coupures de courant. Les branches tombent sur les fils, les fils sortent de leurs logement sur les poteaux, et on n'a plus ni lumière ni chauffage, sans parler de l'ordinateur qui s'éteint brutalement et qui n'aime pas trop ça.

On se souvient de la tempête de décembre 1999, durant laquelle nous étions restés sans courant pendant 5 jours.. Bonjour le congélateur, la maison à 10° maximum, sans eau chaude. C'était un coup à émigrer à l'hôtel dans une ville où il y avait encore de l'électricité.

Plus récemment, on a essuyé une coupure de 23h, vous vous rendez compte, 23 heures sans ordinateur, donc, sans jeux !! Et comme les campagnes sont les premières touchées dans ce domaine, dès que ça souffle un peu fort, on tend le dos. D'autant plus que ce vent permanent, ça énerve, ça fatigue et ça angoisse.

Est-ce ma mémoire défaillante de vieille dame, ou est-ce la vérité, mais je n'ai pas le souvenir que dans notre paisible Normandie (*), nous ayons eu autant de tempêtes que depuis une vingtaine d'années.

Et si, admirer la mer déchaînée depuis le sommet du phare de Barfleur doit être un spectacle aussi impressionnant que magnifique, être à la maison, en hiver, dans le froid et dans le noir, pendant des heures n'a rien de bien amusant.

* Je ne parle évidemment pas des côtes de la Manche, mais là, disons qu'ils ont plus l'habitude que dans les terres.

9 févr. 2020

Lettre à madame Hidalgo


Il paraît que vous souhaitez, dans le futur mandat que vous briguez, supprimer un grand nombre de place de stationnement dans Paris, et d'encourager vigoureusement les déplacements à bicyclette. Et l'amélioration des conditions de circulation des autobus, avec de nouveaux couloirs, et une fréquence accrue ? Et le métro, souvent bondé, insalubre, voire dangereux ? Vous n'en parlez pas ? Pourquoi ?

Sans doute pensez-vous que la population de la capitale a entre 20 et 60 ans, que le métro va très bien comme il est (à votre décharge, vous ne pouvez pas savoir puisque vous ne l'utilisez jamais), et que les autobus, c'est comme les voitures, ça encombre et ça pollue.

Mais alors, que faites-vous des personnes âgées, (pourtant nombreuses, puisque les jeunes couples ne risquent pas de s'offrir un appartement à 10.000 euros le m2) qui ne peuvent plus pédaler, surtout si elles habitent du côté de Montmartre ou des Buttes Chaumont ; des mamans avec plusieurs enfants ? Des personnes à mobilité réduite (temporairement ou définitivement) ? Et vous-même, est-ce que vous circulez à vélo ? Je pense plutôt que vous disposez d'un véhicule (peut-être électrique...) avec chauffeur.

Il y a bien longtemps que je n'habite plus Paris, même si j'y ai passé de nombreuses années et y retourne de temps en temps en touriste, donc, je ne suis pas une de vos électrices, et devrais plutôt militer pour que les pauvres ruraux ne soient pas, eux, condamnés à prendre une voiture pour aller chercher leur pain ou à une visite médicale, faute de transports en commun, alors que les parisiens, eux.....

Enfin, n'oubliez pas que vous aussi vous allez vieillir, que peut-être vos jambes ne vous permettront plus de traverser Paris en bicyclette, que vous n'aurez sans doute pas une voiture de fonction avec chauffeur jusqu'à votre dernier jour, et que, comme quand vous étiez maire vous aviez quasiment éliminé toute voiture, vous devrez alors prendre l'autobus ou le métro, avec tous leurs inconvénients, qu'autrefois, vous n'avez jamais cherché à améliorer. Puissiez-vous ne pas vous en mordre les doigts !

5 févr. 2020

Des traces suspectes


Quelle belle image ! Merci à la Nasa. Mais tout de même, ces vilaines traces sur le sol immaculé de Mars, ça fait désordre. Les Martiens vont être furieux, et de là à ce qu'ils nous envahissent en représailles...